JEAN CLAUDE WOUTERS
Haut-Marais – 15 septembre au 29 octobre
George V – 15 septembre au 29 octobre

L’ensemble des œuvres présentées s’articule autour de 4 différentes séries : des portraits d’hommes et de femmes, de têtes de Buddhas, des Sanguines et enfin, des peintures sur des images existantes de détails extraits du chef d’œuvre des frères Van Eyck, L’Adoration de l’Agneau mystique, achevé en 1432.

 

Loo & Lou Gallery – Haut-Marais
Portraits et Buddhas

 

A travers ses portraits, il cherche à révéler la lumière des êtres en produisant des images dites acheiropoïètes (c’est à dire ‘’non fait de mains d’homme’’) basée sur la seule utilisation de la lumière sur les surfaces sensibles du négatif et du papier photo.
L’artiste a développé une technique tout à fait personnelle et unique fondée sur les procédés argentiques hérités du 19e siècle. Celle-ci consiste à réaliser des œuvres en photographiant à de nombreuses reprises la même image ‘‘originale’’. Il parvient à dépouiller par couches successives les images de tout superflu à la limite du voir, jusqu’à saisir leur essence et ainsi révéler notre être le plus profond.
Passionné par la statuaire primitive et habitué à photographier les bouddhas en bois brûlé du 9e siècle dans les monastères et musées de Kyoto, Wouters présente pour cette nouvelle exposition un projet inédit autour des têtes de buddhas en pierre exposées au musée Cernuschi.

 

Loo & Lou Gallery – George V
L’Agneau Mystique

 

 

A la frontière de l’art conceptuel et à l’opposé des Portraits et Buddhas, les « détails de l’Adoration de l’Agneau mystique » et les Sanguines relèvent de l’ajout de matière et du sens du toucher.
Depuis toujours, Wouters peint sur des images, et en particulier des reproductions de chefs d’œuvres extraites de livres anciens.
En recouvrant les ‘’détails de l’Adoration de l’Agneau mystique’’ de gesso, cette matière simple qui sert à apprêter la toile, avec ses doigts d’abord, puis un pinceau de peintre en bâtiment japonais, il retrouve le contact sensuel avec le papier.
Imprégné par sa formation de danseur, il entre dans la matière, avec rythme et respiration. L’énergie des multiples personnages du polyptique est alors ravivée par les couches de gesso, sorte de voie lactée éclatée en multitude de possibles à un instant T.
La série des Sanguines relève d’une démarche similaire. L’ajout de cette matière sanguine et éclatante donne une seconde vie à l’image en jouant avec la mémoire du spectateur.