Benoît Luyckx, Connaissance des Arts, décembre 2020

Déconfinement : 10 expositions gratuites à faire en galerie – Benoît Luyckx — Être en Nature / Connaissance des Arts, décembre 2020



Benoît Luyckx, Connaissance des Arts, décembre 2020

Benoît Luyckx — Être en Nature / Connaissance des Arts, décembre 2020


Benoît Luyckx, Art Absolument, octobre 2020

Cedric Le Corf, Péninsules, ArtPress, Octobre 2020

Cedric Le Corf, Péninsules, L’OEIL, Septembre 2020

Cedric Le Corf, Péninsules, Le Journal des Arts, Septembre 2020

Cedric Le Corf, Péninsules, Connaissance des arts, Août 2020


BENOÎT LUYCKX

Être en Nature, 2020, Marbre blanc grec, 53 x 41 x 18,5 cm / Image : Alberto Ricci © Benoît Luyckx

BENOÎT LUYCKX

Benoît Luyckx est un artiste contemporain français né en 1955. Diplômé de l’École Boulle en 1976, il continue ensuite ses études aux Beaux-arts de Paris, avant de se consacrer pleinement à la sculpture, allant dès lors de carrières en carrières. Il y découvre ainsi le fameux marbre de Carrare en Italie, ou encore celui de Belgique.

Benoît Luyckx transpose ses pensées dans le minéral (les pierres et les marbres) qu’il sculpte en taille directe sans assistant et sans aide numérique.  S’inspirant de grands thèmes universels tels l’infini, la modernité, la nature ou le corps, il va au-delà de la matérialité, évoluant en permanence entre le figuratif et l’abstraction. L’artiste porte un grand intérêt au mouvement et particulièrement à la dynamique de ses sculptures qui malgré leur matériau, imprime une impression de légèreté chez celui qui les contemple. Il exprime le regard qu’il porte sur la nature dans une dualité rendue par le contraste des matières brutes, striées, polies… Ses voyages aux Etats-Unis dans les années 1980 l’ont beaucoup inspirés dans son interprétation de la modernité. Suivant les époques de son parcours, ses œuvres sont modernistes, architecturales, spiralées, végétales ou organiques…

Il a œuvré entre autres pour Hermès, le siège social de Chanel à Neuillysur-Seine, le Palais de Justice d’Evreux, l’Ambassade de France à Phnom Penh (Cambodge), Moët & Chandon, HSBC, Vinci, Eiffage, en collaboration avec les architectes Paul Chemetov, Adrien Fainsilber, Jean-Pierre Lott, Pierre-Yves Rochon, Philippe Starck, Juan Trindade et l’agence Pinto.

Benoît Luyckx expose dans différentes galeries en Europe et a exposé à plusieurs reprises aux Etats-Unis. Son œuvre est présentée dans d’importantes collections particulières et Fondations.

  • Être en Nature, 2020, Marbre blanc grec, 53 x 41 x 18,5 cm / Image : Alberto Ricci © Benoît Luyckx

  • Être en Nature, 2020, Marbre blanc grec, 53 x 41 x 18,5 cm / Image : Alberto Ricci © Benoît Luyckx

  • Être en Nature, 2020, Marbre blanc grec, 53 x 41 x 18,5 cm / Image : Alberto Ricci © Benoît Luyckx

CEDRIC LE CORF

Justa, 2019, Bois de chêne polychromé, 300 x 170 x 120 cm © Cedric Le Corf

CEDRIC LE CORF

 

Cedric Le Corf est né en 1985 à Bühl (Allemagne).
Diplomé en 2009 avec félicitations du jury et mention de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne de Lorient (France), il vit et travaille en Bretagne.

Le paysage anatomique d’après les planches de Jacques Fabien Gautier d’Agoty s’est imposé au fil du temps comme le sujet de son travail.

Peu à peu l’homme dépecé se métamorphose en homme paysage. L’homme, l’arbre et la terre ont en commun de posséder tous trois une écorce et donc de pouvoir être écorchés. Un corps disséqué n’est-il pas aussi une vaste étendue paysagée aux multiples accidents, de plissements et de crevasses? La moindre rugosité osseuse n’est pas sans rappeler les paysages rocheux de Patinir; le réseau veineux, artériel ou nerveux irrigue telles des rivières et des fleuves les plaines et les estuaires; les muscles, glaise de la Genèse, modèlent gorges et tertres.

Se servant de cette métaphore, il emploie des racines végétales comme élément paysagé pour y imbriquer os, vertèbres ou rotule en porcelaine. La racine dans son sens étymologique est en effet une partie d’un élément implanté dans un autre, ne dit-on pas la racine d’une dent, d’un cheveu, la racine dorsale. Il oppose ainsi l’élément brut du chaos à la maîtrise de la création, l’aspérité au poli, la décomposition à l’inaltérable, la pérennité de l’art à l’homme éphémère.

Imprégné de l’héritage rhénan et armoricain, confronté au pathos de Grünewald, de Baldung Grien, des pendus « Des misères de la guerre » de Jacques Callot à « l’Ankou », des danses macabres de Kernascléden où l’animé et l’inanimé se côtoient, jusqu’à l’horreur des charniers de Sobibor, il essaie, en s’attachant au motif, de faire sourdre de sa substance la sculpture, la peinture ou la gravure que le sujet recèle.

  • Radius-Cubitus, 2014, Bois et porcelaine, 85 x 60 x 15 cm © Cedric Le Corf
  • Écorché, 2017, Bois de frêne et porcelaine, 90 x 50 x 40 cm © Cedric Le Corf
  • L’ange anatomique, 2013, Bois et porcelaine, 90 x 15 x 160 cm © Cedric Le Corf
  • Le Vexin, hommage à Corot, 2018, 70×84 cm, Pointe sèche © Cedric Le Corf
  • Le Vexin II, hommage à Corot, 2018, 70x84cm, Pointe sèche © Cedric Le Corf
  • Le Vexin III, hommage a Corot, 2018, Pointe sèche, 70x84cm © Cedric Le Corf
  • La mare au diable, 2017, 50×40 cm, Pointe sèche © Cedric Le Corf
  • La mare au diable II, 2017, Pointe sèche, 50×40 cm © Cedric Le Corf

ELISABETH DAYNÈS

ELISABETH DAYNÈS

Née en 1960 à Béziers, France, Elisabeth Daynès vit et travaille à Paris. Dès ses débuts dans l’univers théâtral, elle est fascinée par la question de l’identité et de la métamorphose. A partir des années 1990, cette passion la conduit à recréer minutieusement les corps des humains de la préhistoire, sur la base des connaissances scientifiques les plus pointues. Elle devient ainsi une paléoartiste d’envergure mondiale, avec notamment ses reconstitutions d’hommes fossiles pour le musée de Tautavel ou sa création de l’Australopithèque Lucy en 1999 pour le Field Museum, Chicago. En 2010, elle reçoit le prix John J. Lanzendorf PaleoArt Prize. En 2011, le musée de la préhistoire d’Ile-de-France lui consacre une exposition exclusive, tandis que nombre de ses sculptures d’hominidés sont inaugurées en Corée du Sud. A partir de ce travail sur les origines, elle invite le spectateur à se poser la question de l’apparence et du visage humains, aujourd’hui et dans le futur.

Aujourd’hui, l’artiste mène une réflexion sur l’identité, la signification du crâne et du visage depuis les origines, à nos jours et dans le futur. En utilisant une grande variété de format, de matière et de traitements, en reprenant et détournant les motifs du crâne, elle montre tous les visages que nous aurions pu avoir, et que nous aurons un jour, si telle est notre volonté. Le crâne est au début et à la fin de toutes choses : il est la charpente, le socle identitaire de chaque individu. Il est cette partie ou le squelette est le plus saillant.

Sa collection d’écorchés en relief, souligne les aspects d’une humanité plurielle et foisonnante. En insistant sur le moment miraculeux ou les chairs repeuplent les zones d’os, en magnifiant les muscles du visage et des regards, elle nous invite à un face à face extraordinaire avec cinq personnages en quête d’identités.

Elisabeth Daynès veut également montrer qu’à l’heure des réseaux sociaux et de l’omniprésence des images, chacun est désormais libre de s’inventer une infinité de miroirs narcissiques : la frontière est devenue floue entre le réel et le virtuel, entre l’artificiel et le naturel. Son art joue donc sans cesse avec la science, car la science fabrique une grande partie de notre imaginaire. L’apparence physique et la recherche perpétuelle de perfection est devenue aujourd’hui une obsession. Changer de nez ou de bouche pour un rendez-vous professionnel ou un diner entre amis ? Pas si surréaliste à l’heure où la technologie a pris le relais de l’évolution biologique…

  • Breastland II marron (detail), 2020, Marble plaster, metal, Corian, 93 x 93 x 5 cm,© Loo & Lou Gallery
  • Soul in the Shell, 2016, Silicon, glass, metal, 200 x 40 x 40 cm © Elisabeth Daynès
  • Nez, 2017, Marble plaster, 110 x 65 x 10 cm © Elisabeth Daynès
  • Human II, 2015, Lenticular array, Alioscopy system, 130 x 95 x 7 cm © Elisabeth Daynès
  • Human VI, 2015, Lenticular array, Alioscopy system, 130 x 95 x 7 cm © Elisabeth Daynès
  • Human IV, 2015, Lenticular array, Alioscopy system, 130 x 95 x 7 cm © Elisabeth Daynès
  • Le Déconnecté (detail), 2019, Silicon, natural hair, jesmonite, 168 x 55 x 64 cm © Loo & Lou Gallery
  • Le Curieux, 2015, Silicon, natural hair, jesmonite, 130 x 95 x 7 cm © Loo & Lou Gallery
  • Detox, 2019, Silicon, natural hair, jesmonite, 110 x 90 x 45 cm © Loo & Lou Gallery
  • Breast pépinières roses, 2020, Marble plaster, metal, slate, 31 x 20 x 16 cm © Elisabeth Daynès
  • Breast pépinière marron, 2020, Marble plaster, metal, slate, 20 x 10 x 16 cm © Elisabeth Daynès
  • Breast pépinière rose, 2020, Marble plaster, metal, slate, 20 x 10 x 16 cm © Elisabeth Daynès
  • OuÏe (detail), 2014, Marble plaster, 65 x 55 x 10 cm © Loo & Lou Gallery
  • Blister, 2018, Silicon, plexi, metal, 18 x 11 x 3 cm © Loo & Lou Gallery
  • Breastland III chair, 2020, Marble plaster, metal, Corian, 93 x 93 x 5 cm © Loo & Lou Gallery

Elisabeth Daynès, Find Yourself, Connaissance des arts, Juin 2020,




Elisabeth Daynès, Find Yourself, Télérama sortir, Juin 2020,



Elisabeth Daynès, Find Yourself, Toute La Culture Agenda, Juin 2020,



Elisabeth Daynes, Find Yourself, Le Point Contemporain Agenda, Juin 2020,





Elisabeth Daynes, Find Yourself, Le Parisien, Juin 2020,

Elisabeth Daynès, Find Yourself, Que faire à Paris ? Juin 2020,


TANC

Tanc

Tanc était né en 1979 à Paris, où il vit et travaille. Tanc a déjà exposé à travers le monde. Ce qui le caractérise, c’est l’unicité de son style, une caractéristique qu’on comprend plus quand on apprend que Tanc a grandi avec le graffiti. Il considère que l’art de la rue est éphémère et que l’action est plus importante que le résultat. Pour lui « artiste est un mode de vie », l’investissement doit être total et l’intégrité absolue. Au début des années 2000, il se concentre sur un travail d’atelier et se démarque tout de suite des graffeurs traditionnels par son travail basé sur le trait. Une recherche sur la synthèse. D’abord de son nom, puis de celle des tags en général, puis des personnes, de la musique, et pour finir de son sujet préféré : la vie.

Essentiellement basé sur le trait, son travail ne cherche pas à être parfait mais plutôt spontané. C’est l’état dans lequel il est qui va définir sa densité et sa rigueur. Son rythme cardiaque actionne son bras à la manière d’un métronome, il ne doit pas essayer de contrôler ce flux mais juste de comprendre la composition qu’il fait apparaître en équilibre entre son conscient et son inconscient. Il compose sa musique et ses toiles d’une manière spontanée.

Il est dense ou léger, rigoureux ou déstructuré, Tanc ne joue pas, il vit son art. Il signe ses toiles Tanc comme il signe les murs de ses tags depuis l’adolescence. Cette discipline est d’abord l’exutoire instinctif d’un besoin d’expression : il se réapproprie l’espace urbain en criant son nom à la ville avec force.

Bientôt, les lettres disparaissent et Tanc s’engage dans une recherche formelle abstraite. En concentrant son travail sur le trait et la couleur, il renouvelle la recherche picturale classique en la confrontant à la vivacité première de l’art de la rue : prépondérance de l’action, perfection du geste, acceptation de l’aléa et expression d’une singularité forte. Avant tout, ses œuvres frappent par leur intensité, leur musicalité et la vibration des lumières et des matières. L’action, l’énergie et l’émotion de l’artiste touchent le spectateur de la façon la plus sensuelle, intime et immédiate.

Tanc compte de nombreuses expositions collectives et individuelles, notamment en Allemagne (Skatlizers Contemporary Art), à New York (Catherine Ahnell Gallery), en Angleterre (The French Art Studio) et au Maroc (David Bloch Gallery). Il a également participé au Mois de la francophonie à l’Institut français de Beyrouth en 2013.

  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 195×135 cm, 2013 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 86×70 cm, 2019 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 47×95 cm © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 150×132 cm, 2015 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 140×200 cm, 2015 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 136×115 cm, 2015 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 140×200 cm © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 140×200 cm, 2015 © TANC
  • Sans titre, acrylique, encre et laque sur la toile, 98×82 cm © TANC

Entretient de l’artiste par Judith Peyrat

Aussi subjectif que cela puisse paraître, peux-tu rapidement décrire ton parcours ?

Mon parcours commence enfant, je découvre la peinture par plusieurs biais… l’un d’entre eux me parle et me donne l’envie d’en réaliser, c’est le graffiti. Je commence à beaucoup peindre, au départ des formes abstraites, des traits, couleurs et effets… pour en venir à exister dans ce milieu en écrivant mon nom. 
Mes premières expositions se situent début 2000 avec l’engouement que commence à susciter le Street-Art. À cette époque, je suis récemment diplômé d’un Master en Direction artistique et le choix de suivre le rêve ou la raison se pose. Je choisirai le rêve. Après la rencontre avec Jean Faucheur et nos collages d’affiches avec le collectif « Une Nuit », je m’entoure de mes amis les VAO pour prendre un atelier à la forge de Belleville. Les expositions se suivent à rythme régulier, les premiers voyages, résidences… Je ne gagne pas beaucoup d’argent mais il me parait si facilement gagné face à la vie que je mène. Je peins et fait la fête, partout, tout le temps. Je veux tout vivre ! Sept ans se passent et je termine par partir avec L’Atlas dans un nouvel atelier aux Lilas. Une nouvelle ère. Je deviens plus consciencieux, plus sérieux, plus pro. Le rêve était devenu réalité, il fallait penser à de nouveaux objectifs. C’était il y a six ans. Aujourd’hui, je continue mon chemin dans le monde de l’art au fil des expositions et des rencontres. C’est amusant, plus je me rapproche de mon objectif plus j’ai l’impression que la route est longue. Life is a performance !  

On observe un intérêt particulier pour le geste dans tes œuvres, quelles sont les influences derrière cette primauté à l’action ?

Bien qu’amoureux de différents types de représentation dans l’art, je me sens en phase avec l’Action painting et l’abstraction lyrique. L’émotion qui résulte dans sa pratique n’a pas d’égal pour moi. Le geste y est prédominant et singulier. Il est, même dans un schéma établi, la touche humaine, transmission du peindre au spectateur à travers les époques. Instants figés à jamais. C’est cette intimité qui m’intéresse dans le geste. 

Pour toi, le plus souvent l’action prime sur le résultat, à quel moment de la création choisis-tu de privilégier l’un ou l’autre ?

L’action prédominant sur le résultat et devenue une philosophie de vie pour moi. C’est le départ de ma production. Je pense que trop de connaissances et de réflexions en histoire de l’art et trop de réflexion à trouver un nouveau concept pour s’intégrer à l’art institutionnel en France (art contemporain), cloisonne dans une réflexion qui est rarement constructive. Je suis un peintre conceptuel, mais le rapport à la matière est primordial pour moi. Je n’adhère pas à ce que l’idée suffise à être artiste et que la réalisation n’est qu’artisanat. 
L’action est concrète. Elle ne triche pas, brise les rêves et conforte les acquis.
Elle est le chemin, l’expérience, qui apporte la maturité.
Le résultat est déterminé plus par une adéquation entre l’idée que j’ai dû rendu de l’outil employé et son rendu final. C’est encore dans l’action que je vais trouver le plaisir de trouver les aléas qui vont donner le prestige du résultat. Il sera, qui plus est, encensé et détesté, parfois par les mêmes personnes à travers le temps. Le beau étant révolu dans l’art contemporain, les gouts évoluent à travers les concepts et les processus. Le mien étant de privilégier l’inconscient dans ma création. Je préfère réfléchir au résultat avant et après l’action.  

D’abord du lettrage puis tu es passé à des formes plus abstraites, était-ce la suite logique de ta démarche ?

Mes recherches, depuis que je travaille en l’atelier, vont vers l’abstraction, j’y trouve plus d’émotion. Dans la rue, c’est différent. L’impact des lettres a une autre résonance. Mais les frontières restent floues pour moi. A qu’elle moment une lettre devient forme abstraite ? C’est là que je m’amuse à trouver les limites en y intégrant de nouvelles inspirées de mes voyages, revenant plusieurs fois sur mes traits, grattant la toile, créant volume, profondeur et vibration picturale.
Il ne faut pas oublier que ma démarche est de peindre par processus où je laisse mon inconscient s’exprimer. Sorte d’état entre la transe et la méditation, une thérapie pour moi (un petit peu comme Sam Francis à l’époque).
Plus je me laisse de spontanéité, plus je me laisse aller, plus la peinture sera bien effectuée (belle). La confiance en moi est primordiale. Comme le calligraphe, j’ai répété mon geste, je dois être sûr, ne pas réfléchir. Juste apprécier les aléas des formes qui en découlent.

Est-ce que l’expérience influence ton travail ? Comment cela nourrit ta création et se reflète dans tes réalisations ?

L’expérience influence mon travail à travers mon être, intellectuellement aujourd’hui, physiquement demain ? je pense à Hans Hartung que j’aime tant. La confiance en soi s’acquérie au fil du temps. Les sensations que m’ont apporté la vie ont souvent eues des impacts dans ma peintures. Je repense à des ruptures qui ont été très profitables d’un point de vu picturale. J’aime que ma peinture soit le reflet de ma vie. Ma série Variations en est le parfait exemple. Un trait fait d’un geste synthétise mon état émotionnel en remplissant la toile. Sorte d’électrocardiogramme de l’instant vécu lors de l’action. 

Quels sont les artistes qui pour toi ont eu une importance majeure dans ta recherche artistique ou qui ont attirés ton attention récemment ?

J’ai commencé à vouloir peindre en découvrant le graffiti et des artistes comme Dondi et Futura 2000. Puis, je me suis intéressé à l’Histoire de l’Art et je suis tombé sur l’Expressionnisme Abstrait et l’École de New York. De l’action painting de Franz Kline à la plénitude de Mark Rothko. C’était fait, mon art partirait de ces deux mouvements. À la suite de ça, des artistes comme Bernard Frise, Simon Hentaï, Henri Michaux ou Christopher Wooll m’ont inspiré. Depuis 4 ans, je suis aussi très friand de peinture Coréenne, Dansaekhwa avec des artistes comme Park Seobo, Chung Chang Sup, Lee Seung Jio, Lee Bae.
J’ai aussi un regard sur le futur et suis beaucoup ma génération. Des artistes comme KR, Pablo Tomec, Erosi, Revok. Il y en a tellement…

On parle souvent de ta recherche sur la synthèse, peux-tu nous en dire plus ?

J’ai commencé à travailler sur la synthèse des tags, ou plutôt sur leur énergie. Je voulais la retranscrire sans reproduire les toiles déjà réalisées dans les années 80.
Par ce biais, je me suis rendu compte que je pouvais synthétiser les lumières, les émotions, les fréquences qui m’entouraient par des traits et des couleurs.
La synthèse m’a poussé au minimalisme puis à l’étendre au maximalisme (reproduction du même motif sur tout l’étendu du format).

Penses-tu que la collaboration entre artistes joue un rôle important dans ta pratique ? (Tu partages ton studio avec l’artiste L’Atlas, mais également dans le monde du street art, crew etc)

La collaboration entre artistes est importante sur un point de vue moral. On se sent souvent isolé, tourmenté de savoir si notre art suscite et suscitera assez d’enthousiasme pour qu’il soit conservé et restauré. C’est dans ce sens qu’il est nécessaire de discuter de nos réflexions et célébrer nos réussites. Être reconnu par ces pères et ces confrères et plus important pour moi que quelques tableaux vendus.

Pour ce qui est de réaliser des œuvres à plusieurs je suis plutôt septique… à part certains projets comme avec Steph Cop pour la biennal de Marakech 2016 ou L’Atlas avec qui nous partageons nos critiques pour réaliser des toiles à quatre mains. Il est souvent difficile d’être dans le partage plutôt que dans la compétition. Les artistes ont de forts égos, ce n’est pas toujours facile à gérer…

On te relie souvent au mouvement Graffuturism, concèdes-tu appartenir à un mouvement en tant que tel ?

Je ne me considère vraiment dans aucun mouvement, l’avenir nous le dira… 
J’ai cru au début au Graffuturisme car je trouvais que le Street-Art (qui est à l’origine un groupe d’une vingtaine d’artistes dans le monde) était devenu une niche ou l’on casait tout et n’importe quoi. Malheureusement c’est devenu très vite la même chose. En gros, ces mouvements qui partent d’artistes issus du graffiti ayant eu une réflexion pour aboutir sur une nouvelle forme d’art se font à chaque fois polluer par des artistes arrivistes qui sont juste dans la forme. Aucun « background » ni fond. 

Te fixes-tu des limites dans l’utilisation des médiums

Je n’ai comme limites dans l’utilisation des médiums que leur maitrise.
En tant qu’autodidacte, j’ai testé beaucoup de choses. Souvent avec réussite mais parfois avec des loupés, souvent avec le temps. Cela m’a dirigé dans leur utilité. Aujourd’hui, je continue mes recherches mais je n’hésite plus à faire appel à un spécialiste pour apprendre. Il est important de connaitre ses capacités. L’orientation de l’utilisation d’un outil et l’importance de se faire assister ou pas.
J’ai commencé à peindre à la bombe de peinture il y a vingt ans de ça et il reste de loin mon outil de prédilection. Une extension de mon être. Peindre sans toucher le support, c’est une sensation inégalée pour moi. 

Comment vois-tu l’institutionnalisation des pratiques artistiques (ou même plutôt de la tienne plus particulièrement) en milieu urbain ?

Je suis pour la reconnaissance des pratiques artistiques par les institutions, au musée comme dans l’espace publique. Mais en même temps, je suis un défendeur d’action sauvage, souvent illégales. Les risques pris et la rapidité d’exécution donne une touche plus romantique à mon goût. Il ne faut pas oublier que je privilégie l’action au résultat. Dans les villes, les gens ont besoin de s’évader, l’art et un très bon moyen. Je pense au bonheur que j’ai de passer devant des graffitis depuis que je suis enfant… ça a changé ma vie. 
Les institutions suivent aujourd’hui le marché de l’art. Avec la monté spéculative qu’engendre le Street-Art, il faut s’attendre à en voir de plus en plus autour de nous. Il a déjà été exposé au Grand Palais, au Palais de Tokyo et au centre Pompidou pour Paris… 
C’est le parcours de toutes pratiques et tout artistes. Après ce sont des cycles. Il y aura toujours des jeunes qui viendront casser les barrières établies pour que l’art ne soit pas qu’institutionnel. L’art est générationnel, chacun le sien. 

L’idée du vandale effectuant un tag, est-ce toujours le cas ou est-ce que c’est pour toi plutôt devenu un imaginaire lié à cette pratique ?

On ne peut pas tricher avec la peinture et encore moins avec le tag. C’est facile de savoir qui fait quoi, il suffit de sortir dans la rue. Donc, non ! ça n’a rien d’imaginaire. Après, je suis loin d’être aussi accro que certains ou même que plus jeunes. Écrire son nom illégalement m’a amené là où j’en suis et je veux rester sincère avec cette démarche. (Je ne parle pas du plaisir que je prends à l’effectuer). 
La réalité est que ça apporte une force à mon travail d’atelier que je perds si je n’y retourne pas. 

Tu es aussi musicien, tout cela trouve-t-il un point de reliure dans ta création ou peux-tu nous en dire plus à ce propos ?

J’ai toujours été fasciné par la musique ! C’est l’art le plus facile à apprécier, pas la peine d’intellectualiser. On la ressent physiquement.
Tout le monde vous donnera son avis sur un morceau ou un genre de musique, il en sera tout autre pour la peinture… Par contre, en jouer d’une manière autodidacte est assez difficile. J’ai dû trouver les bons instruments pour arriver à en réaliser seul. Nous sommes début des années 2000, la musique est en majeure partie produite par ordinateur. Lassé d’avoir trop travailler avec cet outil durant mes études de graphisme. Je cherche dans les magasins de musique de Pigalle les différentes options qui s’offrent à moi. Je déciderai de m’acheter une première machine (séquenceur, boîte à rythme, synthétiseur). Je trouve fascinant de travailler la musique en direct. Sentir l’électricité devenir fréquence, onde, note… Sans m’en rendre compte, ces recherches sont en train d’influencer ma peinture dans une recherche abstraite et compléter mon personnage. Je ne cesserai dès lors de travailler ces deux disciplines en parallèles. Je dis souvent que mon bras est actionné par mon cœur comme un métronome qui retranscris mes émotions. Je peins ma musique intérieure.

Quels sont tes projets en cours ou collaborations, expositions, nouveaux travaux à venir ?

Je suis toujours sur plusieurs séries de peintures, certaines seront visibles bientôt, d’autre dans plusieurs années. 
Pour en voir, c’est actuellement à la Loo&Lou galerie à Paris, puis à partir du 18 janvier au côté de L’Atlas à la COX galerie de Bordeaux. En février, à la galerie Brugier Rigail pour une exposition collective et au printemps en Allemagne pour la biennale d’Art Urbain… 
Pour les collaborations, les tissus Olivade vont sortir trois motifs de ma création et j’ai des projets d’éditions de parquets et de moquettes.
Plusieurs livres, lithographies et sérigraphies sont aussi en cours.

As-tu un endroit où tu rêverais d’exposer/ de travailler ?

Je me sens très proche de l’Asie et bien qu’ayant déjà exposé et travaillé là-bas, je pense que c’est là que mon cœur me guiderait actuellement. Sinon, New York et Paris restent à mon sens les meilleurs endroits pour capter les nouvelles tendances et s’insérer dans le monde artistique.

Qu’est-ce que l’art pour toi (commençant par : « l’art c’est… ») ?

L’art, c’est la possibilité de transformer actions et matières en réflexion. De questionner et fédérer les gens sur le monde qui nous entoure. L’art c’est une religion aujourd’hui, et les grandes expositions sont les messes où tout le monde ce presse en quête de réponse et de mysticité. 
Mais pour moi qui suis dans l’action, c’est avant tout un équilibre et une thérapie. Ma raison d’être.

 

TANA CHANEY

TANA CHANEY

Tana Chaney est née en 1978 à Sofia. Depuis 1997 elle vit et travaille à Paris.

Son premier saisissement artistique se produit dans l’enfance en regardant des livres d’art. Durant ses études au lycée d’Arts appliqués de Sofia, le contact avec la matière – la peinture à l’huile, l’aquarelle et le dessin – fait basculer sa fascination vers le désir de peindre.

À l’âge de 19 ans, elle arrive à Paris et passe le concours de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts dont elle obtient le diplôme en 2003. Elle y a été élève de Vladimir Velickovic, puis de Dominique Gauthier.

Suit une période de latence et de recherches au cours de laquelle la peinture à nouveau prend le dessus.

Le corps, ses espaces du dedans, ses interactions avec l’extérieur, avec la nature, avec l’autre, ses métamorphoses, ses mouvements, ses élans et ses contradictions cherchent l’expression dans sa peinture, au-delà de tout signe représentatif d’une époque.

En janvier 2014, Tana Chaney présente sa première exposition personnelle, Corps, à la galerie Myriam Bouagal à Paris. Se tiendra ensuite sa deuxième exposition personnelle, Ma place mon corps, de peintures et d’encres chromes, dans cette même galerie en juin 2015.

En septembre 2017, elle expose à la Galerie L’Arrivage, à Troyes. À cette occasion, elle publie Corps Trait, un recueil de textes accompagnés d’encres.

En mai 2019 Loo & Lou Gallery présente une sélection de ses encres et de ses peintures à la Foire internationale Just LX au Museu da Carris de Lisbonne. Sa nouvelle exposition, Éclats de nuit, en février 2020, montre ses œuvres récentes à l’Atelier de la galerie Loo & Lou.

  • Vue d’exposition, Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Détail, vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vague 31, acrylique sur toile, 114×162 cm, 2019 ©Tana Chaney
  • Détail, vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery

ÊTRE EN NATURE
Benoît Luyckx
Exposition en cours

ÊTRE EN NATURE

Benoît Luyckx

Loo & Lou Gallery – Haut Marais
Exposition en cours
  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Être en Nature » de Benoît Luyckx | Image © Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

Cela fait maintenant plus de quarante ans que Benoît Luyckx travaille la pierre, avec une technicité sans faille. C’est sans assistant et sans aide numérique, incapables de rendre l’effet escompté dans l’esprit de l’artiste, que Luyckx crée ses sculptures en tailles directes. Plongé dans une recherche perpétuelle, le sculpteur d’origine belge est pour autant doté d’une véritable signature. On reconnaît ses oeuvres incarnées, universelles, et surtout puissantes, à la manière dont il sublime la pierre, et souffle la vie sur cette matière noble, que les artistes expérimentent depuis des millénaires.

Au coeur de son Oeuvre se trouve un véritable travail sur la texture, tantôt striée, tantôt naturelle, lissée, souvent avec une certaine forme de minimalisme. “J’aime les choses calmes, épurées” rappelle l’artiste. Aventurier déterminé, ce belge d’origine aime être dans les carrières, véritable atelier à ciel ouvert, en France, en Italie ou en Belgique, et surtout au milieu de la nature. S’il commença sa carrière avec une pierre tendre, de calcaire, il se tourna rapidement vers le marbre blanc, d’abord de Carrare en Italie, ensuite en Grèce, avant de manier le marbre noir de Belgique, puis la pierre bleue belge, sa favorite.

À la Galerie Loo & Lou, Être en Nature, dévoile une vingtaine d’oeuvres charnières, sur une période de dix ans. Ce titre joue sur une double signification de communion avec la nature qui nous entoure mais aussi sur la simple notion d’exister. Être en Nature est également le nom d’une sculpture, d’un buste gracieux, mis en abîme. Le torse est un thème qui traverse son OEuvre, et selon les périodes, il tend vers une épuration amplifiée, pour signifier l’essentiel de l’être, voire sa spiritualité. C’est le cas, de Nude Reverse, ce torse en marbre blanc, qui avec ses formes conceptuelles révèle un corps lisse et voilé, doté de courbes douces, et qui dans une vibration silencieuse offre aussi une sublimation du féminin. Souvent, il joue des contrastes entre le poli et le brut, pour donner vie à la matière et exprimer la dualité qui l’habite. Soft and Rock II en est un exemple parfait. Si le corps est un fil conducteur, Luyckx tend vers une appréciation des paysages, où les bustes, de plus en plus abstraits, se devinent pour laisser place à d’autres formes issues de la nature. Ce peut être l’évocation subtile des champs et cette dimension sensuelle de l’ondulation des épis de blés qui se courbent sous le vent…

La plupart de ses sculptures sont sur pivot, tournent et dansent sur elles-mêmes, offrant un jeu d’ombre et de lumière, et de nouvelles perceptions. Car dans les oeuvres de Luyckx, l’évasion et la rêverie sont le moteur d’une création libre d’interprétation.

— Alexia Lanta Maestrati

PÉNINSULES
Cedric Le Corf
16.09.2020 – 31.10.2020

 

PÉNINSULES

de la péninsule Ibérique à la péninsule Armoricaine

Cedric Le Corf

Loo & Lou Gallery – Haut Marais
Du 16.09 au 29.10.20

 

  • Vue de l’exposition « Péninsules » de Cedric Le Corf | Image ©️ Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Justa 1 (détail), 2019, Bois de chêne polychromé, 300 x 170 x 120 cm © Loo & Lou Gallery

  • Vue de l’exposition « Péninsules » de Cedric Le Corf | Image ©️ Emilie Mathé Nicolas / Loo & Lou Gallery

  • Calva, 2017, Porcelaine et bois de frêne, 44 x 24 cm © Loo & Lou Gallery

  • Écorché, Bois de frêne et porcelaine, 2017, 90 x 50 x 40 cm © Loo & Lou Gallery

  • Uterus gravidus II, 2015, Porcelaine et bois de cyprès, 44 x 24 cm © Loo & Lou Gallery

  • Vanité 6, 2013, Huile sur toile, 30 x 30 cm © Loo & Lou Gallery

  • Vanité 17, 2013, Huile sur toile, 30 x 30 cm © Loo & Lou Gallery

  • Vanité 7, 2013, Huile sur toile, 30 x 30 cm © Loo & Lou Gallery

  • Écorché, 2017, Bois de cyprès et porcelaine, 40 x 50 x 60 cm © Loo & Lou Gallery

  • Dissectio, 2015, Bois et porcelaine, 99 x 119 x 80 cm © Loo & Lou Gallery

  • Justa 1, 2019, Bois de chêne polychromé, 300 x 170 x 120 cm © Loo & Lou Gallery

  • Le Vexin, hommage à Corot, 2018, Pointe sèche et eau forte, 70 x 84 cm © Loo & Lou Gallery

  • Ossuaire, 2019, Pointe sèche, ⌀ 44 cm © Loo & Lou Gallery

  • Le Vexin III, hommage à Corot, 2018, Pointe sèche et eau forte, 70 x 84 cm © Loo & Lou Gallery

Hölderlin appelait cela le « voyage à la colonie ». Pour retrouver nos origines, il faut les abandonner, les oublier. Victor Ségalen, après avoir exploré le Moyen Orient et le Pacifique, revint en Bretagne. Mon parcours est également jalonné de « stèles ».

Imprégné d’un héritage rhénan, de Dürer à Grünewald, et des écoles de bois polychromés, j’ai pénétré l’ode marine dans mon atelier de l’île de Groix, à Berlin, la lacération de l’expressionisme allemand, puis, en résidence de l’Académie des Beaux arts à la villa des Pinsons à Chars, la quiétude des paysages du Vexin peint par Corot. Ensuite, membre de la Casa Velázquez à Madrid, j’y ai découvert le baroque espagnol et son culte de la mort, ses sculptures peintes à la chaire cireuse ou à la céramique émaillée de Juan de Juni et d’Alonso Berruguete. Et enfin l’éternel retour en terre celtique où par le fruit d’un heureux hasard dans les méandres paysagés de la vallée du Scorff à seulement quelques encablures des enclos, des porz a maro (les portes de la mort), de la célèbre danse macabre de Kernascléden, et du merveilleux jubé
de St Fiacre, j’ai posé mon sac et ouvert mes ateliers, musée imaginaire aux couleurs du « Sarrazin ». Un retour à la source ne peut s’accomplir que si à l’origine un poète chante, il m’aura fallu emprunter ce détour, le chemin étranger pour recommencer sans fin.

— Cedric Le Corf

 

Perdre le Midi quotidien ; traverser des cours, des arches,
des ponts ; tenter les chemins bifurqués ; m’essouffler aux
marches, aux rampes, aux escalades ;

Éviter la stèle précise ; contourner les murs usuels ; trébucher
ingénument parmi ces rochers factices ; sauter ce ravin ;
m’attarder en ce jardin ; revenir parfois en arrière,

Et par un lacis réversible égarer enfin le quadruple sens des Points du Ciel.

— Victor Ségalen – Stèles

Il est des artistes de l’inertie brutale ou de l’idée recluse, deux façons symétriques de couper l’art de la vie. La grande déliaison moderniste a encore, de fait, ses partisans. Se séparer du monde et de son souffle, comme de sa fragilité accrue, Cedric Le Corf n’y a jamais consenti. Il ne pratique pas le détachement ou l’indifférence, refuse de rompre avec l’ordre de la nature. L’ordre, non sa simple représentation. Ordre obscur, irréductible à notre raison, et d’autant plus nécessaire à fouiller, de l’intérieur, par l’énergie, elle aussi irrépressible, des formes.

Plus que figuratifs, en conséquence, les sculptures, gravures et dessins de Cedric Le Corf touchent au cœur, au sacré peut-être, du mystère organique dont nous sommes les passagers éphémères. De quoi est-il fait cet univers, le sien, qu’il dit lui-même baroque par choix expressionniste et écoute attentive des éléments où il cherche une place juste ? L’anatomie, humaine et animale, semble en être le principe organisateur, et presque la loi implacable, dont découlent des ossatures en tout genre, crânes, mâchoires, membres, fragments… On dirait de Le Corf qu’il écorche plus qu’il ne sculpte si les matières employées, du bois à la porcelaine, ne rétablissaient immédiatement la vérité de son approche.

Ses œuvres les plus sombres, qui nous ramènent à Géricault et Delacroix hors de tout mimétisme banal, contiennent une humeur caressante, agissante, épidermique, qui n’est pas l’effet de trop habiles contrastes. Se devine plutôt, puisque baroque il y a, le souci des circulations et des mutations au sein desquelles les forces vitales se confrontent victorieusement aux puissances de la souffrance, du doute et de la mort. Le Corf n’en fait pas mystère, sa curiosité l’a toujours porté vers les humanistes les plus acharnés à comprendre la machine des corps et les fluides qui en assurent le miraculeux fonctionnement. Michel Servet, martyr de la vérité, et André Vésale appartiennent à son panthéon imaginaire, de même que, plus proches, Philippe Étienne Lafosse, Jacques Fabien Gautier d’Agoty ou Honoré Fragonard, le cousin du peintre que l’on sait. Chez les anciens, anatomie et dissection ne font qu’une. Ouvrir pour comprendre, nulle alternative. Mais qu’en est-il en art où la « forme ouverte » reste souvent l’alibi de l’interprétation vide d’objet ? J’aime la réponse de Le Corf et sa façon de retrouver naturellement, au-delà des romantiques et de Baselitz, le chemin des grands Sévillans, de Montañés au jeune Velázquez. La représentation, chez eux, se voit soudain menacée par son réalisme même, la figuration par la défiguration. Les frontières s’effacent doucement et, pour le dire comme Le Corf, les corps deviennent des paysages. Et l’anatomie, en brouillant les règnes, s’anime et nous enchante.

— Stéphane Guégan
Conseiller scientifique auprès de la Présidence du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.

FIND YOURSELF
Elisabeth Daynès
05.06.2020 – 23.07.2020

  • Breastland II marron, 2020, Plâtre marbre, métal, Corian, 93 x 93 x 5 cm © Loo & Lou Gallery

  • Vue d’exposition Find yourself, Elisabeth Daynès © Loo & Lou Gallery

  • OuÏe, 2014, Plâtre marbre, 65 x 55 x 10 cm © Loo & Lou Gallery

  • Femme au miroir, 2020, Silicone, cheveux naturels, jesmonite, 180 x 47 x 70 cm © Loo & Lou Gallery

  • Le Déconnecté, 2019, Silicone, cheveux naturels, jesmonite, 168 x 55 x 64 cm © Loo & Lou Gallery

  • Identity, 2019, Silicone, matériaux de synthèse, bois, métal, 50 x 23 x 20 cm © Loo & Lou Gallery

  • Soul in the Shell, 2016, Silicone, verre, métal, 200 x 40 x 40 cm © Loo & Lou Gallery

  • Trash, 2019, Silicone, 90 x 60 x 40 cm © Loo & Lou Gallery

  • Le Curieux, 2015, Silicone, cheveux naturels, jesmonite, 130 x 95 x 7 cm © Loo & Lou Gallery

  • Soul in the Shell (détail), 2016, Silicone, verre, métal, 200 x 40 x 40 cm © Loo & Lou Gallery

  • Detox, 2019, Silicone, cheveux naturels, jesmonite, 110 x 90 x 45 cm © Loo & Lou Gallery

  • Detox, 2019, Silicone, cheveux naturels, jesmonite, 110 x 90 x 45 cm © Loo & Lou Gallery

Née en 1960, vit et travaille à Paris. Paléo artiste renommée, elle a exposé ses sculptures dans les musées du monde entier : Field Museum, Chicago ; Perot, Dallas ; Musée Gyeonggi-do Jeongo, Séoul ; CosmoCaixa Science Museum, Barcelone ; INAH, Mexico ; Narodni Museum, Prague ; Fondation Calouste Gulbenkian ; Musée de l’Homme, Paris, etc.

Depuis une dizaine d’années elle ajoute à ses reconstitutions scientifiques une œuvre originale traversée par une réflexion sur les enjeux de la figure humaine et du corps à l’heure contemporaine. Avec une première exposition dédiée à La Vérité des Visages elle commence une méditation sur l’identité et l’incarnation qu’elle poursuivra dans de nombreuses autres telles que Humans, Curieux face-à-face, Bouche B.. En 2019 elle participe à « Art up Lille » puis elle présente ses œuvres dans deux expositions : la première à la galerie du jour agnès b. à Paris et la seconde à la 836 M Gallery à San Francisco. En 2020 c’est la galerie Loo & Lou qui l’accueille avec Find yourself.

Pour Elisabeth Daynès le visage est le lieu d’un mystère, l’inverse d’une simple surface que l’on pourrait traiter comme un masque éphémère. Pour le montrer elle rassemble dans *Trash des faces abandonnées en un monticule multicolore parsemé de bouches rouges semblables à des pétales de fleurs qu’une main distraite aurait éparpillés. Autant de masques fugaces dont leurs détenteurs se sont défaits, déjà pris dans d’autres rêves de visages… Ce faisant elle nous interroge : le temps d’un visage serait-il désormais celui d’une fleur ?

Visages ou Mirages ? Versatiles et volatiles ces masques abandonnés donnent la mesure de la soif de métamorphose qui agite nos sociétés. Alors que la science invite à toujours plus de possibles, alors que la réécriture de soi est devenue pratique planétaire, l’artiste pointe les limites d’un futur où régnerait un prêt-à-porter de l’apparence.

Un visage s’y pourrait acquérir comme n’importe quel autre objet puis connaître le sort de n’importe quel objet: être jeté. Or, affirme avec force Elisabeth Daynès, le visage c’est tout au contraire le lieu même de l’expression des émotions, du surgissement de la pensée, de l’affleurement de l’être. Elle nous le dit dans ses statues hyperréalistes, vraies, vertigineusement vraies. Elle nous le dit dans ce curieux plongé dans un intense face-à-face avec une identité perdue. Elle nous le dit dans cette femme rivée à son miroir en quête de sa vérité. Elle nous le dit dans ce modèle aux yeux clos, figure même de l’apaisement.

Cette poétique du visage c’est tout l’enjeu du travail de l’artiste : célébration de la puissance métaphysique d’une face dans Identity, ode au végétal dans un envoûtant cortège de ménines, séries en plâtre où triomphe la singularité des êtres, effervescents bouquets de bouches écloses. En se focalisant sur une partie du corps ou du visage, en l’isolant etla transfigurant, Elisabeth Daynès donne naissance à des champssurréalistes dans lesquels des lèvres rouges fleurissent comme des coquelicots et des seins aux tendres nuances roses se transforment en pépinières insolites. Elle parvient à sublimer le détail anatomique en lui donnant une force poétique et crée un art du détail ou le détail se fait monde en soi. Ainsi, nous apprend-elle, le visage peut devenir paysage pour celui qui le sait regarder…

– Anne de Marnhac

PAUL DE PIGNOL

Paul de Pignol

Paul de Pignol est né en France en 1965. Il vit et travaille à Paris.

En 1984, il entre à l’ École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de peinture de Pierre Carron. Il réalise sa première sculpture Fille au Ballon en 1989, inspirée par les Vénus de Lucas Cranach. Peu à peu la sculpture s’impose dans son travail.

À partir de 2010 le dessin prend une importance particulière lorsqu’il décide de lui consacrer un atelier spécifique à Paris. Dès lors une parenté s’instaure comme une évidence entre ces disciplines. Qu’il sculpte ou dessine, Paul de Pignol révèle un processus unique : une plongée dans la substance intime de l’être. Son travail se concentre principalement sur la figure féminine autour de thématiques universelles : la naissance, la vie, la mort. À travers l’exploration du corps féminin il interroge sa fonction, sa masse, sa composition, sa décomposition et sa présence dans un va-et-vient entre le dedans et le dehors.

Les dessins de l’artiste sont le prolongement d’un travail de recherche sur les volumes où il perpétue le geste du sculpteur en posant la lumière par petites touches d’effacement de matière. Les corps ainsi révélés possèdent une présence spectrale.

Depuis 2017, et après des années d’échecs, de rejets et d’errances, Paul de Pignol trouve un langage pictural complémentaire à ses recherches. Son exposition Né du Limon chez la galerie Loo & Lou en 2019 est la résultante de cette quête. Principalement orientée sur le thème du paysage, influencé par la proximité de son atelier avec la forêt de Fontainebleau, l’artiste ne s’écarte pas pour autant de ses obsessions antérieures. L’idée que toute vie puisse naître de la pourriture et de la putréfaction le hante et le fascine toujours. Il en obtient des paysages organiques mouvants. On y sent la tourbe et l’humus. On est proche du Golem. Cette exposition avait réuni pour la première fois des dessins, des sculptures et des toiles, ce qui représente pour l’artiste, tant au niveau du sujet qu’il traite que par la multiplicité des médiums utilisés, un renouveau jouissif et fertile.

  • Vue d’exposition, Né du Limon, Paul de Pignol © Loo & Lou Gallery
  • Gaîa, bronze (1/4), 42 x 15 x 19 cm, 2009, présentée lors de Né du Limon © Loo&Lou Gallery
  • Limon, cire, bois et couleurs à l’huile, 136 x 45,3 cm, 2019, présenté lors de Né du Limon © Loo & Lou Gallery
  • Chute de Lucrèce I, bronze, 30x27x11cm, 2012, présenté lors d’Incarnation © Loo & Lou Gallery
  • Détail Rive de Narcisse, cire originale, 189 x 129 x 38 cm, 2018, présenté lors de Né du Limon © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Né du Limon, Paul de Pignol © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures, présenté lors d’Incarnation © Loo & Lou Gallery
  • Vénus ouvert VI, bronze (2/4), 120x15x15 cm, 2003, présenté lors de Né du Limon © Loo&Lou Gallery
  • Rhizome IV, bronze, 50x40x44cm, 2009, présenté lors d’Incarnation © Loo & Lou Gallery
  • Petit Gisant III, cire originale, 17x24x5cm, 2014, présenté lors d’Incarnation © Loo & Lou Gallery
  • Figure de Roche, bronze, 30×7,5×6 cm, 2008, présenté lors d’Incarnation © Loo & Lou Gallery
  • Paysage, détail, huile sur toile, 200x50cm, 2018, présenté lors de Né du Limon © Loo&Lou Gallery

TANC, ECRITURES AUTOMATIQUES, LE QUOTIDIEN DE L’ART, JANVIER 2020



TANC, ECRITURES AUTOMATIQUES, TELERAMA SORTIR, JANVIER 2020



TANC, ECRITURES AUTOMATIQUES, Point contemporain, janvier 2020


BRUNO BLOSSE, directeur artistique, L’Oeil, janvier 2020


PAUL DE PIGNOL, Né du Limon, Journal des arts, décembre 2019


LOUISE FRYDMAN, NATURE FRAGILE, Que-faire à Paris ?, novembre 2019


LOUISE FRYDMAN, NATURE FRAGILE, Le Parisien, novembre 2019

LOUISE FRYDMAN, NATURE FRAGILE, Transfuge, novembre 2019

PAUL DE PIGNOL, Né du limon, Artension, Octobre 2019


PAUL DE PIGNOL, La revue Art Absolument, Octobre 2019

Avec leurs jambes étirées à l’extrême, certains des corps sculptés de Paul Pignol ressemblent à ceux de Giacometti, dont ils partagent la préoccupation du rapport entre figures et espace contigu. À l’instar du maître, ses sculptures sont engluées dans la matière et dans des socles larges, parfois massifs, parties intégrantes de l’œuvre. Et la nudité féminine y est centrale : l’artiste en interroge la présence, en déforme les volumes à travers un modelé vigoureux et grumeleux, faisant transparaître le travail de la matière. En revanche, Paul de Pignol n’extrait pas les figures de la matière, il les crée en agrégeant une multitude de petites boules de cire qu’il coule ensuite en bronze. Le titre de l’exposition « Né du Limon » va dans ce sens : ses sculptures naissent du sol fertile auxquelles elles sont symboliquement comme attachées, elles sont issues d’un ensemble de particules mêlées puis coulées dans le bronze, en un tout unique et indivisible. Outre ses sculptures de gisants souvent dépourvues de membres et proches de la monstruosité, la Loo&Lou gallery présente ses paysages tout aussi organiques et des dessins s’inscrivant dans le prolongement de son travail sur les volumes : la lumière y est travaillée « par petites touches d’effacement de matière ».

Emma Noyant

LYDIE ARICKX, Arts in The City, Septembre 2019


LYDIE ARICKX, Toute la Culture, Septembre 2019


NELSON MAKAMO, Connaissance des Arts, Juillet 2019

NELSON MAKAMO, Beaux Arts Magazine, Juillet 2019

NELSON MAKAMO, Figaro Scope, Juillet 2019

NELSON MAKAMO, Elle Décoration, Juillet 2019

NELSON MAKAMO, RFI, Juin 2019

NELSON MAKAMO, Arts in the City, Juin 2019

NELSON MAKAMO, Vivre Paris, Juin 2019

NELSON MAKAMO, Connaissance des Arts, Juin 2019

NELSON MAKAMO, Arts in the city, Juin 2019

NELSON MAKAMO, Que faire à Paris ?, Juin 2019

CASA DE VELAZQUEZ, AT3LI3R V3LAZQU3Z, le Monde, janvier 2020




NELSON MAKAMO, Télérama, Juin 2019

NELSON MAKAMO, City Buzz, Mai 2019

NELSON MAKAMO, Colossal, Mai 2019

ECRITURES AUTOMATIQUES
Tanc
17.01.2020 – 14.03.2020

ECRITURES AUTOMATIQUES

Tanc

Loo & Lou Gallery – Haut Marais
Du 17.01.20 au 14.03.20
 
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Numéro 156 Allstarz (détail), exposition Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Performance (détail), exposition Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery
  • Série Ultramarine (détail), exposition Écritures automatiques ©Loo&Lou Gallery

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Tanc a toujours considéré l’écriture comme un refuge. Jeune écolier, pour tromper ses professeurs, il remplit ses pages de cahiers d’une graphie indéchifrable mais qui n’en reste pas moins fascinante. Lancinante aussi. Car dans l’intimité de son atelier aujourd’hui, Tanc poursuit cette manie, la rendant audacieusement malléable à ses humeurs, influences et obsessions du moment. 

En affirmant que le processus triomphe sur le résultat, Tanc s’en remet au geste, aussi frénétique que spontané. N’écoutant que son propre rythme, les pulsions que lui évoquent ses souvenirs, il délie sur des formats variables une langue, celle de l’émotion, sans se soucier de l’illisibilité qu’elle génère. En cela Tanc n’impose rien à celui qui regarde, ni interprétation ni déchifrage et encore moins une traduction, si ce n’est que de s’abandonner à nos propres repères. Capable de s’engager profondément jusqu’à épuisement dans un procédé, un outil, une forme ou un style, l’évolution de son travail devient nettement visible grâce à un ensemble de séries : parti des Sphères (une ode à la peinture sprayée), passé par la série des Oscillations (une véritable recherche de l’épure), revenu à la saturation avec les écritures grattées et grifonnées, le travail de Tanc fait désormais un pas de plus vers l’abstraction la plus totale. La peinture à l’huile, ici agglomérée, est modelée directement grâce à son contenant, pressé à son paroxysme, et se meut sur la toile tels les remous figés d’un océan inquiétant. L’écriture engoncée et qui tend à disparaître même, Tanc nous aspire dans un autre langage, 

Enfin, l’œuvre de Tanc ne serait pas totalement complète sans le versant musical qui l’accompagne. Compositeur à part entière, la musique électronique semble chez lui relever du même processus créatif sincère et spontané, du même mot d’ordre, la liberté. Lorsque Paul Klee en son temps, pensait les liens entre la peinture et la musique, Tanc aujourd’hui nous prouve à quel point ces deux disciplines peuvent largement s’inspirer l’une et l’autre, voir discourir ensemble. 

Sans cesse explorateur de sa propre psyché, Tanc laisse dans ses sillages visuels et sonores une part de lui-même. La main qui écrit ou qui dessine, la main qui compose ou qui joue, peu importe les mots, le langage l’écriture finalement, c’est comme si tout cela voulait dire la même chose. 

Sabella Augusto.

ÉCLATS DE NUIT
Tana Chaney
07.02.2020 – 14.03.2020

ÉCLATS DE NUIT

Tana Chaney

Loo & Lou Gallery – L’Atelier
Du 07.02.20 au 14.03.20
 

L’univers est un corps infini, vêtu de dure et dense peinture. Tana Chaney sans fin s’abandonne à la fièvre des profondeurs, quand des vagues d’énergie pure, pudiques et impudiques, emportent à vif l’étendue. Elle peint les plus secrets envoûtements du dedans, et chaque peinture, en plein orage mental, est trame d’immensité.
Mystique charnelle en errance, sidérante et somptueuse, allusive, possédée, et morsures de mort-vie en pleine peau-peinture. Des traces d’êtres, aux origines du monde, éclaboussent la nuit, comme des taches d’extrême vie.
Dans les voiles de l’œuvre, dans ses replis de ténèbres, on voit tension étirée, densité de nuit, et saisissante présence de sources convulsives, venues soudainement du fond des âges. Ainsi s’ensacrent les flammes tendues des corps, sous le scalpel sans poids d’une lumière troublée, dans l’air raréfié des grands fleuves psychiques.
C’est le feu des étreintes premières, où l’air se brûle, où se corrodent les surfaces, où se purifient tous les signes. Les cieux denses de Tana Chaney absorbent tous les contours, en brumes profondes qui dématérialisent le monde.
Le bleu fiévreux des confins, toujours s’éloignant, sublime au dedans l’humaine matière éperdue.
Acculée à ses confins, la peinture de Tana Chaney est chargée jusqu’à l’os.
La couleur n’est plus liée aux surfaces, elle est arrachée aux profondeurs

Christian Noorbergen

  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Détail, Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Détail, Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Détail, Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Éclats de nuit, Tana Chaney ©Loo&Lou Gallery

le plus vieux jaillissement est un début
donneur de possibilités il en fait sa cible
l’invisible plus palpitant que le visible
provoque la rencontre

vies et désirs entrechoqués
nouvelle voûte céleste à chaque étincelle
à chaque claquement de porte
l’indomptable sauvage vitalité
se cache sous la couche sereine de la peau

l’élan surgit de la fissure
par les lèvres du temps
dans le mouvement perd du rouge
dans le passage perd du noir

Tana Chaney.

NATURE FRAGILE
Louise Frydman
13.10.2019 – 04.01.2020

NATURE FRAGILE

Louise Frydman

Loo & Lou Gallery et L’Atelier – Haut Marais 
Du 13.11.19 au 04.01.20
 
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery
  • Nymphe, céramique et acier, 170 x 55 cm, 2019. Vue d’exposition, Nature Fragile, Louise Frydman © Loo&Lou Gallery

De l’art dans l’architecture

Les sculptures de Louise Frydman s’incarnent dans un espace avec lequel elles dialoguent jusqu’à en révéler certains aspects, ouvrant le regard et facilitant la lecture du lieu. L’artiste mène ainsi une réflexion qui interroge le lien entre art et architecture. Elle tient à créer une relation directe et intime avec le public en lui offrant une vision poétique du monde, provoquant l’imaginaire aussi bien dans des lieux dédiés à l’art que dans des espaces accessibles à tous. L’installation artistique provoque un questionnement et offre un nouveau champ d’expérience sensible.

NÉ DU LIMON
Paul de Pignol
06.10.2019 – 04.01.2020

NÉ DU LIMON

Paul de Pignol

Loo & Lou Gallery – Haut Marais
Du 06.11.19 au 04.01.20
 
  • Reflets, crayon sur papier, 34 x 38,5cm, 2017 ©Loo and Lou Gallery
  • Vue d’exposition ©Loo and Lou Gallery
  • Vue d’exposition Paul de Pignol © Loo & Lou Gallery
  • Gaïa, bronze (1/4), 42 x 15 x 19 cm, 2019 ©Loo and Lou Gallery
  • Vue d’exposition Paul de Pignol © Loo & Lou Gallery
  • Paul de Pignol, Petit gisant, fer, 17x24x5 cm, 2014 ©Loo&Lou Gallery
  • Rives, crayon sur papier, 56,5 x 65,5 cm, 2018 ©Loo and Lou Gallery
  • Vue d’exposition Paul de Pignol © Loo & Lou Gallery
  • Série Paysage, huile sur toile, 27,5 x 16 cm, 2019 ©Loo and Lou Gallery
  • Paul de Pignol, Grande Vénus IV, bronze (1/8), 173x43x40, 2018 © Loo&Lou Gallery
  • Détail Rive de Narcisse, bronze, 189 x 129 x 38 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery

Voici venir l’époque de la fermentation de l’humus, de la prolifération de la pourriture, de la macération des feuilles mortes, en vertu de la loi selon laquelle tout ce qui doit être engendré le sera au voisinage de l’excrétion, les organes de la génération étant confondus avec ceux de l’urine, et tout ce qui naît naîtra enveloppé de bave, de sérosités et de sang, de même que naissent du fumier la pureté de l’asperge et la verdeur de la menthe.

Alejo Carpentier, Extrait de Partage des eaux.

 

Avant l’homme et sa forme, avant ce qui sera bientôt l’espace des tracés et empreintes originels, on voit poindre, hors de l’infini, l’étendue du monde propre au surgissement de l’être humain : le paysage.

L’homme n’est pas encore né ou à peine l’est-il et déjà le paysage de sa naissance lui est donné, à profusion : une terre remuée à la pelle, un jardin d’Eden travaillé à l’emporte-pièce, une épaisseur de terreau comme hirsute de débouté. C’est là tout ce qui lui conviendra afin qu’il prospère dans son être et entame son histoire : une immensité bien remplie, à peine hargneuse d’être brassée et violentée, un territoire sans limites, propice à toutes les satisfactions du désir. Il y a un mot pour le dire : limon.

C’est le nom de la matière et de la pétrissure, le nom de la naissance et de l’appartenance. Ce qui se dresse hors du cocon protecteur n’est rien moins que l’humain, dans sa nudité primordiale et définitive : il a toute la maigreur du commencement et la lente longueur des premiers jours. Face au paysage, et dedans tout aussi bien, tel qu’il se tiendrait devant sa mère, il a le corps de son désir et l’ouverture de son attente. Il peut marcher, dès lors, tandis que la nuit s’éclaircit.

Claude Louis-Combet, juillet 2019.

LYDIE ARICKX

Lydie Arickx

Peintre et sculptrice, Lydie Arickx est née en 1954 à Villecresnes de parents d’origine Flamande. Après des études (1974-1978) à l’École Supérieure d’Arts Graphiques de Paris (ESAG), introduite par Roland Topor, elle obtient sa première exposition personnelle en 1979 à la galerie Jean Briance (pastels et huiles).

Dès le début des années 1980, elle participe à des évènements internationaux comme la foire de Bâle, la FIAC ou Art Paris. En 1988, l’artiste présente son travail en Belgique, en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas puis en Espagne et aux États-Unis (première exposition présentée par Amaury Taittinger à New York aux côtés de Francis Bacon). En 1991, elle s’installe dans les Landes où elle travaille sur de grands formats et aborde la sculpture monumentale.

En 1998, avec Alex Bianchi, ils créent le festival d’art contemporain « Les rencontres du Cadran » qui accueillera pendant cinq années consécutives plus de 80 artistes internationaux et émergents.

En 1999, pour le 800ème anniversaire de la Jurade de Saint Émilion, Lydie Arickx présente une double exposition personnelle dans le cloître et dans l’Église Monolithe.
Lydie Arickx organise régulièrement des événements culturels sur de grandes scènes nationales (Art Sénat 2001…) mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant (stages de créativité pour les écoles, entreprises, )

Ses œuvres figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée National d’Art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan, MACS Saint-Vincent-de-Tyrosse, fresque pour la commémoration du centenaire des arènes de Dax en 2013…). Son atelier est considéré comme un lieu d’expérimentation à part entière dans lequel elle aime partager avec tous publics.
En 2014, elle publie aux éditions Diabase son premier manuscrit, Nous vivons.


En mai 2015, Lydie Arickx investit la Ville de Roubaix avec quatre grandes expositions en hommage à ses racines familiales dont l’une à la Piscine – Musée d’art et d’industrie et une fresque monumentale de 200 mètres de long à la Condition publique.

L’année suivante, nourrie de son expérience Roubaisienne, Lydie Arickx est invitée par le Centre des Monuments Nationaux à réaliser en direct deux performances monumentales avec une exposition dans la Grande salle des Gens d’armes de la Conciergerie à Paris et une installation à la Chapelle Expiatoire.
En 2017, pour sa première collaboration avec la galerie Loo & Lou Gallery à Paris, l’artiste imagine avec l’exposition Gravité une proposition qui se déclinera sur les trois espaces de la galerie.

En 2018, elle propose une exposition monumentale au Château de Biron, Tant qu’il y aura des Ogres, ou plus de 500 œuvres sont réalisées sur la thématique du Conte.
Elle exposera ensuite en 2019 aux côtés de Niki de Saint Phalle et d’autres artistes femmes à l’occasion de l’exposition « Créatrices – L’émancipation par l’art », au Musée des Beaux Arts de Rennes.


Pour 2020, c’est le domaine national de Chambord, autre joyau d’architecture et d’histoire, qui accueillera le prochain projet démesuré de l’artiste. Lydie Arickx proposera à travers différentes salles thématiques de métamorphoser la scène architecturale de ce théâtre historique avec une vision transfigurée du vivant en mutation.

  • Vue de l’atelier
  • Vue de l’atelier
  • Détail performance à l’atelier
  • Vue de l’atelier
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery George V
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery George V
  • Vue de l’exposition Loo & Lou Gallery George V

TOILES VIVANTES
Lydie Arickx
18.09.2019 – 26.10.2019

TOILES VIVANTES

Lydie Arickx

Loo & Lou Gallery et L’Atelier – Haut Marais 
Du 18.09 au 26.10.19
  • Lydie Arickx, Portée, huile et pigments sur toile émeri, 116 x 89 cm, 2014 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Mer Hallucinée II, huile et pigments sur toile noire, 116 x 145 cm, 2019 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Mer Hallucinée III, huile et pigments sur toile noire, 116 x 145 cm, 2019 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Père, huile, pigments et pastels sur toile de lin d’Armantière marouflée sur bois, 200 x 135 cm, 2019 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Mère, huile, pigments et pastels sur toile de lin d’Armantière marouflée sur bois, 200 x 135 cm, 2019 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Sans titre, huile sur toile émeri, 300 x 200 cm, 2016 ©BianchArickx
  • Lydie Arickx, Sans Titre, Huile, pastels et pigments sur toile noire marouflée, 193×266 cm, 2019 ©Loo&LouGallery
  • Lydie Arickx, Strangulation, huile sur drap, 183×325 cm, 2019 ©Loo&LouGallery
  • Lydie Arickx, Arythmie, huile sur toile noire, 115 x 145 cm, 2019 ©Loo&LouGallery
  • Lydie Arickx, Ombres Portées, huile et pigments sur toile, 202 x 252 cm, 2019 ©Loo&LouGallery
  • Vue de l’exposition « Toiles Vivantes » – Lydie Arickx ©Loo&LouGallery
  • Vue de l’exposition « Toiles Vivantes » – Lydie Arickx ©Loo&LouGallery

Lydie Arickx dessine et peint avec une violence qui est en fait plutôt une hypersensibilité expressive. Elle ne craint pas de faire et voir grand, travaillant avec tous les moyens qui lui semblent bons, que ce soit brosses, balais, ses mains. Il faut qu’elle puisse faire corps à corps avec ses œuvres et la création est une lutte, une sorte d’accouplement avec la matière et les éléments.

Elle travaille sur le motif, selon l’expression consacrée, et reprend ensuite ces inspirations dans des oeuvres faites à l’atelier.

La production de Lydie Arickx est faite de tout ce qui est ainsi saisi dans la confrontation immédiate au monde et à l’humain. Des œuvres à grande échelle, peintures ou sculptures, sont ensuite élaborées, développées, à partir de ces moments privilégiés de communion avec l’objet et l’expérience.

Ses grandes peintures sur kraft de corps humain en dissection ou sa Grande mer sont autant d’exemples de ces développements à des échelles étonnantes de ces expériences avec toute leur intensité. Ce qui frappe le plus dans ce va-et-vient entre les expériences et leur reprise dans l’atelier, c’est chaque fois, à chaque échelle pourrait-on dire, une sincérité et une vérité qui disent la présence totale, com- plète, de l’artiste à ce qu’elle ressent. Chaque moment du travail a sa propre finalité, même s’il sera ensuite repris, réinjecté dans une autre expérience. Il y a là une manière d’être de l’artiste qui ne s’improvise pas, qui n’est probablement même pas spontanée mais provient d’une ascèse, d’une conquête de soi et de sa sensibilité.

Ce qui frappe aussi, c’est que la force du sentiment n’enveloppe rien qui relève du pathos, de l’excès d’affect qui émousse tant de démarches expressionnistes. Les dessins de corps disséqués, pour prendre l’exemple le plus périlleux, sont d’une force exceptionnelle mais témoignent aussi d’un refus évident du mortuaire et du macabre. Ce sont de pauvres corps humains transfigurés par la vision de l’art, portés à une autre réalité par le regard de l’artiste. Il y a là, comme dans les dessins de paysage, un sentiment lyrique : le sujet déclenche dans l’artiste une vibration qui débouche sur une transfiguration et cette transfiguration ne nous met plus en présence de tel ou tel corps mais de l’humain et de la vie en général. Encore une fois, je voudrais renvoyer sur ce point à Rebeyrolles et Dodeigne. Chez aux aussi, la danse macabre devient la manifestation de l’humain en général. Chez Arickx, ce sont pareillement les éléments, la nature, la vie qui viennent à la manifestation à travers un tempérament de feu et de glace.

Yves Michaud

NELSON MAKAMO, France 24, Mai 2019

ARGHAËL, « Métamorphe(s) », Where in Paris, Mai 2019

ARGHAËL, « Métamorphe(s) », L’Oeil, Avril 2019

« Art Paris 2019 », Connaissance des Arts, Avril 2019

ARGHAËL, « Métamorphe(s) », Art in the City, Avril 2019

ARGHAËL, « Métamorphe(s) », Art Magazine, Mars/Avril 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Toute la culture, mars 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », La Diagonale de l’art, Libération, mars 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Slash Paris, Février 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Figaroscope, Février 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Miroir de l’Art, Février 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Le Quotidien de l’Art, Février 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Art for breakfast, Février 2019

FRED KLEINBERG, « Germination, peintures et pastels », Que faire à Paris ?, Janvier 2019

OLIVIER DE SAGAZAN, « You and I are earth », Beaux Arts magazine, Janvier 2019

OLIVIER DE SAGAZAN, « You and I are earth », L’Oeil, Décembre 2018

OLIVIER DE SAGAZAN, « You and I are earth », Paris Capitale, Décembre 2018

OLIVIER DE SAGAZAN, « You and I are earth », Connaissance des arts, Décembre 2018

JEAN CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », La Gazette Drouot, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », Archistorm, Novembre 2018


OLIVIER DE SAGAZAN, « You and I are Earth », Que faire à Paris ?, novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », Arts Magazine, novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », Réponses Photo, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », 20 minutes, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », L’officiel des spectacles, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », Itartbag, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », L’oeil de la photographie, Novembre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », TK 21, Octobre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Artistes, Octobre 2018




TONY SOULIE, « Florilèges », Paris Capitale, Octobre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », 20 minutes, Octobre 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’éternité et un jour », 9 lives, Octobre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Figaro Scope, Octobre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Figaro Scope, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », L’officiel des spectacles, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Connaissances des arts, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Figaro Scope, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Arts in the city, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », L’oeil, Septembre 2018

TONY SOULIE, « Florilèges », Connaissance des arts, Septembre 2018

CARTE BLANCHE (01) à CLARA DAQUIN, « Une légère oscillation », Newsletter Le Royal Monceau, Juillet-Août 2018

CATHERINE WILKENING / JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’impermanence », Télérama, Juillet 2018

CATHERINE WILKENING, « L’impermanence », Libération, Juillet 2018

CATHERINE WILKENING / JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’impermanence », Mowwgli, Juillet 2018

CATHERINE WILKENING / JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’impermanence », Télérama, Juillet 2018

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’impermanence », Mowwgli, Juillet 2018

CATHERINE WILKENING / JEAN-CHRISTOPHE BALLOT, « L’impermanence », Le Parisien, Juillet 2018

CATHERINE WILKENING, « L’Impermanence », Télérama, Juin 2018

CATHERINE WILKENING, « L’Impermanence », Figaroscope, Juin 2018

CATHERINE WILKENING, « L’impermanence », Connaissance des arts, Juin 2018

CARTE BLANCHE (01) à CLARA DAQUIN, « Une légère oscillation », Connaissance des arts, Juin 2018

CARTE BLANCHE (01) à CLARA DAQUIN, « Une légère oscilltion », Point Contemporain Agenda, Juin 2018

CARTE BLANCHE (01) à Clara Daquin, « Une légère oscillation », Quotidien de l’art, Juin 2018

CATHERINE WILKENING, « L’impermanence », Expo in the city, Juin 2018

CARTE BLANCHE (01) à Clara Daquin, « Une légère oscillation », Mowwgli, Juin 2018

CARTE BLANCHE (01) à Clara Daquin, « Une légère oscillation », 20 Minutes, Juin 2018

SEUM, Stéphanie Mercier et Véronique Augry, Le Parisien, Juin 2018

SEUM, Stéphanie Mercier et Véronique Augry, Mowwgli, Juin 2018

SEUM, Stéphanie Mercier et Véronique Augry, Que faire à Paris, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, Artact.net, Juin 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du monde », MutualArt, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES, « Territoire Unique », MutualArt, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, Expo in the City, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES, « Territoire unique », Connaissance des arts, Juin 2018

FLO ARNOLD, « Vertiges du monde », Télérama, Juin 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du monde », 20 Minutes, Juin 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du monde », Art for breakfast, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES, « Territoire Unique », L’Oeil, Mai 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du Monde », 20 Minutes, Mai 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du monde », Figaro Scope, Mai 2018

FLO ARNOLD, « Vertige du monde », Connaissance des arts, Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES, « Territoire Unique », Arts Magazine, Mai/Juin 2018

CHRISTOPHE MIRALLES, « Territoire Unique », Mowwgli, Avril 2018

CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, Arts Hebdo Médias, Mai 2018


CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, Les Echos Week End, Avril 2018

CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, « Territoire Unique », EXPO IN THE CITY, Avril 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui ri t», Arts Magazine, Mai 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », EXPO IN THE CITY, Avril 2018

LYDIE ARICKX, Cimaises, Beaux-Arts Actuels, Octobre 2017

CHRISTOPHE MIRALLES – FLO ARNOLD, Connaissance des arts, Mai 2018

LOO & LOU GALLERY, Paris ZigZag, Mai 2017

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Connaissance des Arts, Avril 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », ItArtBag, Mars 2018

ART PARIS, Dominique Lacloche – Matthias Contzen, Kozzarte, Avril 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Art for Breakfast, Mars 2018

ART PARIS, Dominique Lacloche – Matthias Contzen, Les Echos Week End, Mars 2018

ART PARIS, Dominique Lacloche – Matthias Contzen, Connaissance des arts, Avril 2018

NELSON MAKAMO
29.05.2019 – 27.07.2019

Nelson Makamo

Loo & Lou Gallery – Haut Marais 
du 29.05 au 27.07.19
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Nelson Makamo © Loo & Lou Gallery
  • Nelson Makamo, To Paris with Love, fusain, pastel et huile sur toile de lin Belge © Loo & Lou Gallery
  • Nelson Makamo, A Gaze in Inverse, Fusain, pastel et huile sur toile de lin Belge, 160 x 120 cm © Loo & Lou Gallery
  • Nelson Makamo, Decoration of the Youth, Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge, 200 x 150 cm © Loo & Lou Gallery
  • Nelson Makamo, Untitled, Fusain, acrylique et pastel sur papier, 100 x 70 cm © Loo & Lou Gallery

Nelson Makamo vit et travail à Johannesburg. Il est né en 1982 dans la ville de Modimolle, dans la province du Limpopo en Afrique du Sud. Montrant une étonnante aptitude artistique et un intérêt pour le dessin et la peinture, il a perfectionné sa pratique artistique à l’Artist Proof Studios de Johannesburg où il a étudié pendant 3 ans.

Nelson Makamo a montré son travail dans des expositions collectives et individuelles en Afrique du Sud, en Europe, en Angleterre et aux États-Unis, lui permettant ainsi de voyager et de travailler dans divers endroits. Il a participé à plusieurs expositions de groupe notamment aux côtés d’autres artistes sud-africains, dont David Koloane, Colbert Mashile, Deborah Bell et William Kentridge.

Le travail de Nelson est particulièrement inspiré et influencé par l’innocence des enfants des zones rurales sud-africaines. Ils incarnent pour lui la paix et l’harmonie auxquelles nous aspirons tous. Pour lui, la joie et la simplicité avec laquelle les enfants perçoivent la vie et les rapports humains réside encore en chacun de nous. Ainsi, il souhaite faire revivre ces notions oubliées chez le spectateur.

Afin de dépeindre sa vision de la société qui l’entoure, Nelson Makamo, s’inscrit dans un processus d’observation qui vient précéder son travail plastique. Ce procédé essentiel à sa création, lui permet de s’imprégner de l’usuel et de l’exceptionnel de cette nouvelle génération sud-africaine. Avec les années, son champ d’expérience s’est élargi tout comme ses médiums de prédilection, jonglant ainsi entre le fusain, l’acrylique, l’aquarelle, la sérigraphie et les peintures à l’huile.

Le travail de Nelson Makamo fait parti de plusieurs collections telles que celles de l’icône de la mode Giorgio Armani, de la musicienne Annie Lennox, de Hanzehof Zutphense Kunst Collectis, du DJ Black Coffee, du producteur Swizz Beatz, de la célèbre Oprah Winfrey et de la réalisatrice Ava Duvernay. Plus récemment il a été invité par cette même réalisatrice à faire la couverture de l’édition spéciale du TIME de Février.

03.2020 – 03.2021 // Catherine Wilkening au musée Naïa de l’Imaginaire – Rochefort-en-Terre

Catherine Wilkening au musée Naïa de l’Imaginaire jusqu’en mars 2021

Musée Naïa de l’Imaginaire
14 Rue du Château
56220 Rochefort-en-Terre

publié le 28 octobre 2020

© Catherine Wilkening

« Les œuvres de l’artiste sont de véritables ossuaires témoignant d’une guerre poursuivie sans relâche, à l’égard des grandes fabulations machistes qui peuplent nos mémoires (pas seulement cinématographiques…) Une ode aberrante au cannibalisme ! »

Naïa Museum

Le musée est ouvert du lundi au dimanche de 10h30 à 18h30.

Plus d’informations: Naïa Museum

Vue de l’exposition collective via beautifulbizarre.net

23.10.2020 – 17.01.2021 // Jean-Christophe Ballot participe à l’exposition « Regards de Loire » au château de Tours

Jean-Christophe Ballot participe à l’exposition « Regards de Loire » au château de Tours jusqu’au 17 janvier 2021

Château de Tours
25 Avenue André Malraux, 37000 Tours

publié le 27 octobre 2020

Extrait de l’ouvrage L’EAU GRANDE, page 25, éditions CRÉAPHIS © Jean-Christophe Ballot

À l’occasion des célébrations des 20 ans de l’inscription du Val de Loire sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, la Mission Val de Loire présente une exposition collective au château de Tours.

Des photographies de Jean-Christophe Ballot seront présentées lors de cette exposition. Imola Gebauer et Bruno Marmiroli – commisaires de l’exposition – ont retenu le travail qu’il avait réalisé sur les crues de la Loire, publiés dans l’ouvrage L’eau grande aux éditions Créaphis.

L’exposition est présentée jusqu’au 17 janvier 2021, du mardi au dimanche de 14h à 18h. 

Plus d’informations: Château de Tours

© Château de Tours

14.10 – 30.10.2020 // Exposition « Secrets and Lies » d’Amy Gibson à notre espace George V

Exposition
« Secrets and Lies » d’Amy Gibson

Loo & Lou Gallery George V
45 Avenue George V, 75008 Paris

publié le 16 octobre 2020

L’exposition de photographies “Secrets and Lies” d’Amy Gibson est à découvrir dans notre espace à George V du mardi au samedi de 11h à 19h jusqu’au 30 octobre sur rendez-vous via secretsandliesrsvp@gmail.com.

La galerie sera ouverte toute la journée mardi 27 octobre de 11h à 19h.


“Chacun possède en soi une princesse, un roi, un monstre, un idiot et un hero. Lorsque nous nous amusons à prétendre être l’un de ces personnages, nous accédons à une partie en nous-mêmes qui a toujours était présente.”

— Amy Gibson

07.10.2020 – Des dessins de Paul de Pignol, publiés au numéro 18 des Cahiers de l’école du paysage de Blois

07.10.2020 – Des dessins de Paul de Pignol, publiés au numéro 18 des Cahiers de l’école du paysage de Blois

Librairie VOLUME – 47 rue Notre dame de Nazareth, 75003 Paris

publié le 01 octobre 2020

La librairie VOLUME accueillera ce mercredi 7 octobre à 19h30 l’événement de lancement du numéro 18 des Cahiers de l’école du paysage de Blois. Consacré à la mesure du vivant, des dessins de Paul de Pignol y sont présents. 

© Paul de Pignol

24.09.20 // Louise Frydman en résidence dans le cadre du Prix Árvore

Louise Frydman – Prix Árvore 2020

Cooperativa Árvore, Porto (Portugal)

publié le 24 septembre 2020

Le Prix de la Résidence Árvore a été créé en 2019 et vise à promouvoir la céramique comme un langage autonome de la création artistique contemporaine. L’un des objectifs de cette initiative est de soutenir la poursuite de l’étude ou du travail de création et de recherche des artistes plasticiens dans ce domaine.
 
En 2020 a été décerné le Prix de la Résidence Artistique – JUSTMAD, qui dans ses éditions a un programme de résidences artistiques orientées vers la création artistique. Ainsi, après une réunion avec les membres de la direction d’Árvore – Cooperativa de Actividades Artísticas, CRL et Semíramis Gonzalez, directrice artistique de la foire d’art contemporain JUSTMAD, qui a eu lieu en février dernier à Madrid, ils ont décidé de récompenser l’artiste française Louise Frydman
 
Les pièces produites pendant la résidence de l’artiste feront partie de l’exposition individuelle de l’artiste dans les salles 2 et 3 de l’Árvore du 10 au 31 octobre 2020.

Source : Cooperativa Arvore 

  • © Diana Pinheiro

  • © Diana Pinheiro

  • © Diana Pinheiro

  • © Diana Pinheiro

  • © Diana Pinheiro

  • © Diana Pinheiro

© Diana Pinheiro

10.09-13.09.2020 // Art Paris 2020

ART PARIS 2020

10.09 – 13.09.2020

publié le 08 septembre 2020

 

Images : Jean-Louis Loisy

Pour l’édition 2020 d’Art Paris, la Loo & Lou Gallery a offert un regard sur une scène française, fidèle à sa
ligne artistique, avec quatre artistes : Pierre-Édouard, Cédric Le Corf, Hélène Damville et Paul de Pignol.
Si les matériaux et pratiques diffèrent, peintures, dessins, sculptures ou encore gravures, le dialogue de
ces plasticiens de générations différentes, d’origine française ou résidant dans l’hexagone, s’articule
autour d’une thématique commune, celle du paysage et d’une certaine fascination pour la transcription
du vivant.

Vous pouvez réaliser une visite virtuelle de la foire en cliquant ici.

Plus d’informations :

Télecharger le dossier de presse

 

05.09 – 11.10.2020 // Jean-Christophe Ballot – Photographies // Maison Henri IV, Saint-Valery en Caux

05.09 – 11.10.2020 // Jean-Christophe Ballot – Photographies

Maison de Henri IV, Saint-Valery en Caux

publié le 16 septembre 2020

© Jean-Christophe Ballot

L’exposition présente quatre travaux dispersés dans le temps et l’espace.

Entre son premier voyage à Berlin en 1983, et les nouveaux paysages urbains de l’hiver 2019/2020, trente-sept ans se sont écoulés.

Entre les portraits de Bouddha en Birmanie et les paysages du chemin de Saint Jacques de Compostelle à travers la France et l’Espagne, entre le voyage intérieur des Vanités, natures mortes, installations ou constat des rites funéraires en pays Toraja, Jean-Christophe Ballot tient une ligne sensible portée par un regard contemplatif sur le monde. 

Infos pratiques :

Du 5 septembre au 11 octobre 2020

Maison Henri IV. Quai de la Batellerie, Saint Valery en Caux, 76460 France

Téléphone : +33 2 35 57 14 13

 

19.06.20 // SAVE THE DATE – EVENEMENT – ARTS PLUS METIERS

SAVE THE DATE – EVENEMENT 

ARTS PLUS METIERS

publié le 19 juin 2020

SAVE THE DATE!

Nous sommes heureux de vous annoncer notre participation à ARTS+MÉTIERS
une semaine festive de découvertes (parcours libre dans les galerie, sélection d’œuvres à moins de 1 000 €,
offres spéciales dans les commerces, ateliers…) du 4 au 11 juillet 2020 rue Notre-Dame de Nazareth et aux alentours. 

Dans ce cadre-là, seront présentées, parallèlement à l’exposition d’Elisabeth Daynès,
des œuvres à moins de 1000 €
de Flo ArnoldTana ChaneyDidier Genty et Paul de Pignol. 
La galerie sera exceptionnellement ouverte le dimanche 5 juillet, de 14h à 19h !

Vous avez l’âme joueuse et solidaire ? Retombez en enfance en participant à la tombola et tentez de
remporter une oeuvre d’art, des livres, un cocktail sur mesure ou encore un bouquet de fleurs de saison
et éthique, et découvrez ou redécouvrez ainsi le quartier de façon ludique.

Pour la tombola, nous offrons deux catalogues de Lydie Arickx qui ont une valeur de 55 € chacun.

Les billets sont actuellement en vente au prix de 5 € dans la galerie et tous les bénéfices seront reversés
à la Régie de quartier Paris-Centre
 qui oeuvre pour la réinsertion et soutient artistes et créateurs en
situation de précarité.

Nous vous attendons nombreux !

10.06.20 // Dimanche des galeries du Marais #2 – le 14 juin

DIMANCHE DES GALERIES DU MARAIS #2

Le 14 juin de 14h à 18h

publié le 10 juin 2020

La Loo & Lou Gallery a le plaisir de vous annoncer sa participation au projet
« marais.guide » ce dimanche 14 juin 2020, de 14h à 18h.
 
Au travers de quatre grands parcours et en plein coeur du marais,
vous aurez la possibilité de découvrir les artistes et expositions du
moment qui sont présentées dans les différentes galeries du quartier.
 
L’équipe de la Loo&Lou sera ravie de vous accueillir lors du parcours
Haut-Marais afin de vous présenter l’exposition Find yourself de
l’artiste Elisabeth Daynès qui se tient dans la galerie jusqu’au 24 juillet 2020.
 
Nous vous invitons à vous connecter directement sur votre téléphone
avec l’application marais.guide qui vous orientera tout au long de
votre circuit et avec laquelle vous aurez accès aux informations des
galeries participantes.
 
À très vite!

30.05.20 // Art Paris Digital • Art Paris Live • Art Paris Hors les murs

ART PARIS DIGITAL • ART PARIS LIVE • ART PARIS HORS LES MURS

publié le 30 mai 2020

Nous vous invitons à découvrir notre stand virtuel à l’occasion de l’édition 100% numérique d’Art Paris
2020. Pour cette edition, la Loo & Lou Gallery offre un regard sur une scène française, fidèle à sa ligne
artistique, avec quatre artistes : Pierre-Édouard, Cédric Le Corf, Paul de Pignol et Hélène Damville. Si les
matériaux et pratiques diffèrent, peintures, dessins, sculptures ou encore gravures, le dialogue de ces
plasticiens de générations différentes, d’origine française ou résidant dans l’hexagone, s’articule autour
d’une thématique commune, celle du paysage et d’une certaine fascination pour la transcription du
vivant.

ART PARIS DIGITAL by ARTSY
Les œuvres de
Pierre-Édouard, Cédric Le Corf, Paul de Pignol et Hélène Damville
sont actuellement disponibles sur Artsy.net jusqu’au 20 juin.

ART PARIS LIVE
Faites une visite virtuelle avec notre « Viewing Room 3D » sur Artparis.com.

ART PARIS – HORS LES MURS
Plus d’informations à venir..

Image: Cedric Le Corf, Écorché, 2017, Bois de frêne, porcelaine, 90 x 50 x 40 cm

12.06.2018 // Jean-Christophe Ballot a participé à la conférence « La photographie aujourd’hui et demain » au Petit Palais

Jean-Christophe Ballot a participé à la conférence
« La photographie aujourd’hui et demain » au Petit Palais

12 juin 2018

Petit Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Le photographe Jean-Christophe Ballot est intervenu 
avec Susana Gállego Cuesta, Stéphane Couturier et Julien Lescoeur.
Elle s’est tenue au Petit Palais le 12 juin 2018.

Plus d’informations: Petit Palais

Petit Palais  © Stéphane Couturier / Petit Palais / Roger-Viollet

ART PARIS
10.09.20 – 13.09.20

ART PARIS
2020

10.09 – 13.09.2020

Pour l’édition 2020 d’Art Paris, la Loo & Lou Gallery offre un regard sur une scène française, fidèle à sa
ligne artistique, avec quatre artistes : Pierre-Édouard, Cédric Le Corf, Hélène Damville et Paul de Pignol.
Si les matériaux et pratiques diffèrent, peintures, dessins, sculptures ou encore gravures, le dialogue de
ces plasticiens de générations différentes, d’origine française ou résidant dans l’hexagone, s’articule
autour d’une thématique commune, celle du paysage et d’une certaine fascination pour la transcription
du vivant.

Vous pouvez réaliser une visite virtuelle de la foire en cliquant ici.

  • CEDRIC LE CORF

    Cedric Le Corf est né en1985 à Bühl (Allemagne). Diplomé en 2009 avec félicitations du jury et mention de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne de Lorient (France), il vit et travaille à Berlin et en Bretagne sur l’île de Groix. Actuellement, il est résident de l’Académie des Beaux Arts de l’Institut de France à la Fondation Dufraine à Chars dans le Val d’Oise.

    Le paysage anatomique d’après les planches de Jacques Fabien Gautier d’Agoty s’est imposé au fil du temps comme le sujet de son travail.

    Peu à peu l’homme dépecé se métamorphose en homme paysage. L’homme, l’arbre et la terre ont en commun de posséder tous trois une écorce et donc de pouvoir être écorchés. Un corps disséqué n’est-il pas aussi une vaste étendue paysagée aux multiples accidents, de plissements et de crevasses ? La moindre rugosité osseuse n’est pas sans rappeler les paysages rocheux de Patinir ; le réseau veineux, artériel ou nerveux irrigue telles des rivières et des fleuves les plaines et les estuaires ; les muscles, glaise de la Genèse, modèlent gorges et tertres.

    Se servant de cette métaphore, il emploie des racines végétales comme élément paysagé pour y imbriquer os, vertèbres ou rotule en porcelaine. La racine dans son sens étymologique est en effet une partie d’un élément implanté dans un autre, ne dit-on pas la racine d’une dent, d’un cheveu, la racine dorsale. Il oppose ainsi l’élément brut du chaos à la maîtrise de la création, l’aspérité au poli, la décomposition à l’inaltérable, la pérennité de l’art à l’homme éphémère. 

    Imprégné de l’héritage rhénan et armoricain, confronté au pathos de Grünewald, de Baldung Grien, des pendus « Des misères de la guerre » de Jacques Callot à « l’Ankou », des danses macabres de Kernascléden où l’animé et l’inanimé se côtoient, jusqu’à l’horreur des charniers de Sobibor, il essaie, en s’attachant au motif, de faire sourdre de sa substance la sculpture, la peinture ou la gravure que le sujet recèle.

  • HÉLÈNE DAMVILLE

    Née dans une famille d’artistes en Normandie, Hélène Damville a toujours pratiqué le dessin d’après nature. Cette passion pour l’observation du vivant (animal et végétal) l’a conduite à fréquenter le Muséum d’Histoire de Paris où elle découvre Buffon et les naturalistes. Elle copie à l’envi les planches de ses maîtres, se familiarisant ainsi avec la complexité d’un squelette et de ses articulations ou bien des réseaux et ramifications du monde végétal, tous ces éléments secs qui sont à la fois l’architecture de la vie et la trace du vivant quand la vie est passée. Parallèlement à ses fréquentations assidues des salles du muséum, elle complète sa formation en suivant des cours d’anatomie artistiques et passe un Master de philosophie orientale à la Sorbonne.

    C’est dans cet environnement d’analyses scientifiques, philosophiques et artistiques qu’elle bâtit son corpus gravé.

    Le désir d’être au plus près de la matière vivante l’amène à choisir la gravure comme médium principal de ses recherches. La gravure mais plus précisément la taille directe sur métal et sur bois. C’est en effet par la ligne et un trait vigoureux qu’Hélène réussit à traduire l’essence de la vie dans ses œuvres. Elle se forme au burin sur cuivre auprès d’André Bongibault, à l’atelier L’estampe de Chaville puis se perfectionne en gravure ornementale sur métal à l’école Boulle. André Bongibault décelant ses qualités lui propose une résidence en Chine où elle découvre la gravure sur bois en taille d’épargne. Cette technique lui permet d’appréhender les grands formats et de laisser libre cours à la virtuosité de son tracé dans une relation intime et directe avec le bois. Elle incise au burin et à la gouge l’épiderme de la matrice avec une précision chirurgicale, qu’elle anime d’un trait libre et vigoureux, d’où émane l’énergie du vivant. Ce travail à la jonction de la gravure et de la sculpture correspond parfaitement à l’artiste qui s’absorbe corps et âme, dans ce long processus de transformation de la matière organique. Hélène Damville inverse la hiérarchie entre matrice et estampe. Ici, l’estampe est le témoin de la matrice, non plus sa finalité. D’ailleurs l’artiste confie ne plus être dans la notion de multiple et tend plutôt à faire des tirages uniques, voire des séries de deux ou trois exemplaires. En revanche, à côté de ses estampes, elle propose à notre regard ses magnifiques bois gravés rejoignant ainsi les artistes de la préhistoire dont la finalité de l’œuvre était l’objet gravé.

    L’humain est rarement directement représenté. Néanmoins l’artiste nous suggère sa présence par des jeux de juxtaposition de matrices, rappelant les expériences de Rodin qui aimait superposer ses sculptures dans des dispositifs ludiques et surréalistes avant la lettre. Ainsi de deux têtes de lamantins inversées,  naît une troublante évocation de vanité, qui nous interroge à la fois sur note finalité, mais également sur nos origines.

    De la gravure au tatouage

    Ce travail du trait dans l’épiderme du bois trouve naturellement chez Hélène Damville son prolongement dans l’art ancien du tatouage. Depuis quelques mois elle est donc entrée en apprentissage dans le salon parisien du tatoueur Alession Pariggiano. Elle qui aime travailler la matière organique a trouvé la niche artistique qu’elle cherche depuis des années : « la peau est un magnifique support dont le volume permet au dessin de devenir sculpture vivante »

  • PIERRE-ÉDOUARD

    Pierre-Edouard naît en 1959.

    Sa première série de dessins voit le jour au début des années 80 et sera montrée par Claude Bernard à Paris . C’est la série des « hommes à terre ». Une vision qui appréhende tout forme sous l’angle d’un modelé ininterrompu, utilisation de l’ombre quasi musicale. Puis viendront les tableaux montrés par Claude Bernard en 1989, développement du thème des « hommes à terre » et « des personnages à l’échelle ». On assiste ici à une sorte de déconstruction de la figure – l’image est désormais lacunaire. Au début des années 90, il aborde dans une série de sculptures le thème des femmes en apesanteur qui seront montrées en 1994. Ce thème du corps dans l’horizontalité et l’apesanteur va littéralement dévorer son travail.

    En 2004, lauréat du 1er Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco, une exposition suivra l’année suivante à la Principauté. Il est élu en 2010 membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’ Institut de France.

    Il collabore avec la Galerie « Ditesheim & Mafféï fine Arts » (Suisse) (www.galerieditesheim.ch/galerie/) qui fera une exposition en 2011 et le montre régulièrement dans les foires et salons.

    Il renoue en 2009 avec la peinture. Les œuvres sont parallèles aux sculptures, mais les formats s’agrandissent. Pierre-Edouard s’aventure dans un nouvel espace. Malgré l’essence non-figurative de ces œuvres, il ne cesse de creuser ce thème d’un corps en suspens. Corps humain qui s’apparente à un gigantesque cachalot.
    L’ensemble du travail de Pierre-Edouard est une articulation des plans de l’espace en une modulation sans début ni fin . C’est une œuvre en suspens qui interroge la monumentalité de la forme.

    Il publie en 2013 le livre « Baleines et Déesses » aux Editions « William Blake and Co » . Monographie de son œuvre gravé dont il écrit le texte.

    Ses œuvres se trouvent dans des collections privées en France, Suisse, Belgique et Etats-Unis.

    The Louis-Dreyfus Family Collection (www.ld-collection.org/ ) possède un grand nombre de dessins, peintures et sculptures.

  • PAUL DE PIGNOL

    Paul de Pignol est né en France en 1965. Il vit et travaille à Paris.
    En 1984, il entre à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de peinture de Pierre Carron.
    Il réalise sa première sculpture « Fille au Ballon » en 1989, inspirée par les Vénus de Lucas Cranach. Peu à peu la sculpture s’impose dans son travail.

    À partir de 2010 le dessin prend une importance particulière lorsqu’il décide de lui consacrer un atelier spécifique à Paris. Dès lors une parenté s’instaure comme une évidence entre ces disciplines. Qu’il sculpte ou dessine, Paul de Pignol révèle un processus unique : une plongée dans la substance intime de l’être. Son travail se concentre principalement sur la figure féminine autour de thématiques universelles : la naissance, la vie, la mort.
    À travers l’exploration du corps féminin il interroge sa fonction, sa masse, sa composition, sa décomposition et sa présence dans un va-et-vient entre le dedans et le dehors.

    Les dessins de l’artiste sont le prolongement d’un travail de recherche sur les volumes où il perpétue le geste du sculpteur en posant la lumière par petites touches d’effacement de matière. Les corps ainsi révélés possèdent une présence spectrale.

    Depuis 2017, et après des années d’échecs, de rejets et d’errances, Paul de Pignol trouve un langage pictural complémentaire à ses recherches. Cette nouvelle exposition « Né du limon » est la résultante de cette quête. Principalement orientée sur le thème du paysage, influencé par la proximité de son atelier à la forêt de Fontainebleau, l’artiste ne s’écarte pas pour autant de ses obsessions antérieures. L’idée que toute vie puisse naître de la pourriture et de la putréfaction le hantent et le fascine toujours. Il en obtient des paysages organiques mouvants. On y sent la tourbe et l’humus. On est proche du Golem. Cette exposition réunira donc pour la première fois des dessins, des sculptures et des toiles, ce qui représente pour l’artiste, tant au niveau du sujet qu’il traite que par la multiplicité des médiums utilisés, un renouveau jouissif et fertile. 

LOUISE FRYDMAN

LOUISE FRYDMAN

 

Louise Frydman est une artiste française née à Paris en 1989. Elle est diplômée de l’école d’art L’ESAG-Penninghen en 2012 et étudie la photographie à l’International Center of Photography de New-York. Elle vit et travaille en Bourgogne.

Louise Frydman a commencé par composer des oeuvres en papier blanc légères et délicates puis, en 2015, se tourne vers la céramique et crée alors sa pièce monumentale La Fée des Pétales qui sera suspendue dans la cour de l’Hôtel de Croisilles, à Paris. Elle conservera dans son traitement de la céramique la matité blanche du papier ainsi que la finesse de la matière. Ses sculptures, miroirs ou installations mobiles, inspirées des formes de la nature, jouent avec la lumière et le mouvement.

Toujours la même année, en 2015, sa rencontre avec le céramiste Jean-François Reboul lui permet d’approfondir son apprentissage et d’ affirmer sa démarche artistique. En 2017 et 2019, l’artiste participe à la biennale Révélations qui se tient au Grand Palais. Elle collabore ensuite avec des maisons de luxe telles que Hermès et diffuse également ses sculptures auprès de décorateurs tels que Minassian Chahan.

En juin 2019, Louise Frydman se voit remettre le Prix « 1 immeuble, 1 oeuvre » par le Ministre de la Culture Franck Riester, pour sa collaboration avec Vinci Immobilier. Son travail a également été sélectionné au Concours International ICAA Blanc de Chine à l’occasion de l’exposition du même nom à Beijing en août 2019.

Ses sculptures sont présentées au showroom du designer Philippe Hurel à Paris et à la galerie parisienne Amélie Maison d’Art.

La galerie Loo & Lou a présenté pour la première fois les oeuvres de Louise Frydman à la foire d’art JustLX à Lisbonne en mai 2019. Pour sa seconde collaboration avec Loo & Lou, l’artiste a été invitée à investir l’espace de l’Atelier en novembre 2020 avec une proposition qui s’inscrit entre installation et exposition.

  • Tronc, céramique, 2019 ©Louise Frydman
  • Ecorce, céramique, 2019 ©Louise Frydman
  • Détail, Nymphe, céramique et acier, 170 x 55cm, 2019. ©Loo and Lou Gallery.
  • Larmes, céramique, diamètre 31cm, 2019.©Loo and Lou Gallery.
  • Grande Dame, céramique, 2019 ©Louise Frydman
  • Grand Lychen, céramique, 2019 ©Louise Frydman

JUST MAD
27.02.20 – 01.03.20

JUST MAD
2020

27.02.2020 – 01.03.2020
La Loo and Lou Gallery est de retour à la foire d’art contemporain JustMad édition 2020, à Madrid, Espagne. A cette occasion, la galerie a présenté les univers des artistes Flo Arnold, Dan Barichasse, Amélie  Ducommun et Louise Frydman sur le Stand V6 du 27 février au 1 mars 2020.
  • AMÉLIE DUCOMMUN

    Amélie Ducommun est une artiste franco-Suisse née en 1983, diplômée des Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD)). Elle a également fait l’Ecole des Beaux-Arts de Barcelone et les Beaux-Arts de Lyon. Pendant deux ans elle est membre de la Casa de Velazquez (2009-2011), actuellement elle travaille toujours en Espagne, à Barcelone
    Amélie Ducommun a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelle en France et à l’étranger. De plus, elle a participé à de nombreuses foires d’art contemporain. Son travail figure dans des collections privées comme des collections publiques : la Fondation Miro, la Casa de Velazquez…
    L’artiste s’intéresse par-dessus tout à la nature et à la relation qu’elle entretient avec elle. En effet, l’origine de son travail est un questionnement sur la mémoire et la perception d’un que l’on a d’un paysage des éléments naturels qui s’y côtoient. Amélie Ducommun cherche à capter la lumière et l’impression frontale donnée au paysage dans son œuvre.
    Durant la dernière décennie, elle s’est inspirée des paysages de la côte atlantique française, en se focalisant sur l’image de l’eau et du monde aquatique. La mémoire de l’eau est traduite dans son œuvre grâce à l’abandon d’empreinte sur la toile.
    Amélie Ducommun a passé toute sa vie entre la France et l’Espagne, ce sont ces paysages montagneux et marins que l’on retrouve dans ses toiles.

    Récemment elle a réalisé le projet « Walking in Memories », une installation totale : les œuvres y sont suspendues aux murs, suspendues parfois à la manière de « Kakemono », mais aussi des œuvres montrés directement au sol. Cette scénographie invite les spectateurs à s’immiscer totalement dans l’univers d’Amélie Ducommun

  • FLO ARNOLD

    FLO ARNOLD

    Son métissage culturel, élément constitutif de son travail, s’est forgé grâce à de nombreux voyages et séjours à l’étranger, en Afrique, Europe et aux États-Unis. Ses installations témoignent de ce nomadisme existentiel : ses gestes sont le résultat de son parcours.
    Elle a participé en 2016 à la Biennale de Marrakech, durant laquelle elle a exposé au Musée de la Palmeraie, pour la première fois, ses installations en papier hydrofuge sur laiton gainé.
    Ses créations sont souvent retro éclairées et parfois complétées par du son.
    Le matériau utilisé, le papier japonais blanc, suggère l’éphémère et la fragilité, mais aussi une forme d’évanescence soulignée par leur apparente lévitation.
    Les sculptures de Flo Arnold flottent ainsi dans des espaces qui ouvrent à la pensée, à la spiritualité, au voyage intérieur.
    Citoyenne du monde, elle nourrit de manière métaphorique ses sculptures de ses rencontres.

    Flo Arnold est née en France et a grandit au Maroc, à Casablanca. Elle a eu de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger, notamment à la Biennale de Marrakech en 2014 et en 2016 ; à la Loo & Lou Gallery à Paris en 2018. Elle a aussi montré ses oeuvres lors d’expositions collectives, à la Fondation Pierre Berger et à l’Institut du Monde Arabe en 2013 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech, en 2014 ; à l’Institut Bernard Magrez, à Bordeaux, en 2017, entre autres.
    Actuellement elle vit et travaille entre le Maroc et la France.

  • LOUISE FRYDMAN

    Louise Frydman est une artiste française née à Paris en 1989.
    Elle est diplômée de l’école d’art L’ESAG-Penninghen en 2012 et étudie la photographie à l’International Center of Photography de New-York. Elle vit et travaille en Bourgogne. 
    Louise Frydman a commencé par composer des œuvres en papier blanc légères et délicates puis, en 2015, se tourne vers la céramique et crée alors sa pièce monumentale « La Fée des Pétales » qui sera suspendue dans la cour de l’Hôtel de Croisilles, à Paris. Elle conservera dans son traitement de la céramique la matité blanche du papier ainsi que la finesse de la matière. Ses sculptures, miroirs ou installations mobiles, inspirées des formes de la nature, jouent avec la lumière et le mouvement. 
    Toujours la même année, en 2015, sa rencontre avec le céramiste Jean-François Reboul lui permet d’approfondir son apprentissage et d’affirmer sa démarche artistique. 
    En 2017 et 2019, l’artiste participe à la biennale Révélations qui se tient au Grand Palais. Elle collabore aujourd’hui avec des maisons de luxe telles que Hermès, ou Yiqing Yin Haute couture et diffuse également ses sculptures auprès de décorateurs tels que Minassian Chahan. 
    En juin 2019, Louise Frydman se voit remettre le Prix « 1 immeuble, 1’oeuvre » par le Ministre de la Culture Franck Riester, pour sa collaboration avec Vinci Immobilier.
    Son travail a également été sélectionné au Concours International ICAA Blanc de Chine à l’occasion de l’exposition du même nom à Beijing en août 2019. 

    Depuis 2015, ses sculptures sont présentées au showroom du designer Philippe Hurel à Paris et à la galerie parisienne Amélie Maison d’Art.
    La galerie Loo & Lou a présenté pour la première fois les œuvres de Louise Frydman à la Foire d’art JustLX à Lisbonne en mai 2019. Pour cette seconde collaboration avec Loo & Lou, l’artiste a été invitée à investir l’espace de l’Atelier, avec une proposition qui s’inscrit entre installation et exposition.

  • DAN BARICHASSE

    Dan Barichasse est né à Casablanca, au Maroc, en 1949. Il vit et travaille à Paris. Son œuvre picturale s’amorce dès 1976. D’expression minimale et formelle à ses débuts, sa peinture évolue, prend corps, intègre le motif et tente de redéfinir le paysage selon une approche contemporaine. Progressivement, les thématiques de la mémoire et du temps, de la création et des engendrements se nouent dans des cycles qui vont imprimer à son œuvre permanence et mutation. Les séries « Au commencement », « Passages », « Figures aux sources », « Déluges » illustrent cette période. Un langage pictural proche de la poésie prend forme. Aujourd’hui encore, cette expression laisse affleurer les figures et les évocations du minéral, du végétal, de l’animal et de l’humain. Ce travail questionne les processus de mutation de la matière qui, de recomposition en décomposition, se réduit à l’état de poussière et qui, régressant jusqu’à la genèse primordiale des formes, s’épure en spiritualité (comme dans les séries « Poussières d’ombres », « Peintures pauvres », « Buisson ardent »). Une extrême fluidité caractérise ces œuvres où l’éphémère, l’ombre, la poussière et le feu font pacte avec l’inépuisable et vigoureuse insistance des formes, comme dans les séries « Éternel éphémère », « Âmes errantes » et « Tondos ». Les œuvres de Dan Barichasse ont fait l’objet d’acquisitions du Fonds National d’Art Contemporain, des collections de la Ville de Paris, et d’expositions en France et à l’étranger, notamment en Belgique, en Espagne, en Israël et au Québec, à l’occasion d’une trentaine d’expositions solos et de nombreuses expositions de groupe.

JUSTLX
16.05.19 – 20.05.19

JUST LX

16.05.2019 – 20.05.2019

La Loo and Lou Gallery a participé à l’édition 2019 de JustLX, à Lisbonne, Portugal. A cette occasion, la galerie a présenté les univers des artistes Dominique Lacloche, Louise Frydman, Tana Chaney et TANC sur le Stand B2 du 16 au 20 mai 2019.

  • Vue du stand à la foire JustLX

  • Vue du stand à la foire JustLX

  • Vue du stand à la foire JustLX

  • Vue du stand à la foire JustLX

  • Vue du stand à la foire JustLX

DOMINIQUE LACLOCHE

Dominique Lacloche est née en 1960 à Rome (Italie). Elle vit entre Paris et Londres.
Depuis plus de vingt ans elle crée des œuvres motivées par la matière et la forme de la Gunnera Manicata, plante aux feuilles monumentales datant de l’ère Jurassique.

Sa méthode se veut exploratoire et empirique : une expérience initiale de révélation photographique à même la feuille de Gunnera a engendré une première « feuille-image », amorce d’une série d’expériences de mise en abyme plasticienne (sculpture, photographie, peinture) ou convoquant des systèmes temporels évolutifs et organiques (montage cinématographique, animation numérique, sound design et composition musicale électroacoustique).

Son travail artistique est éclairé par sa vision en peinture et en architecture, disciplines qu’elle a étudiées et pratiquées de longues années.
Elle a exposé en différents lieux (voir CV). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées à travers le monde.
Dominique Lacloche est représentée par la Loo & Lou Gallery.

LOUISE FRYDMAN

Louise Frydman est née en 1989 à Paris. Diplômée de l’ESAG-Penninghen en 2012 et formée en photographie à l’International Center of Photography de New-York en 2013.
Louise est une artiste pluridisciplinaire qui s’est tournée vers la céramique.

C’est le travail du papier qui l’amène à l’usage de l’argile, devenue sa matière de prédilection. Ses sculptures, miroirs, ou installations mobiles en faïence blanche jouent avec la lumière et le mouvement. Son travail est une exploration des formes de la nature.
Elle recherche la rencontre entre force et fragilité en travaillant ses sculptures de manière éthérée dans leurs formes, et puissante par leurs dimensions souvent monumentales.

Au-delà des formes et de la matière, c’est la rencontre entre l’œuvre et son environnement qui l’intéressent, l’interaction entre l’art et l’architecture. Elle tient à créer une relation directe et intime avec le public en leur offrant une vision poétique du monde, provoquant l’imaginaire aussi bien dans des lieux dédiés à l’art que dans des espaces accessibles à tous. C’est son émotion qu’elle essaie de donner à voir.
L’artiste collabore aujourd’hui avec des maisons de luxe telles que Hermès, Bonpoint ou Yiqing Yin haute couture. Elle vit et travaille entre Paris et la Bourgogne.

TANA CHANEY

Tana Chaney est née en 1978 à Sofia en Bulgarie où elle fait ses études secondaires au Lycée des Arts Appliqués. Elle part s’installer à Paris en 1997 pour passer le concours de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Elle en sort diplômée après avoir étudié dans l’atelier Vladimir Velickovic et dans celui de Dominique Gauthier.

En janvier 2014, l’artiste présente sa première exposition personnelle, « Corps », à la galerie Myriam Bouagal à Paris. Tana Chaney cherche à exprimer dans sa peinture le corps tel que nous le vivons de l’intérieur, ses interactions avec l’extérieur, avec l’autre, ses métamorphoses, ses mouvements et ses contradictions.

Avec sa deuxième exposition personnelle, “Ma place, mon corps”, l’artiste continue d’interroger son rapport au corps. En septembre 2017, elle expose à la Galerie L’Arrivage, à Troyes. À cette occasion, elle publie toujours sur la même thématique “Corps Traits”, un recueil de textes accompagnés d’encres qui seront présentes à JUSTLX, à Lisbonne.

TANC

TANC (Tancrède Perrot) est né à Paris en 1979, où il vit et travaille. Dès son adolescence, sur les bancs de l’école, il commence à noircir les pages de son cahier d’écolier avec des écritures belles et indéchiffrables. Avec la maturité d’un artiste plasticien et graffeur, il réélabore le thème de l’écriture en approfondissant la recherche sur le geste, la matière, le trait et la graphologie.

Influencé par ses nombreux voyages en Afrique du nord et en Asie, ainsi que par le contact avec la calligraphie arabe et les idéogrammes, son projet artistique se tourne vers l’esthétique de l’écriture : les phrases condensées laissent apparaitre des compositions abstraites. Les formes qui nous permettent de communiquer acquièrent un statut autonome et mystique, détaché de l’expression commune de la signification. Tanc établit un lien direct entre le geste et l’écriture, dans un processus de répétition de signes qui s’approche de l’état de transe. Guidé par une gestuelle rapide quasi métronomique qui surgit spontanément de son esprit, l’artiste produit ces signes comme expression plastique du rythme, de la syntaxe, et du débit des jaillissements de son inconscient. Ils scandent la toile et s’inscrivent dans un système plus global, sorte de cartographie imaginaire d’un nouveau territoire du langage, illisible au sens littéral mais ouvrant un nouveau champ de compréhension. Ses œuvres ont été exposées à travers le monde, de Paris à New Delhi, de New York à Shanghai.

ART PARIS ART FAIR
04.04.2019 – 07.04.2019

ART PARIS ART FAIR
2019

04.04.2019 – 07.04.2019

La Loo and Lou Gallery a participé à l’édition 2019 d’Art Paris Art Fair. A cette occasion, la galerie a présenté les univers des artistes Lydie Arickx, Flo Arnold et Catherine Wilkening au Stand A21 du 4 au 7 avril.

  • Vue du stand © Loo & Lou Gallery
  • Vue du stand © Loo & Lou Gallery
  • Vue du stand © Loo & Lou Gallery
  • Catherine Wilkening, « La Fillette Rouge I », porcelaine, 80 x 45 x 45 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Vue du stand © Loo & Lou Gallery
  • Catherine Wilkening, « L’Impermanence II », porcelaine, 110 x 60 cm, 2019 © Loo & Lou Gallery
  • Flo Arnold, « Histoire de Vie », Installation, papier Wenzhou papier ciré, armature en laiton gainé, Led 200 x 290 cm, 2019 © Loo & Lou Gallery
  • Lydie Arickx, « La cage Thoracique », technique mixte, bêton, acier, 250 x 270 x 230 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Vue du stand © Loo & Lou Gallery
  • Lydie Arickx, Sans titre, céramique enfumée, 135 x 30 x 25 cm , 2018 © Loo & Lou Gallery

LYDIE ARICKX

Peintre et sculpteur, Lydie Arickx est née en 1954 à Villecresnes de parents d’origines Flamande. Après des études (1974-1978) à l’École supérieure d’arts graphiques de Paris (ESAG),
présentée par Roland Topor, elle obtient sa première exposition personnelle en 1979 à la galerie Jean Briance (pastels et huiles).
Dès le début des années 1980, elle participe à des évènements internationaux comme la foire de Bâle, la FIAC ou Art Paris.
En 1988, elle présente son travail en Belgique, en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas puis en Espagne et aux États-Unis (première exposition présentée par Amaury Taittinger à New York aux côtés de Francis Bacon).

L’artiste organise régulièrement des événements culturels sur de grandes scènes nationales (Art Sénat 2001…) mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant (stages de créativité pour les écoles, entreprises, hôpitaux… manifestations culturelles, expositions.
Plusieurs de ses œuvres figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée National d’Art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan, MACS Saint-Vincent-de-Tyrosse, fresque pour la commémoration du centenaire des arènes de Dax en 2013…).

Son atelier est considéré comme un lieu d’expérimentation à part entière qu’elle aime partager avec tous publics.

FLO ARNOLD

Son métissage culturel, élément constitutif de son travail, s’est forgé grâce à de nombreux voyages et séjours à l’étranger, en Afrique, Europe et aux États-Unis. Ses installations témoignent de ce nomadisme existentiel : ses gestes sont le résultat de son parcours. Elle a participé en 2016 à la Biennale de Marrakech, durant laquelle elle a exposé au Musée de la Palmeraie, pour la première fois, ses installations en papier hydrofuge sur laiton gainé. Ses créations sont souvent retro éclairées et parfois complétées par du son. Le matériau utilisé, le papier japonais blanc, suggère l’éphémère et la fragilité, mais aussi une forme d’évanescence soulignée par une apparente lévitation. Les sculptures de Flo Arnold flottent ainsi dans des espaces qui ouvrent à la pensée, à la spiritualité, au voyage intérieur.
Citoyenne du monde, elle nourrit de manière métaphorique ses sculptures de ses rencontres

Flo Arnold est née en France et a grandit au Maroc, à Casablanca. Elle a eu de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger, notamment à la Biennale de Marrakech (Maroc), en 2014 et en 2016 et à la galerie Loo & Lou, à Paris (France), en 2018. Elle a aussi montré ses oeuvres lors d’expositions collectives, à la Fondation Pierre Berger, à Paris (France) et à l’Institut du Monde Arabe, à Paris (France), en 2013 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech (Maroc), en 2014 ; à l’Institut Bernard Magrez, à Bordeaux (France), en 2017, entre autres.
Récemment, lors de la foire JustMad 2019 à Madrid, l’oeuvre Formes Nomades a été distinguée par le Premier Prix de la Room Mate Collection.
Actuellement elle vit et travaille entre le Maroc et la France.

CATHERINE WILKENING

Née à Dijon en 1963, Catherine Wilkening vit et travaille à Paris où elle se consacre à la sculpture à partir de 2003. Ce n’est véritablement qu’en 2015 qu’elle accepte d’exposer publiquement ses œuvres.
L’artiste doit également sa renommée à sa carrière de comédienne depuis le milieu des années 1980.
Ses sculptures s’inspirent et se nourrissent depuis toujours de la figure féminine, avec pour thèmes obsessionnels : la naissance, le chaos, la mort – la renaissance –, et lui procurent la jouissance d’accoucher éternellement, à partir d’une sensation, d’un mot, d’une image qui l’obsède ou s’impose dans l’instant.
À l’occasion de Art Paris, elle choisit de revisiter le Petit Chaperon Rouge, qui finit par devenir elle-même louve et mange la mère, la grand-mère et tous les loups. Une allégorie à ces bouches géantes et dévoreuses, à ceux que l’on nomme cannibales, car ils se nourrissent de leurs semblables.

Catherine Wilkening a participé à de nombreuses expositions collectives, telles que “Nature” à la Galerie Caroline Tresca, à Paris, France en 2016 ; à l’espace Suspenso, à Lisbonne, Portugal, en 2017 ; à la galerie HOMA à Lisbonne, Portugal, en 2018.
Elle a aussi présenté son travail lors d’expositions personnelles, notamment à la Galerie YenakArt Villa, à Bangkok, Thaïlande, en 2015 ; à la Vivienne Art Galerie, à Paris, France, en 2017 ; à la Loo & Lou Gallery, à Paris, France, en 2018 ; à la Ibugallery, à Paris, France, en 2018, entre autres.

La dernière période de l’œuvre de Matthias Contzen, s’inscrit dans la perspective d’un ensemble de quatre sculptures en basalte noir, choisies par l’artiste comme les expressions les plus abouties de ses recherches des années 2 000. Fusion, 2007, de même que Together We Are Strong, 2005, Slow Motion, 2010, et Family, 2011 – exposées dans l’espace du Haut Marais – explorent déjà l’intériorité de la matière. Entre matité et brillance, leurs formes organiques et sensuelles ondulent, se jouent de leurs interstices et tendent vers l’infini. Dans un langage abstrait à la fois personnel et universel, s’exprime une même aspiration : réunir, embrasser une harmonie aussi originelle que fragile.

JUST MAD
26.02.19 – 03.03.19

JUST MAD
2019

26.02.2019 – 03.03.2019

La Loo and Lou Gallery a participé à l’édition 2019 de Just Mad, à Madrid, Espagne. A cette occasion, la galerie a présenté les univers des artistes Flo Arnold, Christophe Miralles et Paul de Pignol sur le Stand C12 du 26 février au 3 mars 2019.

Forme Nomade, Installation, papier Wenzhou, papier ciré, armature en laiton gainé, Led, 140 x 270 cm, 2019

FLO ARNOLD

Son métissage culturel, élément constitutif de son travail, s’est forgé grâce à de nombreux voyages et séjours à l’étranger, en Afrique, Europe et aux États-Unis. Ses installations témoignent de ce nomadisme existentiel : ses gestes sont le résultat de son parcours.
Elle a participé en 2016 à la Biennale de Marrakech, durant laquelle elle a exposé au Musée de la Palmeraie, pour la première fois, ses installations en papier hydrofuge sur laiton gainé.
Ses créations sont souvent retro éclairées et parfois complétées par du son.
Le matériau utilisé, le papier japonais blanc, suggère l’éphémère et la fragilité, mais aussi une forme d’évanescence soulignée par leur apparente lévitation.
Les sculptures de Flo Arnold flottent ainsi dans des espaces qui ouvrent à la pensée, à la spiritualité, au voyage intérieur.
Citoyenne du monde, elle nourrit de manière métaphorique ses sculptures de ses rencontres.

Flo Arnold est née en France et a grandit au Maroc, à Casablanca. Elle a eu de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger, notamment à la Biennale de Marrakech en 2014 et en 2016 ; à la Loo & Lou Gallery à Paris en 2018. Elle a aussi montré ses oeuvres lors d’expositions collectives, à la Fondation Pierre Berger et à l’Institut du Monde Arabe en 2013 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech, en 2014 ; à l’Institut Bernard Magrez, à Bordeaux, en 2017, entre autres.
Actuellement elle vit et travaille entre le Maroc et la France.

CHRISTOPHE MIRALLES

Le travail de Christophe Miralles est axé sur une recherche constante de l’identité.
Représentées seules ou en couple, ses silhouettes sont des figures simples, intemporelles et universelles, emblématiques de la présence humaine. L’artiste propose ainsi des images que l’on peut s’approprier et appliquer à notre propre histoire.
Il explore depuis vingt ans cette même thématique, tout en creusant ses recherches et son écriture picturale.

Christophe Miralles, artiste franco espagnol, vit et travaille entre la France et le Maroc.
Il a présenté son travail lors de nombreuses expositions personnelles, notamment au Musée du Mémorial de Caen, en 2008 ; à la Biennale de Marrakech en 2014 et en 2016 ; à la Loo & Lou Gallery, à Paris en 2018.
Il a également participé à plusieurs expositions collectives, à la Biennale de Cachan en 2016, à la Biennale de Marrakech, avec la galerie Yakin&Boaz en 2014 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech, en 2014, entre autres.

Plaisir, huile sur toile, 55 x 46 cm, 2019

PAUL DE PIGNOL

Paul de Pignol est né en France en 1965. Il vit et travaille à Paris.
En 1984, il entre à l’École nationale supérieure des Beaux Arts de Paris, dans l’atelier de peinture de Pierre Carron. Il a notemment exposé à la galerie Fred Lanzenberg à Bruxelles (Belgique), en 2000 ; à la galerie Koralewski à Paris (France), en 2002 ; à la galerie Lillebonne à Nancy (France), en 2003 ; au Château de Nemours (France), en 2008 ; à la Loo & Lou Gallery à Paris (France), en 2017.

Il réalise sa première sculpture « Fille au Ballon » en 1989, inspiré par les Venus de Lucas Cranach. Peu à peu la sculpture s’impose dans son travail. Plus tard, à partir de 2010, le dessin prend une importance particulière lorsqu’il décide de lui consacrer un atelier spécifique à Paris. Dès lors, une parenté s’instaure comme une évidence entre ces disciplines. Les dessins de l’artiste sont le prolongement d’un travail de recherche sur les volumes où il perpétue le geste du sculpteur en posant la lumière par petites touches d’effacement de matière sur la feuille noircie de poudre de fusain. Les corps ainsi révélés possèdent une présence spectrale.
Qu’il sculpte, peigne ou dessine, l’artiste révèle un processus unique, une plongée dans la substance intime de l’être.
Le travail de Paul de Pignol se concentre principalement sur la figure féminine autour de thématiques universelles, la naissance, la vie et la mort.

Figure de roche V, bronze, 34 x 7,5 x 6,5 cm, 2008, Ed 4/4

MÉTAMORPHE(S)
ARGHAËL
20.03.2019 – 11.05.2019

Métamorphe(s)

Arghaël

Loo & Lou Gallery – Haut Marais
Du 20.03.19 au 11.05.19
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale
  • Vue d’exposition Métamorphe(s) © Stéphane Cardinale

Parois anatomiques

Après Raw en 2016, et Skin(s) en 2017, Arghaël propose une nouvelle exposition à la Loo & Lou Gallery intitulée Métamorphe(s) où il prolonge son rapport au corps, où il accentue ses figures aériennes et surprenantes. L’artiste, tel un animal cherchant l’âme des êtres et des choses, accroché à la paroi de ses toiles, nous dévoile des corps virevoltants qui dialoguent avec les grands dessinateurs qui se sont confrontés à la puissance déterminée et sensuelle des modèles d’Egon Schiele à Bacon en passant par les corps filiformes de Giacometti et les visages organiques d’Artaud. Mais Arghaël tient à voyager ailleurs, à galoper avec les matières, à escalader une roche en lin tendu afin de restituer de cette course avec le temps une force, un assaut et une candeur non préméditée.
Il convient de revenir aux origines de l’art, à l’art rupestre, aux premières représentations où le fusain joue le rôle de cet outil incandescent, passé par le feu, qui traduit les formes rituelles de la perception. Arghaël cherche alors dans ces figures volantes et dansantes à recréer la musique anatomique des premiers temps, un concert amniotique où les corps se replient et se plient dans un cortège de chairs consumées.

Distorsions vivantes

Les chairs surgissent… la toile devient une nouvelle peau où s’est jouée la rencontre de l’artiste en mouvement et du modèle immobile. L’artiste est à l’horizontal à quatre pattes sur la toile pour faire tourner les chairs vives ; et le modèle stoïque regarde cette agitation vitale de l’artiste qui transforme son corps en matière brute. Il s’agit d’une transmutation des corps, d’un passage, d’un accueil. Il s’agit de toucher l’instant, de laisser place à l’accident, aux poussières ténues du fusain et des pastels qui parfois se cassent sous la pression des gestes francs de l’artiste. Il s’agit de distordre le réel et faire naître une folie de vie, un langage.

Mutations des corps

L’autre visage des dessins d’Arghaël, c’est la transformation des corps, la fusion métamorphe. Il tend à mélanger, à complexifier les figures qui évoquent à la fois l’extase et la souffrance dans un tressage paradoxal des émotions. Le corps se tord et lévite en même temps, créant un suspens, une énigme à déchiffrer. La collusion des sexes s’invite également dans cette danse alchimique. Quand il dessine le corps d’une femme, il soustrait certains éléments de sa féminité pour créer un espace intime ambigu. Arghaël provoque des duels sur ses toiles, le modèle et l’artiste, la violence et la douceur, l’homme et la femme, le faune et la nymphe, le fusain noir et les couleurs des pastels, la vitesse et la lenteur, le mouvement et le fixe, la caresse sensuelle et la blessure âpre.
Ses œuvres sont des métamorphoses initiées par une « gaieté noire », une vision vivante du monde des corps. L’artiste invite alors le visiteur à vivre la toile, à vivre, en ricochet, cette rencontre qui a eu lieu ; et ainsi, il nous offre à voir une chair nouvelle, fruit de cette mutation des corps.

Lionel Dax, extrait Métamorphe(s), Mars 2019

GERMINATION
Peintures et pastels
FRED KLEINBERG
30.01.2019 – 09.03.2019

Germination

Peintures et pastels
Fred Kleinberg

Loo & Lou Gallery et L’Atelier
Du 30.01 au 09.03.19
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg
  • Vue d’exposition Germination, Fred Kleinberg

Cette exposition met en évidence les correspondances entre l’homme et le principe dynamique de la nature, inhérente à chaque être. « La transformation de la violence en beauté », dont nous parle Fred Kleinberg, aboutit à la nature sauvage, cette autre face organique de l’intériorité de l’homme. Au sens de Cézanne : « Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience. » Cette invocation de la nature inscrit l’humain dans une cosmogonie en correspondance avec les éléments et les changements de saisons, les cycles de la lune et l’alternance des marées basses et hautes.

Dans les grandes peintures de paysage le spectateur découvre une forêt, dans une autre toile une cascade. Ces lieux, nés de l’imaginaire de Fred Kleinberg, sont autant des réminiscences de ses voyages qu’un désir de nature. Il s’agit de paysages mentaux, marqués par l’absence de toute figure. Le paysage devient ici un écran de l’imaginaire, un espace de projection par excellence. Pour Fred Kleinberg, il est celui de son désir de s’immerger et de disparaître dans la terre. S’instaure alors sur la toile un dialogue avec les sensations du paysage : la brume montant dans les sous-bois, les clapotis des vagues contournant la masse des rochers, la respiration de l’humus. « Comment rendre palpable la vie d’une feuille, d’une branche, d’un tronc, lorsque celui-ci devient aussi vivant qu’un regard. » nous dit Fred Kleinberg.

Dans les dessins/pastels de Fred Kleinberg, la figure humaine est perçue comme un corps composite dont chaque partie est reliée à l’univers, appartenant aussi bien aux règnes végétal, minéral qu’animal. Compris dans sa relation avec son environnement naturel, l’homme devient alors une interface vivante, propre à suggérer une nouvelle alliance entre nature et culture.

Jeanette Zwingenberger – extraits

YOU AND I ARE EARTH
OLIVIER DE SAGAZAN
07.11.2018 – 19.01.2019

You and I are earth

Olivier de Sagazan

Loo & Lou Gallery Haut Marais
Du 07.11.18 au 19.01.19
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
  • Vue d’exposition You And I Are Earth, Olivier de Sagazan
Vue d’exposition © Looandlou Gallery

« De tous les phénomènes ou apparitions, propres au vivant, le plus admirable est l’apparition elle-même. » Thomas Hobbes, ici, par une ellipse magnifique rend compte du mystère de la chair : visible et voyante.
La défiguration en art, c’est le passage de la Sainte Face à la Tête viande ; une ruse de l’artiste pour tenter de déplier, de comprendre le mystère de la chair, et enfin sortir de ces hallucinations collectives qui amènent à des croyances absurdes. Peintures, sculptures, performances, restent pour moi des tentatives de m’approprier la logique du vivant et de découvrir sa vraie face : comment la matière aveugle de la pierre peut-elle en se complexifiant devenir voyante chez l’animal ? Chaque être vivant est une une caisse de résonance , un « Lieu » unique à partir duquel un Monde pour soi va s’ouvrir, fût-il bactérie, crapaud, ou être humain.
Je voudrais ici m’étonner et me ravir du théâtre qui se joue dans chaque organisme. »
Olivier de Sagazan.

Après Êtres-Chairs à la Chapelle des Franciscains, Olivier de Sagazan poursuit son exploration sur la thématique du vivant à la galerie Loo & Lou qui prend pour l’occasion l’apparence d’un cabinet de curiosités.

« Je travaille essentiellement avec de l’argile et de l’herbe qui forment une sorte de torchis. Technique utilisée depuis des millénaires pour construire des murs, mais qui s’avère aussi passionnante pour réaliser le support d’une peinture ou d’une sculpture. J’aime profondément ce matériau en ce qu’il parle de nos origines. Toutes mes expositions pourraient de fait s’intituler You and I are Earth. Il y a en nous un lien à la terre qui a engendrée la vie. La Terre notre planète m’apparaît comme une sorte de grand organisme vital qu’il nous faut protéger. »
Olivier de Sagazan.

NELSON MAKAMO

Decoration of the Youth, charcoal, pastel, ink and oil on Belgian linen canvas, 200×250 cm, 2019, ©Andile Buka

NELSON MAKAMO

Nelson Makamo vit et travail à Johannesburg. Il est né en 1982 dans la ville de Modimolle, dans la province du Limpopo en Afrique du Sud. Montrant une étonnante aptitude artistique et un intérêt pour le dessin et la peinture, il a perfectionné sa pratique artistique à l’Artist Proof Studios de Johannesburg où il a étudié pendant 3 ans.

Makamo a montré son travail dans des expositions collectives et individuelles en Afrique du Sud, en Europe, en Angleterre et aux États-Unis, lui permettant ainsi de voyager et de travailler dans divers endroits. Il a participé à plusieurs expositions de groupe notamment aux côtés d’autres artistes sud-africains, dont David Koloane, Colbert Mashile, Deborah Bell et William Kentridge.

Le travail de Nelson est particulièrement inspiré et influencé par l’innocence des enfants des zones rurales sud-africaines. Ils incarnent pour lui la paix et l’harmonie auxquelles nous aspirons tous. Pour lui, la joie et la simplicité avec laquelle les enfants perçoivent la vie et les rapports humains réside encore en chacun de nous. Ainsi, il souhaite faire revivre ces notions oubliées chez le spectateur.

Le travail de Nelson Makamo fait parti de plusieurs collections telles que celles de l’icône de la mode Giorgio Armani, de la musicienne Annie Lennox, de Hanzehof Zutphense Kunst Collectis, du DJ Black Coffee, du producteur Swizz Beatz, de la célèbre Oprah Winfrey et de la réalisatrice Ava Duvernay. Plus récemment il a été invité par cette même réalisatrice à faire la couverture de l’édition spéciale du TIME de Février.

 

EXPOSITIONS

2018
FNB Joburg art fair, Stand Ll Editions, Johannesburg, Afrique du Sud.
The Re-awakening, CIRCA Gallery, Le Cap, Afrique du Sud.
1:54, exposition collective, Stand GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
2017
1:54, Stand GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
No Commission, Dean Collection, Berlin, Allemagne.
We are the souls of Azania, GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
Salon Zurcher Africa Art Fair, exposition collective, Zurcher Gallery, New York, États-Unis.
DDESSIN17, foire de dessin contemporain, exposition collective, Atelier Richelieu, Paris, France.
Fuir, exposition collective, Fondation Blachère, Apt, France.
Résidence, Fondation Blachère, Apt, France.
2016
Dipôlelo, Galerie Fatiha Selam, sous le commissariat Anna Reverdy, Paris, France.
Post It, exposition collective, Constitution Hill, Johannesburg, Afrique du Sud.
Résidence, SAFFCA Fondation, Saint-Émilion, France.
2015
1:54, exposition collective, Stand CIRCA Gallery, Londres, Angleterre.
2014
Everard Read, Le Cap, Afrique du Sud.
Everard Read, Johannesburg, Afrique du Sud.
FNB Joburg art fair, exposition collective, Stand Everard Read Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.
Winter, exposition collective, Everard Read Gallery, Le Cap, Afrique du Sud.
2013
Salon 91, Le Cap, Afrique du Sud.
2012
Figuring differences, exposition collective, Andrew Lamprecht commissaire d’exposition, salon 91, Le Cap, Afrique du Sud.
Les 21 ans de Artist Proof Studio, exposition collective, Johannesburg Art Gallery, Afrique du sud.
2011
Museum of Africa, Johannesburg, Afrique du Sud.
2010
Young Contemporaries, exposition collective, Galleria Nikki Diana Marquardt, Paris, France.
2009
Sharing Realities II, African Studies Centre, Leiden, Pays-Bas.
Walking with Me, UTS Gallery, Edinburg, Écosse.
A Place I Call Home, Gallery on the Square, Johannesburg, Afrique du Sud.
City Link, exposition collective, Gallery 23, Amsterdam, Pays-Bas.
Gallery on the Square, exposition collective, Sandton, Johannesburg, Afrique du Sud.
2008
Moving into Light, KZNSA Gallery, Durban, Afrique du Sud.
Sharing Realities, Gallery Izarte, Zutphen, Pays-Bas.
2007
Cultural and Business Art Exhibition, exposition collective, Somma Lombardo, Italie.
Making Identity, exposition collective, The Thompson Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.
2006
Ten Years of Printmaking, exposition collective, David Krut Print Studios, Johannesburg, Afrique du Sud.
2005
Walk with me, Obert Contemporary Art Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.

  • We are Angels with Dirty Faces Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge 160 x 120 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Women of Colour Fusain, acrylique et pastel sur papier 160 x 120 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Untitled Fusain, acrylique et pastel sur papier 65,5 x 50 cm, 2019 ©Andile Buka

  • To Paris with Love Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge 160 x 120 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Untitled Fusain, acrylique et pastel sur papier 100 x 70 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Proud to be an African Fusain, acrylique et pastel sur papier 160 x 120 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Untitled Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge 50 x 50 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Untitled Fusain, acrylique et pastel sur papier 100 x 70 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Precious Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge 160 x 120 cm, 2019 ©Andile Buka

  • Untitled Fusain, pastel et huile sur toile de lin belge 200 x 150 cm, 2019 ©Andile Buka

ARGHAËL

ARGHAËL

Réalisateur de formation pour le cinéma et la publicité, Arghaël est fasciné par le corps humain, ce corps longtemps filmé et ausculté à travers le prisme de la caméra et du montage.

Peu à peu, il se tourne vers un autre mode d’expression brut et charnel. Commence alors un dialogue intime avec le dessin au fusain. Arghaël a suivi l’enseignement de Gérard Venturelli aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris, section modèle vivant. Encouragé par de récentes rencontres dans des galeries à Berlin et Los Angeles, il décide de montrer pour la première fois son travail en 2015.

Presque simultanément, l’artiste exposera, pour sa première exposition collective, plusieurs de ses œuvres à Los Angeles dans le cadre de Art Share L.A. 2016 Spring Gallery Series ainsi qu’à Paris à la Loo & Lou Gallery. Dans son exposition plus récente « Métamorphe(s) » à Loo & Lou, il montra une série de 15 dessins qui forme sa manière de voir le monde, et donne une définition de ce que c’est d’être humain, à travers le mystère de la chaire.  

EXPOSITIONS

2019
Métamorphe(s), Loo&Lou Gallery, Paris, France.
2018
DDessin, Loo&Lou Gallery, Paris, France.
Le Mur Rouge, Hôtel de Ville de Sceaux, France.
2017
SKIN(S), Loo & Lou Gallery, Paris, France.
2016
Show Grow, Gallery, Downtown Los Angeles, États-Unis.
Shades of Winter, Art Share, Downtown Los Angeles, États-Unis.
RAW, Loo&Lou Gallery, Paris, France.

  • Bird, Fusain, 50×65 cm, 2013 ©Arghael
  • Nu penché, fusain, 50×65 cm, 2014 ©Arghael
  • Maelstrom, fusain et acrylique, 115×130 cm, 2015 ©Arghael
  • Loup, fusain, 50×65 cm, 2013 ©Arghael
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 34,5 x 46 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 77 x 106,5 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 34,5 x 46 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 106,5 x 76,5 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile et peinture acrylique, 212 x 134 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 167 x 108,5 cm, 2016 © Arghaël

L’ÉTERNITÉ ET UN JOUR
JEAN-CHRISTOPHE BALLOT
09.11.2018 – 18.01.2019

L’ÉTERNITÉ ET UN JOUR

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT

Loo & Lou Gallery Haut Marais
Du 09.11.2018 au 18.01.2019
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
  • Vue de l’exposition L’éternité et un jour Jean-Christophe Ballot
Vue de l’Exposition l’Eternité et un jour ©Loo & Lou Gallery

Le titre de l’exposition – L’éternité et un jour – reprend le titre du film de Theo Angelopoulos, primé à Cannes en 1998. En associant deux rapports au temps, le titre de l’exposition exprime toute la complexité du rapport que nous entretenons avec la figure de la Vanité : la permanence et la finitude.

Cette détermination à saisir et à rendre visible le travail du temps oriente le travail du photographe et devait le conduire un jour à se mesurer explicitement avec les Vanités. Que les rituels soient chrétiens ou animistes, on retrouve le crâne, réalité autant que motif de l’universel memento mori (souviens- toi que tu vas mourir). C’est à l’occasion d’une résidence d’artiste durant l’été 2017 au monastère de Saorge (résidence gérée par le Centre des monuments nationaux), que Jean-Christophe Ballot a développé un travail sur le thème des Vanités. L’artiste emportait avec lui deux crânes en résine conçus pour les étudiants en médecine. Il a délicatement patiné la surface blanche du premier et peint le second en or.

Pour ce travail, Jean-Christophe Ballot a réalisé les prises de vues avec un appareil numérique. Au gré des sujets, il développe ses fichiers en noir et blanc ou en couleur, réalise des épreuves dans des formats allant du 40×60cm au 100x150cm et sur des supports aussi variés que les tirages noir et blanc barytés, les impressions lambda ou pigmentaires. Il attache une grande importance au choix du papier, de ses qualités de restitution et du sujet de l’image.

Au-delà du mode opératoire, chaque image nous propose une réflexion poétique, philosophique ou spirituelle. Par ses œuvres, Jean-Christophe Ballot nous invite à la méditation.

FRED KLEINBERG

Fluidité II, huile sur toile, 200 x 200 cm, 2013 © Bertrand Rieger

FRED KLEINBERG

Fred Kleinberg est né en 1966 à Paris. Formé à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), il expose son travail depuis 1985 en Europe, aux États-Unis, en Inde et en Chine.

Il procède par séries. Chaque nouvelle série s’accompagne naturellement, intuitivement de voyages. Artiste globe-trotter, il est sélectionné pour de multiples résidences d’artiste : la Villa Médicis à Rome en 1996 en collaboration avec la romancière Kits Hilaire, le Musée d’art contemporain de Moscou en 2001, Art Résidence of Pondichéry en 2004 en Inde, en Chine en 2010 en collaboration avec la Hong Merchant Gallery de Shanghai et en Inde en 2018 au sein de l’université de Shantiniketan. lI est lauréat de nombreux prix de peinture : le prix du Salon de Montrouge en 1998, le prix de la fondation Coprim en 2000, le prix de la fondation Taylor en 2008, le prix de la fondation Charles Oulmont en 2008 et le 1er prix d’art contemporain de Monaco en 2014.

Ses principales expositions retracent ces séries thématiques : « La mémoire au corps » à la Fondation Coprim à Paris en 1999 ; «D’obscénité et de fureur» au Passage de Retz à Paris en 2002 ; «Made in India» à Koehnline Museum of Art à Chicago, USA en 2006 ; «Baroque Flesh» à la galerie Polad-Hardouin à Paris en 2011 ; «Territoire d’héroïsme et de fureur», sa première exposition rétrospective, à la galerie Messine à Paris en 2012 ; « Reborn project » à la galerie Frank Pages à Genève, Suisse en 2015 ; « Odyssée » à la foire ART Elysées à Paris en tant qu’invité d’honneur en 2017.

Fred Kleinberg vit et travaille à Paris.

EXPOSITIONS

2017
Odyssée solo show, ART Elysée, Paris, France.
Reborn Project II, galerie Messine, Paris, France.
Portrait, galerie Nationale, Dubaï, Émirats-Arabes-Unis.
2016
Face to Face, galerie Nationale, Dubaï, Émirats-Arabes-Unis.
Reborn génération, Musée Krajcberg, Paris, France.
2015
Reborn project I, galerie Frank Pages, Genève, Suisse.
Du paysage à l’intime, galerie Adriano Ribolzi, Monaco.
2012
Territoire d’héroïsme et de fureur (Exposition rétrospective), galerie Messine & galerie Polad Hardouin, Paris, France.
2011
Chinese feast I, galerie Hong Merchant, Shanghai, Chine.
Baroque flesh, galerie Polad-Hardouin, Paris.France.
On stage, Centre d’art contemporain Cosmopolis, Nantes, France.
2010
Sur les grands airs de Richard Wagner, Performance picturale sur scène, Cité Internationale des Congrès de Nantes, France.
On stage, Centre d’art contemporain Cosmopolis, Nantes, France.
2009
Monstre-toi, galerie Polad-Hardouin, Paris, France.
2008
Made in India, galerie Artseefld, Zürich, Suisse.
Edition, galerie Up’ Art, Bruxelles, Belgique.
Art français/Chicago, The Art Center Highand Park & ThinkArt Gallery, Chicago, États-Unise.
2007
7EVEN, galerie ThinkArt, Chicago, États-Unis.
Portrait, galerie Artseefld, Zürich, Suisse.
2006
Made in India, Koehnline Museum of Art, Chicago, États-Unis.
ACTE II, galerie P. Friedland & A. Rivault, Paris, France.
Figure, galerie Sellem, Paris, France.
2004
At Barbés, galerie P.Friedland & A.Rivault, Paris, France.
Moscou, Travel Journal, galerie SG, Los-Angeles, États-Unis.
2003
Galerie Vorbe Fallet, Genève, Suisse.
2002
Acte II, Centre d’art contemporain, Niort, France.
D’obscénité et de fureur, Passage de Retz, Paris, France.
D’obscénité et de fureur, galerie F. Vecchio, Cannes, France.
Retour de Moscou, Résidence, Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris, Hôtel d’Albret, Paris, France.
2001
Galerie Zloto, Allemagne.
2000
La mémoire au corps, Centre d’art contemporain, Bar-le-Duc, France.
Autoportrait, galerie Koralewski, Paris, France.
1999
La mémoire au corps, fondation Coprim, Paris, France.
1998
Galerie Éric de Montbel, Paris, France.
1997
Vu de l’intérieur, galerie Éric de Montbel, Paris, France.
1996
La fosse aux astres, galerie Éric de Montbel, Paris, France.
Fragment, Fondation d’entreprise Ricard, Paris, France.

Et de nombreuses expositions collectives tant en France qu’à l’étranger, ainsi que des résidences d’artistes en Europe, Amérique, Russie, Inde … qui l’ont amené à parcourir le monde.

FLORILEGES
TONY SOULIÉ
14.09.2018 – 27.10.2018

FLORILEGES

TONY SOULIÉ / PAINTINGS

EXPOSITIONS :
Loo & Lou Gallery Haut-Marais
Du 14.09 au 27.10.18
Loo & Lou Gallery George V
Du 21.09 au 26.10.18
  • Tony Soulié, Bouton d’or, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Nouvelles des étoiles, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Noire ardente, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Fleur de désert, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Gypsi, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Dahlia noir, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Gueule de loup, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Fleur savante, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Tony Soulié, Shanghai, 180 x 125 cm tech.mixte, 2018 © Loo & Lou Gallery

Avec FLORILEGES, Tony Soulié livre son acte pictural le plus abouti, le plus rebelle, le plus libre aussi, en forme d’ode flamboyante et optimiste à la force inventive de l’homme qui peut casser tous les carcans.

Il commence donc par casser celui de l’image « désormais en trop plein technologique » dit-il, une saturation qui lui fait perdre sens. Pas de méprise ! L’artiste ne fait pas dialoguer photographie et peinture, mais interroge bien la peinture, la représentation, l’émergence de l’abstraction, la poétique de l’entre-deux.

De fait, il cherche le terrain vague de l’image, sa mise à distance, la forme jamais faite, le surgissement de la peinture pour la laisser « agiter ses pétales de couleur ».

Tony Soulié exécute donc l’image comme un meurtre bienvenu de la photographie. Il joue son polar à coups de griffures, de noyades colorées, de découpes à vif dans la texture même de l’image comme autant de trous noirs de la matière et de la représentation, comme autant de trous de mémoire et de leur échappée belle, un clin d’œil à Matisse aussi.

Avec ses FLORILEGES, l’artiste se glisse même derrière l’image. Il commence par arracher la pellicule photographique pour en dévoiler la chair où il va cultiver ses fleurs. Car si on a connu l’artiste cherchant la forme des villes de par le monde, New York, Hong-Kong, Tokyo, Shanghai, sa nouvelle cartographie est bien Botanique, « une floraison journalière ».

TONY SOULIÉ

Florilèges
Exposition du 14.09.18 au 27.10.18

VIDEO : Flowers

OLIVIER DE SAGAZAN

Sans titre, technique mixte, 130 x 161 cm, 2018 © Olivier de Sagazan

OLIVIER DE SAGAZAN

Né en 1959 à Brazzaville au Congo, Olivier de Sagazan vit et travaille à Saint-Nazaire.

Biologiste de formation, il s’intéresse au vivant et cherche à établir au travers de son œuvre, une sorte de généalogie du sensible pour comprendre comment à un moment donné, la matière inerte structurée en cellules a engendré du vivant et de la sensibilité.

Depuis près de 25 ans, le travail d’Olivier de Sagazan est principalement axé sur le corps humain. En parallèle de ses créations – peintures, sculptures, installations -, Olivier de Sagazan réalise des performances, très remarquées dans le monde entier, au cours desquelles il fait de son corps le support d’un surmodelage usant de l’argile et de la peinture. Intervenant sur son visage et son corps, au fur et à mesure d’une gestuelle chorégraphiée, il crée les conditions, d’une métamorphose radicale.

Pour la partie plastique, ses matériaux de prédilection sont l’argile et l’herbe, qu’il assemble et pétrit pour créer une matière vivante de laquelle va apparaître un monde polymorphe composé de personnages, et un bestiaire dans lequel l’humain se mêle à l’animal.

EXPOSITIONS

2018
Movie with Qiu Yang, performance, Golden Gold festival, Taipei, Taïwan. 
Transfiguration, Performance, Théâtre Mac Orlan Festival La Becquée, Brest, France.
Performance, CERCO, Saragosse, Espagne.
Gesture 01, performance, the Old Baths, Hackney Wick, Londres, Angleterre.
Corps-Textes (avec 5 danseurs), résidence Scène Nationale de Saint Nazaire, Saint Nazaire, France.
Hybridation and Transfiguration, performance, masterclass, Theatre of Lazarists Monastery, International Forest Festival, Thessalonique, Grèce.
11th, performance, international Puppet Festival, Montemor-o-Novo, Portugal.
Exposition et performance, Contemporary Cluster Gallery, Rome, Italie.
Transfiguration, performance, Festival Rencontre entre les Mondes, Chabeuil, France.
2017
Exposition peintures sculptures, Galerie Vitoux Paris, France.
Exposition, Musée d’art de Kauno M.Žilinsko galerijoje nuo lapkričio, Lituanie.
Performance, Théâtre de Jérusalem, Jérusalem, Israël.
La imaginacion del desastre, exposition, Buenos Aires Argentine.
Orlan et Olivier de Sagazan, BP17 Buenos Aires, Argentine.
Généalogie de la sensibilité, colloque et performance, Lieu Unique, Nantes, France.
Êtres Chairs, exposition, Chapelle des Franciscains, Saint Nazaire, France.
Ugly as art, exposition, Moa, Seoul, Corée.
Exposition, Chapelle Sainte Anne, Tours, France.
2016
Performance, Musée de la Croix Rouge, Genève, Suisse.
Performance, International Mime Festival, Chuncheon, Corée.
Performance, théâtre Déjazet, avec la Loo&Lou Gallery, Paris, France.
Exposition galerie Loo&Lou Gallery, Paris, France.
Masterclass et performance, Central St Martin London, Londres, Angleterre.
SNACK, exposition, Power Station Of Art, Huangpu Qu, Shanghaï.
Transfiguration, performance, Biennale d’art performatif, Rouyn-Noranda, Canada.
Transfiguration, performance, Festival Phenomena, Montréal, Canada.
Performance, Biennale, Shanghai.

  • Sans titre, argile, bois et matériaux organiques, 28x9x20cm, 2016 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, argile, bois et matériaux organiques, 110x150x50 cm © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, métal, terre cuite, faience, 30x15x12cm, 2015 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, argile, bois et matériaux organiques, 42x40x25cm, 2015 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, tirage numérique sur papier William Turner, acrylique, pastel, 83x111cm, 2016 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, tirage numérique sur papier William Turner, acrylique, pastel, 110x73cm, 2016 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, métal, terre cuite, faience, 22x32x40 cm, 2015 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, métal, terre cuite, faience, 13x8x12cm, 2015 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, argile, bois et matériaux organiques, 28x9x13cm, 2016 © Olivier de Sagazan
  • Sans titre, argile, bois et matériaux organiques, 57x40x32cm, 2016 © Olivier de Sagazan
  • Transfiguration, performance de l’artiste au théâtre Dejazet, 2016
  • Sans titre, acrylique et matériaux organiques, 200x100cm, 2016 © Olivier de Sagazan

L’IMPERMANENCE
Catherine Wilkening – Jean-Christophe Ballot
22.06.2018 – 04.08.2018

L’IMPERMANENCE

CATHERINE WILKENING
sculpture en porcelaine

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT
photographies

LOO & LOU GALLERY
HAUT-MARAIS
22.06.2018 – 04.08.2018
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Jean-Christophe Ballot
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening et Jean-Christophe Ballot
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening et Jean-Christophe Ballot
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening et Jean-Christophe Ballot
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening et Jean-Christophe Ballot
  • Vue d’exposition L’Impermanence Catherine Wilkening et Jean-Christophe Ballot
Vue d’exposition L’impermanence, Loo and Lou Gallery Haut-Marais

Catherine Wilkening

Il y a plusieurs années, la nécessité de mettre les mains dans la terre, matière organique, s’est imposée à moi et m’est devenue vitale. La reniflant, la malaxant, la froissant, la brisant, la griffant jusqu’à ce que la forme jaillisse…La terre est une matière vivante, dictant ses propres lois, qui réclame de l’attention, une écoute. Elle est mon guide dans notre union ; il n’y a que mes doigts, aucun outil entre elle et moi. Un combat à mains nues, une bataille acharnée et sauvage créant un jeu d’équilibre. Je cherche la faille, flirte avec le danger, explore le point de jonction, l’ultime point d’équilibre, l’instant où tout bascule, où l’accident jaillit, où la rencontre se produit, qui donne la vie, où la terre s’affirme et s’impose dans la création. Alors, la sculpture naît.

Et puis, il y a 7 ans, intervient la rencontre avec la porcelaine. L’envie d’accéder à davantage de douceur dans mes œuvres m’attire. Laissant de côté les monstres aux formes torturées jaillis d’un combat avec la matière brute, je décide de me confronter au blanc, à ce nouveau medium, à sa pureté et à son extrême finesse. La magie opère… très vite je comprends que la seule manière pour que cette terre prenne forme, c’est de lui donner amour et patience. Mon apaisement ne passera plus par la violence, mais par la quiétude.
Mes sculptures s’inspirent et se nourrissent depuis toujours de la figure féminine, avec pour thèmes obsessionnels : la naissance, le chaos, la mort qui n’est jamais loi. Mais aussi, la renaissance ! Il y a ce sentiment d’urgence qui s’impose à moi. Il me faut créer sans cesse, à partir d’une sensation, d’un mot, d’une image qui m’obsède ou s’impose dans l’instant. Puisque la vie c’est l’impermanence, puisque nous ne cessons de naître, de n’être plus, de n’être pas encore… 

Catherine Wilkening.

 

Expositions récentes :

2018 – Ibugallery à Paris – exposition personnelle
2018 – HOMA à Lisbonne – exposition collective
2018 – Les Flâneries d’Aix en Provence – exposition collective
2018 – Loo&Lou Gallery – Paris Marais
2018 – La Galerie d’Art à Lyon – exposition personnelle
2017 – Vivienne Art Galerie à Paris – exposition personnelle ‘Parcours d’une vorace’
2017 – Suspenso à Lisbonne – exposition collective
2016 – Galerie Caroline Tresca à Paris – exposition collective ‘le Blanc’
2016 – Art Stage à Singapour avec la galerie YenakArt Villa
2016 – Galerie Caroline Tresca à Paris – exposition collective ‘Nature’
2015 – Galerie Caroline Tresca à Paris
2015 – Galerie YenakArt Villa à Bangkok

Jean-Christophe Ballot

Architecte D.P.L.G. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Diplômé de la FEMIS. Pensionnaire de la Villa Médicis en 1991.
 L’ensemble de son travail est orienté sur l’espace, que cela passe par des paysages urbains et industriels ou des décors naturels remplis de spiritualités. L’artiste s’installe dans des lieux de mémoires.

Mes images interrogent la mémoire, elles portent sur l’histoire de ces lieux et de leurs transformations. L’essentiel est toujours un exercice sur le vide qui est au centre de tous mes travaux photographiques, et de ma réflexion. Je recherche le temps suspendu, et revendique une photographie contemplative.  – Jean-Christophe Ballot.

Les travaux photographiques seront présenté pour la première fois à la galerie Loo & Lou à l’occasion de l’exposition l’Impermanence. Les vanités représentées viendront faire écho aux crucifix de Catherine Wilkening.
En novembre prochain une exposition personnelle lui sera consacrée à la galerie.

Jean-Christophe Ballot a construit son œuvre sur un credo : la photographie est, selon la formule de Roland Barthes, un « ça a été ». Cette détermination à saisir et à rendre visible le travail du temps, qui oriente le travail du photographe, devait le conduire un jour à se mesurer explicitement avec les Vanités.


Que les rituels soient chrétiens ou animistes, on retrouve le crâne, réalité autant que motif de l’universel memento mori (souviens- toi que tu vas mourir).

Jean-Christophe Ballot.

TONY SOULIÉ

TONY SOULIÉ

Tony Soulié est né à Paris en 1955, d’origine albigeoise. Touche à tout prolifique, à la fois peintre, performer et photographe, Tony Soulié compte parmi les artistes importants de sa génération. Il expose depuis 1977 à Paris et en province, en Europe et à travers le monde, principalement au Japon, Etats-Unis, Corée, Amérique du Sud. Un long parcours d’interrogations sans cesse renouvelées sur la représentation, la spiritualité de l’image et l’espace-temps.
Plus de 300 d’expositions personnelles lui ont été consacrées et son travail est régulièrement montré dans les principales manifestations internationales.

L’artiste n’a pas non plus oublié le « Lapérouse »de son enfance, ni tous ces explorateurs partis traquer l’inconnu. Ils rapportèrent entre autres des « Fleurs et Florilèges », recueil des plantes et fleurs ignorées mais plus pour longtemps: « colonisées », circonscrites, entravées. Il cherche la fleur non répertoriée.

  • Tropique, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Nouvelle des étoiles, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Noire Ardente, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Fleur du desert, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Gypsi, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Dahlia noir, technique mixte 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Gueule de loup, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Fleur savante, technique mixte, 180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery
  • Shangai, technique mixte180 x 125 cm, 2018 © Loo & Lou Gallery

Prix et distinctions :

Lauréat en 1987 de la Villa Médicis « hors les murs », à Naples qui le rapprocha du Vésuve, l’amenant à travailler sur les volcans Island, Hawaii, Etats-Unis…
Prix du Salon de Montrouge en 1995.
Chevalier des Arts et des Lettres en 2004.

Ses œuvres figurent dans de très nombreuses collections publiques et privées, fondations et musées à travers le monde parmi lesquelles :
la Fondation Peter Stuyvesant, le Musée de la Ville de Paris, le Musée de Belfort, le FRAC d’Ile de France, la Fondation Arbus, la Fondation Bob Wilson à Long-Island États-Unis, le Centre Intermonde et l’Artothèque de la Rochelle, le Musée de l’Industrie de Charleroi en Belgique, The State Fondation on Culture and Art of Honolulu, le Fonds National d’Art Contemporain à La Villette, la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Fondation Spiegel à Beverly Hills États-Unis, la Fondation Colas, la Fondation Axa Arche de la Défense, la Fondation Thomson-Franc, la Fondation Rothschild à Paris, la BNP Paribas, la Ville de Paris, Duracel Art Industrie à Miami, le Musée de Toulon, le Shell-Japon à Tokyo, le Palais des Beaux Arts de Bruxelles, l’Institut Français de Thessalonique-Grèce, le Musée Clayarch Gimhae en Corée du Sud, le Musée des Arts de Utsonomiya au Japon, le Musée des Beaux-Arts de Nantes, le Musée National du Luxembourg, le Arte Télévision à Strasbourg, le Musée d’Auvers sur Oise, la Japan Air Line Cie, la Fondation Carré d’Art de Vilniez en Suisse, l’Hôtel Marriot à Séoul, le Musée de Chateauroux, la Bibliothèque Forney à Paris …

TONY SOULIÉ

Florilèges
Exposition du 14.09.18 au 27.10.18
VIDEO : Flowers

CARTE BLANCHE
Clara Daquin
21.06.2018 – 03.08.2018

UNE LÉGÈRE OSCILLATION

CARTE BLANCHE À CLARA DAQUIN

Chloé JULIEN
Florian MERMIN
NIDGÂTÉ
Inès PANIZZI
Julia PITAUD
21.06.2018 – 03.08.2018
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Florian Mermin, Peaux 2015 bronze, table en bois 10 x 40 x 50 cm et 60 x 150 cm collection privée
  • Chloé Julien, Sur ton dos 2008 aquarelle, encre et sel sur papier 105 x 75 cm
  • Florian Mermin, Bouches d’égouts 2013 plâtre, socles en bois dimensions variables
  • Florian Mermin, Bouches d’égouts (détail), 2013 plâtre, socles en bois dimensions variables
  • Julia Pitaud, Paris-Alençon (détail), 2016 vêtement de seconde main, photographies, structure 198 x 125 x 10 cm
  • Inès Panizzi, Sans titre, 2018, stylo à bille sur papier 21 x 29,7 cm
« Il est ici irréparablement, jamais ailleurs. Mon corps, c’est le contraire d’une utopie, ce qui n’est jamais sous un autre ciel, il est le lieu absolu, le petit fragment d’espace avec lequel, au sens strict, je fais corps« .
Le corps utopique , Michel Foucault, 1966

Une légère oscillation réunit cinq artistes dont les œuvres témoignent de ce drôle de compagnon qu’est le corps. Michel Foucault dans sa conférence « Le corps utopique » , de 1966, le décrit comme un enfermement, une « vilaine coquille de [sa] tête » à partir de laquelle naissent les utopies. La véritable utopie serait un lieu hors de tous les lieux où nous aurions un corps sans corps, lumineux et limpide. Ici, dans cet espace noir, les artistes exposent de curieux objets révélant leurs utopies personnelles. Mains, gants, secondes peaux, chaise et cape trônent dans cet ancien cabinet de curiosité. Les objets, à la fois organiques et insolites, habitent le lieu et conversent entre eux.

Les œuvres de cette exposition racontent ce grand décalage entre ce qui se passe en nous et ce qui se produit dans l’immensité de l’univers ; la puissance que prennent parfois nos émotions, une secousse quasiment imperceptible à l’échelle du monde. Le corps est un étrange compartiment de voyage et à travers lui se déploie notre relation aux autres ; la proximité physique est souvent la promesse d’une distance émotionnelle et inversement. L’homme s’échappe du corps par le rêve mais ce sont les mains qui font l’artiste. Comme l’évoque Henri Focillon dans son Éloge de la main (1934), l’homme qui songe ne peut créer car ses mains sommeillent « L’art se fait avec les mains ».

Dans son livre Une très légère oscillation, Sylvain Tesson décrit l’exercice quotidien du journal intime comme la possibilité de se sauver d’un chaos à la fois intérieur et extérieur. Pour les artistes de cette exposition il s’agit du même mécanisme : créer dans le but de calmer l’effervescence interne.

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT

Le silence – de la série Vanités, tirage Lambda sur papier chromogène, 120 x 80 cm, photographie 2017, tirage 2018 © JC Ballot

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT

Architecte D.P.L.G. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD). Diplômé de la FEMIS et pensionnaire de la Villa Médicis en 1991.  L’ensemble de son travail est orienté sur l’espace, que cela passe par des paysages urbains et industriels ou des décors naturels remplis de spiritualités. L’artiste s’installe dans des lieux de mémoires.

« Mes images interrogent la mémoire, elles portent sur l’histoire de ces lieux et de leurs transformations. L’essentiel est toujours un exercice sur le vide qui est au centre de tous mes travaux photographiques, et de ma réflexion. Je recherche le temps suspendu, et revendique une photographie contemplative. »

Profitant de conditions exceptionnelles : la montagne, le village de Saorge, la vallée de la Roya et son patrimoine religieux, le parc du Mercantour et la vallée des Merveilles… Il a réalisé un ensemble important de photographies. Son travail navigue entre la nature morte et l’installation. D’un côté développant son sens de la narration (JC B est aussi réalisateur) il réalise des mises en scènes délicates, inventant une histoire qui aurait été là et qu’il a (faussement) découverte par hasard. De l’autre il affirme le geste, l’intervention de l’artiste dans l’espace et donc dans l’image, par exemple en assumant la présence d’accessoires photographiques ou encore par une théâtralité baroque.

 

EXPOSITIONS

2018
L’impermanence, sculptures et photographies, avec Catherine Wilkening, Loo&Lou Gallery, Paris, France.
L’esprit des lieux (exposition collective), Commissaire d’exposition Susana Gallego-Cesta, Petit Palais, Paris, France.
La photographie française existe… je l’ai rencontrée (exposition collective), Commissaire Jean-Luc Monterosso, Maison Européenne de la photographie, Paris France.
2017
Vanités, rituels funéraires en pays Toraja, Abbaye du Thoronet, Le Thoronet, France.
Paysages français, Commissaires Héloïse Cornésa et Raphaël Bertho, Bibliothèque nationale de France, Paris, France.
2016
Les dormeurs de Saint Denis, Forteresse Pierre et Paul, Saint Pétersbourg, Russie.
Les serres d’Auteuil, Bibliothèque Marmottan, Boulogne-Billancourt, France.
2015
Paysages Australiens, Académie royale des beaux-arts, Domaine de Chaumont-sur-Loire, France.
Œuvre sur l’œuvre, Musée Le Grand Curtius, Liège, Belgique.
2012
Le Musée dans le musée, Musée d’art contemporain de Thessalonique, Thessalonique, Grèce.
2011
Le Louvre transfiguré, Musée national de Damas, Syrie.
2009
Paris-Chicago, Loyola University Museum of Art, Chicago, États-Unis.
2008
Urban Landscapes de Berlin à Shanghaï, Maison européenne de la photographie, Paris, France.
2007
Île Seguin, paysage avec figures absentes, Espace Landowski, Boulogne-Billancourt, France.
2003
La Métamorphose du Louvre, Musée du Louvre, Paris, France.
2001
Mont Athos, Bibliothèque nationale de France, Paris, France.

VERTIGE DU MONDE
Flo Arnold
26.04.2018 – 09.06.2018

Flo Arnold, Installation, papier hydrofuge sur laiton gainé, led, 600 x 340 cm, 2018 © Flo Arnold

VERTIGE DU MONDE

Flo Arnold

26.04.2018 – 09.06.2018
  • Flo Arnold, Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Flo Arnold, Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnold
  • Flo Arnold, Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnol2
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery

Flo Arnold réalise pour l’Atelier une installation in-situ Vertige du Monde. Cette germination de flux organiques en papier rétro éclairés, sonorisée, vient dévorer l’espace telle une végétation luxuriante. L’architecture du lieu disparaît sous une cascade immaculée. La plasticienne souligne ici que chacun d’entre nous pour oublier le vertige du monde qui nous entoure doit vivre dans une sphère sans frontière, sans limite à la recherche d’une paix intérieure.

FLO ARNOLD

Vertige du Monde
Exposition du 26.04.18 au 09.06.18
VIDEO : Montage de l’exposition Vertige du Monde

TERRITOIRE UNIQUE
Christophe Miralles
26.04.2018 – 09.06.2018

TERRITOIRE UNIQUE

CHRISTOPHE MIRALLES

HAUT MARAIS
26.04.2018 – 09.06.2018
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Christophe Miralles, Reste là, huile sur toile, 116 x 89 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Christophe Mirailles, Songe d’une vie, huile sur toile, 146 x 114 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Christophe Miralles, Délice, huile sur toile, 162 x 130 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Christophe Miralles, Embarque Moi, huile sur papier, 120 x 160 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Christophe Miralles, Tout autour, huile sur papier, 100 x 67 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Christophe Miralles, Port de plaisance, huile sur toile, 162 x130 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery

Christophe Miralles propose une série de peintures à l’huile, de papiers et de laques qu’il regroupe sous le titre de Territoire Unique. Il nous parle d’humanité, de voyage, de tolérance. La couleur brûle ses toiles, enflamme l’espace et puis la cendre vient se déposer sur ses grands papiers noirs. Une peinture ancrée dans l’instant de notre société contemporaine. Un territoire qu’il souhaite unique pour tous.

ART PARIS ART FAIR
05.04.2018 – 08.04.2018

ART PARIS ART FAIR
2018

05.04.2018 – 08.04.2018

La Loo and Lou Gallery a participé à l’édition 2018 d’Art Paris Art Fair. A cette occasion, la galerie a présenté les univers des artistes Dominique Lacloche et Matthias Contzen au Stand A21 du 5 au 8 avril.

  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery

DOMINIQUE LACLOCHE

Née à Rome en 1960, Dominique Lacloche vit et travaille à Paris et à Londres.

En 1983, elle entre à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris et mène, en 1985, son premier projet artistique, en Afghanistan. Dans ce pays en guerre, elle peint pendant des mois combattants et réfugiés afghans puis expose à Londres. Cette expérience marque le début d’une longue série de voyages à la rencontre des populations, notamment en Asie et en Afrique.

Peintre, Dominique Lacloche s’intéresse déjà aux éléments naturels et poursuit de longues recherches autour de la fabrication de ses couleurs, qu’elle crée à partir de pierre, de roches, de plantes et de différentes matières organiques.

Au début des années 2000, l’artiste découvre la Gunnera Manicata. Avec elle, elle part à la rencontre de la photographie, la vidéo, l’installation, la sculpture et commence à développer une réflexion sur la notion de perception. À Paris, elle présente ainsi lors de Nuit Blanche 2013 l’une des installations les plus remarquées : Un degré plus haut. Une installation monumentale, composée de quarante- deux sculptures aériennes en résine s’élevant en spirale sur 55 mètres vers le haut de la coupole de l’Eglise Saint-Paul-Saint-Louis ; un immense mobile faisant lentement osciller sous l’influence de l’air de grandes feuilles de Gunnera dépouillées de leur matière organique, dans une lumière jouant sur les ombres et les superpositions.

Dominique Lacloche

MATTHIAS CONTZEN

Depuis 1998, Matthias Contzen vit au Portugal, près de Lisbonne. Mais les voyages et les rencontres humaines et artistiques restent pour lui essentiels. Ces quinze dernières années, il a participé à une dizaine de symposiums internationaux dédiés à la sculpture, au Portugal, en Espagne, en Allemagne, au Canada, en Inde et aux Emirats Arabes Unis. Il a été récompensé en 2002 par le plus prestigieux prix de sculpture portugais, le « City Desk », et nominé, en 2003, à la Biennale internationale de sculpture de Toyamura, au Japon. En 2009, il y a cofondé la Sculpture Factory à Pero Pinhero, au Nord de Lisbonne, lieu d’échanges ouvert au public, où il travaille actuellement avec dix artistes.

Les œuvres publiques de Matthias Contzen sont largement installées au Portugal, notamment à Cascais, Cantanhede, Viseu, Mafra, Madère. On les rencontre aussi en Allemagne, à Mayen, en Espagne, à la Coroña, au Canada, à Toronto, et aux Emirats arabes unis, à Dubaï, dans les jardins de la Burj Khalifa. Ses sculptures ont rejoint les collections de l’Uttarayan Art Foundation, à Baroda, en Inde, de l’Echo Research Institute, à Toronto, d’Emaar, à Dubaï, et de nombreuses collections particulières en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil.

Sa rencontre avec Philippine Leroy-Beaulieu apporte un éclairage singulier sur son œuvre. De leur désir de partager l’expérience du « son créateur », naît la première installation visuelle et sonore de Matthias Contzen, Planet, qu’ils conçoivent ensemble autour d’une planète du sculpteur lors de Nuit Blanche 2014. Lui succède l’installation For You,témoignage de leur cheminement commun dans une réflexion sur la nature de la réalité, et de leur profonde entente. Deux réalisations importantes dans le parcours de l’artiste, dans lesquelles la mise en scène imaginée par Philippine Leroy-Beaulieu ouvre à une plus grande compréhension de la création de Matthias Contzen comme elle parvient à amplifier l’expérience éminemment sensorielle qu’elle propose.

Matthias Contzen

DDESSIN
23.03.2018 – 25.03.2018

DDESSIN

23.03.2018 – 25.03.2018

La Loo and Lou Gallery participera à l’édition 2018 de DDESSIN, à Paris. A cette occasion, la galerie présentera l’ univers de l’ artiste Arghaël sur le Stand B6 du 23 au 25 mars 2018.

  • Vue du stand
  • Détail
  • Détail
  • Détail
  • Détail
  • Vue du stand
  • Vu du stand

ARGHAËL

Réalisateur de formation pour le cinéma et la publicité, Arghaël est fasciné par le corps humain, ce corps longtemps filmé et ausculté à travers le prisme de la caméra et du montage.

Peu à peu, il se tourne vers un autre mode d’expression brut et charnel. Commence alors un dialogue intime avec le dessin au fusain. Arghaël a suivi l’enseignement de Gérard Venturelli aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris, section modèle vivant. Encouragé par de récentes rencontres dans des galeries à Berlin et Los Angeles, il décide de montrer pour la première fois son travail en 2015.
Presque simultanément, l’artiste exposera, pour sa première exposition collective, plusieurs de ses œuvres à Los Angeles dans le cadre de Art Share L.A. 2016 Spring Gallery Series.

CATHERINE WILKENING

CATHERINE WILKENING

« Il y a plusieurs années, la nécessité de mettre les mains dans la terre, matière organique, s’est imposée à moi et m’est devenue vitale. La reniflant, la malaxant, la froissant, la brisant, la griffant jusqu’à ce que la forme jaillisse…La terre est une matière vivante, dictant ses propres lois, qui réclame de l’attention, une écoute. Elle est mon guide dans notre union ; il n’y a que mes doigts, aucun outil entre elle et moi. Un combat à mains nues, une bataille acharnée et sauvage créant un jeu d’équilibre. Je cherche la faille, flirte avec le danger, explore le point de jonction, l’ultime point d’équilibre, l’instant où tout bascule, où l’accident jaillit, où la rencontre se produit, qui donne la vie, où la terre s’affirme et s’impose dans la création. Alors, la sculpture naît.
Et puis, il y a 7 ans, intervient la rencontre avec la porcelaine. L’envie d’accéder à davantage de douceur dans mes œuvres m’attire. Laissant de côté les monstres aux formes torturées jaillis d’un combat avec la matière brute, je décide de me confronter au blanc, à ce nouveau medium, à sa pureté et à son extrême finesse. La magie opère… très vite je comprends que la seule manière pour que cette terre prenne forme, c’est de lui donner amour et patience. Mon apaisement ne passera plus par la violence, mais par la quiétude.
Mes sculptures s’inspirent et se nourrissent depuis toujours de la figure féminine, avec pour thèmes obsessionnels : la naissance, le chaos, la mort qui n’est jamais loi. Mais aussi, la renaissance! Il y a ce sentiment d’urgence qui s’impose à moi. Il me faut créer sans cesse, à partir d’une sensation, d’un mot, d’une image qui m’obsède ou s’impose dans l’instant. Puisque la vie c’est l’impermanence, puisque nous ne cessons de naître, de n’être plus, de n’être pas encore… » 

  • Ophélie, porcelaine, 80 x 40 x 6 cm, 2018 © Catherine Wilkening
  • L’aigle, porcelaine noire, 85 x 40 x 6 cm, 2017 © Catherine Wilkening
  • L’impermanence2, porcelaine, 110 x 60 cm, 2019 © Catherine Wilkening
  • La fillette rouge 2, porcelaine, 100 x 50 x 45 cm, 2019 © Catherine Wilkening
  • Le chemin des délices, porcelaine, 86 x 38 x 9 cm, 2018
  • Promenons-nous dans les bois 2, porcelaine, 42 x 42cm, 2019 © Catherine Wilkening
  • Le jardin d’Eden, porcelaine, 35 x 29 x 5 cm, 2016 © Catherine Wilkening
  • Soleil, porcelaine, 93 x 37 x 4 cm, 2018 © Catherine Wilkening
  • La mariée, porcelaine, 80 x 40 x 4 cm, 2018 © Catherine Wilkening
  • Promenons-nous dans les bois 3, porcelaine, 42 x 50 cm, 2019 © Catherine Wilkening
  • Envole-moi, porcelaine émaillée, 130 x 90cm, 2019 © Catherine Wilkening
  • Vénéneuse, porcelaine, 85 x 35 x 4 cm, 2018 © Catherine Wilkening
  • La fillette rouge 1, porcelaine, 80 x 48 x 44 cm, 2018 © Catherine Wilkening

EXPOSITIONS :

2019
Année Ophélia, exposition de groupe, Galerie Axelle Gaussen, La Rochelle, France.
2018
Exposition, Ibugallery, Paris, France.
Exposition, HOMA, Lisbon, Portugal.
Exposition collective, Les flâneries d’Aix en Provence, Aix en Provence, France.
Exposition, La galerie d’Art, Lyon, France.
2017
Parcours d’une vorace, exposition, Galerie Vivienne Art, Paris, France.
Exposition collective, Suspenso, Lisbon, Portugal. 
2016
Le Blanc, exposition collective, Galerie Caroline Tresca, Paris, France.
Art Stage, gallerie YenakArt Villa, Singapour, Singapour.
Nature, exposition collective, Galerie Caroline Tresca, Paris, France.
2015
Exposition, Galerie Caroline Tresca, Paris, France.
Exposition, Galerie YenakArt Villa, Bangkok, Thaïlande.

JUST MAD
20.02.18 – 25.02.18

JUST MAD

20.02.2018 – 25.02.2018

La Loo and Lou Gallery participera à l’édition 2018 de Just Mad, à Madrid, Espagne. A cette occasion, la galerie présentera les univers des artistes François Borie et Tanc sur le Stand 36 du 20 au 25 février 2018

  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition © Loo & Lou Gallery

FRANÇOIS BORIE

François Borie est un artiste français peintre et dessinateur.
Né en 1964 à Paris d’un père écrivain et professeur universitaire et d’une mère pied-noir de Tunisie, il a grandi en France après un court séjour aux États-Unis. Dès son plus jeune âge, il baigne dans un univers multiculturel qui le pousse à développer une certaine curiosité et envie d’explorer. Il acquiert une connaissance de la peinture moderne et de ses divers mouvements. Très vite à l’âge de 12 ans, il dessine et se trouve influencé par de grand noms comme Klee et Victor Brauner. Ces dernières années, François Borie a orienté son travail vers une exploration plus graphique et des dessins en mode automatique aux inspirations surréalistes.

Sans titre, Posca sur papier, 81x61cm, 2016

TANC

A l’âge où l’on récite les poèmes de Paul Eluard, Tanc cherche à noyer son ennui au lycée en noircissant les pages de son cahier d’écolier d’écritures automatiques aussi belles qu’indéchiffrables.
Plus tard, le graffiti l’initie au travail plastique et devient l’art dans lequel il s’illustre et qui façonne son style : prépondérance d’une peinture d’action, précision du geste, recherche sur la matière, utilisation de l’aléa…
L’écriture répétitive de son ‘‘blaze’’ TANC le mène au début des années 2000 à la peinture abstraite. Il se concentre alors sur un travail d’atelier et se démarque des graffeurs traditionnels à travers une production artistique essentiellement basée sur le trait, fruit d’une recherche sur la synthèse de son nom et de ses tags.
Imprégné de ses voyages en Afrique du Nord où il étudie les formes de la langue arabe et en Asie, où il s’intéresse aux idéogrammes, il décide de consacrer plusieurs séries de tableaux à l’écriture automatique pratiquée depuis l’adolescence. Dans cette recherche, il est très inspiré par l’œuvre picturale d’Henri Michaux et ses expériences sous mescaline.

Sans titre, Posca sur papier, 81x61cm, 2016

CARTE BLANCHE (1)

  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Vu de l’exposition « Carte Blanche 01 » à Clara Daquin © Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery
  • Florian Mermin, Peaux 2015 bronze, table en bois 10 x 40 x 50 cm et 60 x 150 cm collection privée
  • Chloé Julien, Sur ton dos 2008 aquarelle, encre et sel sur papier 105 x 75 cm
  • Florian Mermin, Bouches d’égouts 2013 plâtre, socles en bois dimensions variables
  • Florian Mermin, Bouches d’égouts (détail), 2013 plâtre, socles en bois dimensions variables
  • Julia Pitaud, Paris-Alençon (détail), 2016 vêtement de seconde main, photographies, structure 198 x 125 x 10 cm
  • Inès Panizzi, Sans titre, 2018, stylo à bille sur papier 21 x 29,7 cm

CLARA DAQUIN

Clara Daquin, travaille à Paris en tant que critique d’art et curatrice indépendante. Diplômée de l’École cantonale d’Art de Lausanne (ECAL) en Arts Visuels et de la Sorbonne en Histoire de l’Art, elle a mené une recherche sur les duos et collectifs d’artistes et plus particulièrement sur le processus créatif à plusieurs mains. Diplômée du master en études curatoriales de l’Université Paris Sorbonne, elle réalise des expositions au sein du collectif Mathilde Expose depuis 2015 : Vertige en terrain plat à la galerie Eva Meyer et à la Fondation Brownstone (2016), No man is an Island au Jardin Exotique et au Pavillon Bosio (2017). Elle a collaboré avec le Palais de Tokyo, le Lafayette Anticipations, la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, la galerie Semiose et l’association La Source. Elle écrit régulièrement pour la presse et collabore actuellement avec The Community, collectif, galerie et plateforme pluridisciplinaire située dans le 10e arrondissement à Paris.

Julia PITAUD

La photographie est la matière première de Julia Pitaud, qui l’utilise plastiquement comme matériau de construction poétique. L’artiste pense le corps à la fois à travers les objets qui l’entourent comme le vêtement, seconde peau de l’être humain et le motif du siège, de l’assise et elle s’y intéresse également par le prisme du déplacement. La Chaise (2015) constituée de chambres à air récupérées, est habillée d’images prises lors de voyages à l’étranger. Deux mouvements constituent la pièce : ceux invisibles, d’inconnus à vélo et ceux personnels, de l’artiste en voyage. La Chaise renvoie à une posture statique impossible puisque l’objet semble pris d’une étrange mollesse : c’est l’œuvre qui se détend et non le visiteur. Paris-Alençon (2016) témoigne d’un geste précis : laisser son manteau en arrivant chez quelqu’un. Le trajet auquel le titre fait référence n’est autre que celui réalisé par l’artiste durant des mois dans le but de rejoindre son compagnon. Les images de Paris font corps avec celles d’Alençon, le tronc de l’arbre avec la jambe du pantalon. En 2016, Julia Pitaud est habitée par l’obsession de récupérer des vêtements usés, ayant appartenu à des personnes qu’elle n’a pas connu et ne connaîtra jamais. Elles les choisit blancs, comme une page vierge, pour y transposer plus facilement ses intentions.

© Coline Chalumeau – Loo & Lou Gallery

NIDGÂTÉ

Pour Nidgâté (Yuyan Wang + Qin Han) le corps est déjà présent dans le nom du duo : Nidgâté dans l’Asie ancienne signifie « mains à la peau rugueuse, sans compétence, ni expertise ». Ce n’est donc par un hasard si le film The Devil In The Details (2017) propose une anthologie de gestes. Sur un fond sonore composé de claquements de doigts, le film montre des gestes sans restriction de genre : une main recueille un papillon, une autre attrape une mèche de cheveux. De ces « compagnes inlassables », Henri Focillon disait : « La main est action : elle prend, elle crée, et parfois on dirait qu’elle pense. ». Dans That Day (2017) le corps au contraire est absent de l’image. Accompagnée d’un extrait sonore issu d’une séance de relaxation dédiée à l’épanouissement personnel, la vidéo présente des déplacements au sein de divers intérieurs. Sur le mode de l’appropriation, les artistes ont collecté des extraits provenant de films d’horreur, où les corps sont absents de l’image mais pas de la narration. L’attente est continue et le film joue sur nos constructions mentales et narratives.

Chloé JULIEN

Dans ses peintures, Chloé Julien, un peu étourdie, se colle du Caramel dans les cheveux (2010) et perçoit la vie comme un éternel recommencement, tel le personnage Sisyphe (2008) destiné à pousser sa pierre en haut d’une montagne, indéfiniment. L’artiste se trouve parfois un compagnon avec lequel partager ses joies comme dans Sur ton dos (2008). Les aquarelles de Chloé Julien dessinent un espace corporel contorsionné, qui se propage, déborde, se dérobe et entre en fusion. L’artiste affirme le chaos comme état permanent. De quel chaos s’agit-il, de quelle tension ? Celle entre l’âme et le corps ? L’âme dans ces dessins se répand, s’immisce, s’insère, envahit à la manière d’une forte émotion. Le corps de Chloé Julien est sans organes : il n’est, en effet, habité que de l’âme. Il est ici représenté par ce qui le constitue entièrement, matières à la fois invisibles et charnelles.

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

Florian MERMIN

À travers deux sculptures anthropomorphes, Florian Mermin nous invite dans un monde onirique où l’on retrouve l’inquiétante étrangeté freudienne. Bouche d’égouts (2013) semble composée de grosses meringues sucrées, en s’y approchant de plus près, on aperçoit dans le plâtre de drôles de dentiers. Lorsque Florian Mermin s’intéresse au corps c’est toujours pour intégrer une part de rêve dans une réalité très concrète. Ces bouches dépourvues de langage semblent manger ou déglutir et le rose de leur socle ressemble à celui de nos gencives. L’œuvre Peaux (2015) est composée de deux gants en bronze disposés sur un bureau en bois. On ne peut qu’imaginer l’histoire de cette pièce hors du temps : un monstre aurait-il déposé ses mains avant d’entrer ? Ou ces gants servent-ils à cacher des mains rugueuses et laides ?

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

Inès PANIZZI

Inès Panizzi a réalisé cette série de dessins lorsqu’elle se trouvait au Col d’Allos dans les Alpes du Sud. En pleine montagne, l’artiste pratique le même rituel : elle se lève, fait du thé, y trempe ses feuilles puis sort du chalet pour se promener dans la montagne. Inspirée par sa balade matinale, durant laquelle elle a respiré des centaines de micro-organismes, vu des insectes et des animaux, elle rentre et réalise ses dessins. Durant ces marches, elle crée des liens entre les astres, les êtres vivants et les insectes qui l’entourent et dessine ensuite des éléments presque identifiables : des étoiles, des plantes, des animaux. Ces dessins, comme de petites cosmogonies, font le récit d’interactions entre le proche et le lointain, le minuscule et l’immensité, le macro et le microscopique.

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

LA FOLLE QUI RIT
Didier Genty
16.02.2018 – 14.04.2018

LA FOLLE QUI RIT

DIDIER GENTY

HAUT MARAIS
14.02.2018 – 14.04.2018
  • Didier Genty, Corpus I (détail), acrylique et cire sur papier marouflé sur toile, 130×89 cm, 2016 © Michel Giorgis-Comte
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou GalleryVue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
GEORGE V
08.03.2018 – 09.06.2018
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery

Ma peinture comme cette Folfiri, ma chimiothérapie, coule dans les traits de ces natures mortes nauséeuses et dans ces corps en soubresauts, avachis. Du dedans des choses, des chairs et des humeurs grouillent tout en surface et en épaisseur, les griffures de la couleur, les traits cireux, brutaux et sans compromis. Une grosse fatigue, un mauvais goût dans la bouche, le corps est sans doute amoindri mais la peinture reste bien vivante, question de survie.  – Didier Genty, 2017.

GRAVITÉ
Lydie Arickx
13.09.2017 – 20.01.2018

GRAVITÉ

Lydie Arickx

GEORGE V
Du 13.09.17 au 20.01.18
Haut Marais 
Du 15.09.17 au 20.01.18
  • Vue de l’exposition Gravité de Lydie Arickx à la Loo and Lou Gallery George V © Loo and Lou Gallery
  • Lydie Arickx, L’intérieur du monde, 415 x 292 cm, technique mixte, 2017 © Loo&Lou Gallery
  • Lydie Arickx, La tête philosophale, cristal 1/1, 2017 © Loo&Lou Gallery
  • Lydie Arickx, La mariée, 150cm de hauteur, bronze patiné 1/1 et cire directe, 2017 © Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Gravité de Lydie Arickx à la Loo and Lou Gallery Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Gravité de Lydie Arickx à la Loo and Lou Gallery Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Gravité de Lydie Arickx à la Loo and Lou Gallery Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Lydie Arickx, Paroi, bronze patiné 1/1 et cire directe, 123x82x155 cm, 2017 © Loo&Lou Gallery

La gravité au sens propre, est une des quatre forces fondamentales de l’univers.
Celle qui attire les corps massifs entre eux, celle qui nous modèle, nous structure et nous fait tourner autour des astres du cosmos. Mais non loin de l’inexorable chute des corps et des lois de la physique, Lydie Arickx s’intéresse également aux sentiments, ceux qui oscillent entre gravité et insouciante apesanteur.

La peinture devient l’incarnation d’une énergie qu’elle nous restitue par le regard. Mais là où avec Arickx, la peinture est faite de chair et d’os, la sculpture elle, est beaucoup plus mystique, comme désintégrée du monde par la main même de celle qui l’a créée. La terre devient béton, le béton devient bronze, le bronze devient cristal, le cristal devient esprit.

La gravité devient donc un passage, une voie céleste de la terre à l’apesanteur en passant par tous les états d’une création cataclysmique qui explose et implose au rythme d’une pulsation incantatoire.
L’initiale pesanteur devient légèreté et la gravité laisse place à la joie ; celle-là même qui envahit l’artiste parachevant son oeuvre, ou arrachant la toile qui ne voulait pas être peinte.

  • Vernissage Haut Marais

  • Vernissage Georges V

  • Teaser

LYDIE ARICKX
GRAVITÉ

Exposition du 13.09.17 au 20.01.18

INCARNATIONS
Dessins et sculptures
Paul de Pignol
08.06.2017 – 29.07.2017

INCARNATIONS
Dessins et sculptures

PAUL DE PIGNOL

Haut Marais 
du 08.06.17 au 29.07.17
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Incarnations, dessins et sculptures © Loo & Lou Gallery

La galerie Loo & Lou expose une sélection de sculptures en bronze et de dessins de Paul de Pignol mêlant pièces anciennes et œuvres plus récentes. Des figures en cire et en plâtre brutes ainsi qu’une nouvelle série de dessins au fusain intitulée « Figures de cendre » seront présentées pour la première fois.

Dans ces deux disciplines, le travail de Paul de Pignol se concentre sur la figure féminine autour de thématiques universelles (la naissance, la vie, la mort) à travers l’exploration du corps féminin dont il interroge la fonction, la masse, la composition, la décomposition et la présence dans un va-et-vient entre le dedans et le dehors.
La cire, matériau malléable proche de la chair, lui permet de fouiller les entrailles d’une matière tortueuse, d’explorer le vivant en conférant à ses sculptures un aspect très organique.

Nourries de toutes les représentations de la femme jusqu’aux plus archaïques, les œuvres de Paul de Pignol explorent l’espace polysémique du corps avec une portée existentielle qui pose le postulat du féminin de l’Être.

PAUL DE PIGNOL

Teaser de l’exposition Paul de Pignol « Dessins et Sculptures » à la Loo & Lou Gallery

FLO ARNOLD

Flo Arnold, Installation, papier hydrofuge sur laiton gainé, led, 600 x 340 cm, 2018 © Flo Arnold

FLO ARNOLD

Flo Arnold est né en France et a grandit au Maroc, à Casablanca. Elle vit et travaille entre le Maroc et la France. Citoyenne du monde, elle nourrit de manière métaphorique ses sculptures de ses rencontres. Elle a eu de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger, elle a notamment participé à la Biennale de Marrakech en 2014 et en 2016 ; à la Loo & Lou Gallery à Paris en 2018. Elle a aussi présenté avec Loo & Lou Fondation en 2018 l’installation monumental “Le Secret des signes” pendant “Nuit Blanche” à l’Eglise de Saint Paul à Paris. De plus, elle a montré ses œuvres lors d’expositions collectives, à la Fondation Pierre Berger et à l’Institut du Monde Arabe en 2013 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech, en 2014 ; à l’Institut Bernard Magrez, à Bordeaux, en 2017, entre autres…

Son métissage culturel, élément constitutif de son travail, s’est forgé grâce à de nombreux voyages et séjours à l’étranger, en Afrique, Europe et aux États-Unis. Ses installations témoignent de ce nomadisme existentiel : ses gestes sont le résultat de son parcours. Elle a participé en 2016 à la Biennale de Marrakech, durant laquelle elle a exposé au Musée de la Palmeraie, pour la première fois, ses installations en papier hydrofuge sur laiton gainé.

Ses créations sont parfois accompagnées de lumière et/ou de sons. Le matériau utilisé, le papier hydrofuge blanc, suggère l’éphémère et la fragilité, mais aussi une forme d’évanescence soulignée par leur apparente lévitation. Les sculptures de Flo Arnold flottent ainsi dans des espaces qui ouvrent à la pensée, à la spiritualité, au voyage intérieur.

“Ma vie est une histoire de terre et de rencontres, mon identité « citoyenne du monde ». Mon enfance m’a influencé dans ma recherche artistique, toujours en mouvement, changeant de pays, de maison, de culture. J’ai beaucoup appris des autres.”

Flo Arnold a réalisé pour l’Atelier une installation in-situ, Vertige du Monde. Cette germination de flux organiques en papier rétro éclairés, sonorisée, vient dévorer l’espace telle une végétation luxuriante. L’architecture du lieu disparaît sous une cascade immaculée. La plasticienne a souligné que chacun d’entre nous pour oublier le vertige du monde qui nous entoure doit vivre dans une sphère sans frontière, sans limite à la recherche d’une paix intérieure

Collections/Prix:

Room Mate Collection. Premier Prix -JustMad2019 /Jardin des Arts, Ville de Marrakech/ Fondation Mamda, Rabat/ Palace Saadi, Marrakech / BMCE BANK, Maroc / Société Générale, Maroc / CNIA Assurances / San Francisco Food Bank / Le Palais Royal, Maroc / Musée de la Palmeraie, Marrakech

  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnold
  • Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnol2
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery

 

EXPOSITIONS

2017
Exposition, Galerie 6.4, Marrakech, Maroc.
Macparis, exposition collective, Bastille Design Center, Paris, France
Un pas de côté, exposition collective,Église des Célestins, Avignon, France.
Never Give Up, exposition collective, Institut Bernard Magrez, Bordeaux, France.
Effleurage, exposition collective, Espace Souffle, Casablanca, Maroc.
2016
Les instants vidéo. État d’urgence poétique, Friche la belle de mai, Marseille, France.
No boundaries, Galerie 29, Évian, France.
Biennale de Marrakech, Musée de la Palmeraie, Marrakech, Maroc.
Invitée d’honneur, exposition collective, Fauv’Art, Ferney Voltaire, France.
Exposition collective, Galerie Arielle d’Hauterives, Bruxelles, Belgique.
2015
Songe de matières, exposition de sculptures, Galerie d’art Espace Expressions CDG, Rabat, Maroc. 
2014
Biennale de Marrakech, Galerie Yahin & Boaz, Marrakech, Maroc.
Insoumission, Musée de la Palmeraie, 2ème forum international des droits de l’homme, Marrakech, Maroc.
Pop Up, Vogelsang Gallery, New York, États-Unis.
2013
Exposition, galerie du Saint James, Bordeaux, France.
SYRIART, Fondation Pierre Berger, Institut du Monde Arabe, Paris, France.
2012
Galerie Noir sur Blanc, Marrakech, Maroc.
2011
Galerie Loft Art, Casablanca, Maroc.
Biennale de Marrakech, Galerie Marie Vitoux, Paris, France
2010
Biennale de Marrakech, Galerie Loft, Casablanca, Maroc.
2009
Exposition, Galerie Loft Art, Casablanca, Maroc.

 

Collections
Jardin des Arts – Ville de Marrakech
Fondation Manda, Rabat
Palace Saadi, Marrakech
BMCE BANK, Maroc
CNIA Assurance
San Francisco Food Bank
Le Palais Royal, Maroc
Musée de la palmeraie, Marrakech

FLO ARNOLD

Vertige du Monde
Exposition du 26.04.18 au 09.06.18
VIDEO : Montage de l’exposition Vertige du Monde

CHRISTOPHE MIRALLES

Collision, huile sur toile, 146 x 114 cm, 2018, © Christophe Miralles

Christophe Miralles

Christophe Miralles est un artiste franco-espagnol, vit et travaille entre la Bourgogne et Casablanca. Il a reçu plusieurs prix artistiques tel que le Prix Azart en 2005. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques en France comme à l’étranger, intégrant plusieurs collections.

De sa rencontre avec le Maroc, on peut noter des influences entre les deux rives de la méditerranée, qui dès lors ne cessent de se télescoper. La peinture espagnol du Siècle d’or a sans aucun doute scellé son rapport à la lumière.

Des figures humaines suspendues dans le vide hantent ses toiles laissant transparaître un sentiment d’inquiétude et une certaine nostalgie. La combinaison de formes simplifiées et de nuance subtile de couleurs permet de donner à ses peintures un aspect intemporel où la matière reste le sujet central.

Christophe Miralles propose une série de peintures à l’huile, de papiers et de laques qu’il a regroupé en avril 2018 à la galerie Loo & Lou sous le titre de Territoire Unique. Il nous parle d’humanité, de voyage, de tolérance. La couleur brûle ses toiles, enflamme l’espace et puis la cendre vient se déposer sur ses grands papiers noirs. Une peinture ancrée dans l’instant de notre société contemporaine. Un territoire qu’il souhaite unique pour tous.

EXPOSITIONS

2017
Effleurage, Espace souffle, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Thema Gallery, Casablanca, Morocco.
2016
Exposition, Marie Vitoux’s Gallery, Paris, France.
Exposition, Bresson Gallery, Béziers, France.
Exposition, Collection (1.0), Charnay, France.
Biennale de Marrakech, BAB, Marrakech, Morocco.
Prix Tony Tollet, exposition collective, Ecully, France.
Biennale de Cachan, Cachan, France.
Exposition collective, Centre d’Art Contemporain, Serviès en Val, France.
Exposition collective, Dar El Kitab Gallery, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Soart Gallery, Casablanca, Morocco.
2015
Exposition, Melting Art Gallery, Lille, France.
Art up, Foire d’art contemporain, Lille, France.
Exposition collective, Chantal Mélanson Gallery, Annecy, France.
Exposition collective, Dar El Kitab gallery, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Egregore Gallery, Marmande, France.
BAB draw, Gueliz, Marrakech, Morocco.
Exposition collective, Crid’Art Gallery, Metz, France.
2014
Exposition, Marie Vitouxgallery , Paris, France.
Exposition, Christine Colon Gallery, Liège, Belgium
Exposition with Flo Arnold, espace Chapelle Saint Avoye, La Clayette, France.
Biennale de Marrakech, Yakin&Boaz Gallery, Marrakech, Morocco.
Insoumission, Musée de la Palmeraie, Marrakech, Morocco.
Exposition collective, Danielle Bourdette Gallery, Honfleur, France.
Exposition collective, Martine Ehmer Gallery, Bruxelles, Belgium.
Exposition collective, Dar El Kitab Gallery, Casablanca, Marco.
Biennale de Marrakech, Yakin&Boaz Gallery, Marrakech, Marco.
Genèse, Exposition collective, Fondation Taylor, Association Rémanence, Paris, France.
2013
Les Arts en balade, invité d’honneur, Chapelle de l’Hôpital, Clermont Ferrand, France.
Exposition, gallery St James, Bordeaux, France.
Palindrome, exposition avec Florence Arnold, galerie Yakin&Boaz, Casablanca, Morocco.
2012
Exposition, Marie Vitoux Gallery, Paris, France.
Exposition, Didier Bresson Gallery, Béziers, France.
Exposition, Danielle Bourdette Gallery, Honfleur, France.
Exposition, Le Soleil sur la plage Gallery, Lyon, France.
Exposition, Le Clos des Cimaises Gallery, St Georges du Bois, France.

  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Reste là, huile sur toile, 116 x 89 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Songe d’une vie, huile sur toile, 146 x 114 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Délice, huile sur toile, 162 x 130 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Embarque Moi, huile sur papier, 120 x 160 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Tout autour, huile sur papier, 100 x 67 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Port de plaisance, huile sur toile, 162 x130 cm, 2018 © Christophe Miralles
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery

Johan Van Mullem
24.04.2017 – 19.05.2017

JOHAN VAN MULLEM

24.04.2017 – 19.05.201

Façonnés par ajouts et soustractions successifs de matière, les visages surgissent de la toile et incarnent les différentes « faces » de notre humanité. Cette accumulation de matière transparente renforce l’effet de profondeur de la toile du tableau qui vibre alors de sa lumière intérieure, comme retro éclairé. Capteur de lumière, passeur d’une réalité invisible, l’artiste ouvre à travers ses compositions une fenêtre sur une mémoire originelle qui entre en résonance intime avec nos sens, ébauchant la cartographie de notre être profond. Depuis le décès de son père il y a quelques mois, Van Mullem a entrepris un travail sur le noir et blanc Dans ce cheminement du deuil, il explore de nouvelles formes où le corps fait quelques apparitions.

 

  • Johan Van Mullem, Sans titre, Encre sur Kappa, 200x140cm, 2016 © Johan Van Mullem
  • Johan Van Mullem, Sans titre, Encre sur Kappa, 140x140cm, 2016 Sans titre, Encre sur Kappa, 140x140cm, 2016 © Johan van Mullem
  • Johan Van Mullem, Sans titre, Encre sur Kappa, 2x140x100cm, 2015
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Loo and Lou Gallery George V © Loo & Lou Gallery
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Espace Haut-Marais
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Espace Haut-Marais, SANS TITRE, Encre sur Kappa, 2016
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Espace Haut-Marais
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem, Espace Haut-Marais, SANS TITRE, Encre sur Kappa, 180x140cm, 2016

La Galerie George V invite le spectateur à un face-à-face avec la matière animée à travers une série de portraits en couleurs, dont certains ont été récemment exposés au musée d’Ixelles à Bruxelles. Celle du Haut Marais accueille ses œuvres les plus récentes en noir et blanc.

À partir du 21 juin, présentation d’un nouvel accrochage d’oeuvres dans l’espace de George V.

L’Atelier (lieu d’exposition pérenne d’oeuvres emblématiques des artistes de la galerie), situé à deux numéros dans la rue Notre-Dame-de-Nazareth, présente une série de dessins grand format où le sujet se déploie au fil d’un tracé précis, nerveux et continu.

  • Sans titre, crayon sur papier, 180x145cm, 2016
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem à l’Atelier
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem à l’Atelier
  • Vue d’exposition Johan Van Mullem à l’Atelier

L’exposition permet de découvrir différentes facettes d’un artiste au parcours singulier qui, affranchi de toute « école » et dans une quête de maturité, aura attendu presque cinq décennies avant de dévoiler, enfin, son œuvre au public.

  • Teaser

  • Le Passeur

  • Le Passeur 2

Johan Van Mullem

Exposition du 24.07.17 au 19.05.17

DIDIER GENTY

Exhibition view « La folle qui rit » at Loo & Lou Gallery — George V © Loo & Lou Gallery

Didier Genty

Né en 1956, Didier Genty vit et travaille en région parisienne. Il s’est formé aux Beaux-Arts de Bordeaux.

« J’aime les muscles, la circulation sanguine, les dessous de la peau… L’identité, c’est l’ADN, invisible, intérieure. Mes portraits sont davantage liés à l’être profond d’un individu, au-delà des apparences. Au visage je préfère son empreinte. J’évite ainsi la complaisance propre à la pratique de l’autoportrait. Ma peinture comme cette Folfiri, ma chimiothérapie, coule dans les traits de ces corps en soubresauts, avachis. Du dedans des choses, des chairs et des humeurs grouillent tout en surface et en épaisseur, les griffures de la couleur, les traits cireux, brutaux et sans compromis. Une grosse fatigue, un mauvais goût dans la bouche, le corps est sans doute amoindri mais la peinture reste bien vivante, question de survie ». – Didier Genty.

EXPOSITIONS

2017
Comme Un, exposition, Aera (publication d’un livre), Paris, France.
Artcité, exposition collective Aulnay-sous-Bois, France.
Artalents, exposition collective, Guyancourt, France.
Art’fice, exposition collective, Montgeron, France.
4 éléments, exposition collective, Sèvres Espace Loisir, Sèvres, France.
2016
Salon Figuration Critique, Paris, France.
Minimenta, Paris, France.
Corps & Graphie, exposition collective.
Prix de la revue Artension, Sèvres Espace Loisir, Sèvres, France.
2015
À corps perdus la femme à Barbe, Galerie Point Rouge Paris, France.
2011
Ile été tant, exposition collective, Carte blanche à Françoise Monnin, Galerie Samantha Sellem, Paris, France.
2010
Carmen épouvantée, Viry-Châtillon, France.
2009
Le modèle, Biennale d’Issy-les-Moulineaux, France.
2008
Exposition collective, galerie Nikki Maquard, Paris, France.
Images numériques « DUO », avec Sophie Sainrapt, Galerie Anne Lettrée, Paris, France.
2007
COPART, Exposition personnelle Barle-Duc, France.
2006
Hymanu scorp, Espace Atelier, Paris, France.
2003
Biennale d’Issy-les-Moulineaux, Issay-les-Moulineaux, France.
Exposition, espace Icare, Issy-lesMoulineaux, France.
2000
Exposition, espace Esselières, Villejuif, France.

  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Détail Corpus I, acrylique et cire sur papier marouflé sur toile, 130×89 cm, 2016 © Michel Giorgis-Comte
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition, Loo&Lou Gallery Haut-Marais, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Couple 2015 Autoportrait 2015 acrylique et cire sur papier marouflé sur toile 130×89 cm
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’exposition à la Loo & Lou Gallery George V, ©Loo&Lou Gallery

ART PARIS ART FAIR
30.03.17 – 02.04.17

ART PARIS ART FAIR

30.03.17 – 02.04.17

La Loo and Lou Gallery participera à l’édition 2017 de Art Paris Art Fair. A cette occasion, la galerie présentera les univers des artistes Lydie Arickx et Johan Van Mullem sur le Stand A21 du 30 mars au 2 avril.

  • Vue du stand de la galerie Loo and Lou, à l’occasion de la foire Art Paris Art Fair © Loo and Lou Gallery
  • Tête Brumée, bois, cendre et acier, 180cm, 2014 © Loo and Lou Gallery
  • Vue du stand de la galerie Loo and Lou, à l’occasion de la foire Art Paris Art Fair © Loo and Lou Gallery
  • Vue du stand de la galerie Loo and Lou, à l’occasion de la foire Art Paris Art Fair © Loo and Lou Gallery

JOHAN VAN MULLEM

Architecte  de  formation, Johan Van Mullem  est peintre, dessinateur et sculpteur. Une vocation qui lui est venue dès l’enfance, durant laquelle il  dessine inlassablement des visages, thème  central de son travail, au-delà du  portrait.

Avec  une  sagacité  instinctive, Van  Mullem  capte l’essence d’une humanité enfouie, incarnée   par des visages intemporels, à la limite de la représentation. Façonnés par ajouts et soustractions successifs de matière, ils surgissent de la toile et incarnent les différentes ‘’faces’’ de notre humanité.
Il a présenté dernièrement ses peintures au Musée d’Ixelles de Bruxelles et à la galerie United London à Londres. Il vit et travaille à Bruxelles.

LYDIE ARICKX

Lydie Arickx, peintre et sculpteur est née en 1954 à Villecresnes de parents d’origine flamande. Dès le début des années 1980, elle participe à des évènements internationaux comme la foire de Bâle, la FIAC ou Art Paris.
L’artiste organise régulièrement des évènements culturels sur de grandes scènes nationales (Art Sénat 2001…) mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant (stages de créativité pour les écoles, entreprises, hôpitaux… manifestations culturelles, expositions etc…).

Ses œuvres figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée National d’Art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan, etc.).

Dans son atelier toujours considéré comme lieu d’expérimentation, Lydie Arickx recherche et adapte de nouveaux supports et matériaux (bétons spécifiques, toiles Emeri, bois, tissus, bitume, résines et fibres…).

Ainsi Fond
Pierre Delavie
17.02.2017 – 18.03.2017

AINSI FOND

PIERRE DELAVIE

George V
17.02.17 – 18.03.17

Vue de l’exposition « Ainsi Fond » Pierre Delavie – Galerie Loo and Lou George V © Loo and Lou Gallery

Vue de l’exposition « Ainsi Fond » Pierre Delavie – Galerie Loo and Lou George V © Loo and Lou Gallery

Pour la Nuit Blanche 2016, arrimée sur la façade de la Conciergerie, l’œuvre Cote 15,28 l’amour déborde montrait des ogives tête en bas, inondées, semblant annoncer le changement climatique.
Obsession récurrente d’un artiste préoccupé par la question écologique, le réchauffement a peut-être conduit Pierre Delavie à partager sa vision d’un immeuble déformé par la chaleur. C’était en 2007, une installation monumentale au 39 avenue George V à Paris.
Les dieux voyageant incognito, c’est dans cette même avenue, au 45, où se trouve la Galerie Loo&Lou que s’écrit la suite de l’histoire. Une réflexion durable entre un plasticien et son environnement.

DÉPEINDRE
Pierre Delavie
10.02.2017 – 18.03.2017

DÉPEINDRE

PIERRE DELAVIE

Haut Marais
Du 10 Février au 18 Mars 2017
  • Vue de l’exposition Dépeindre Pierre Delavie – Galerie Loo and Lou Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Dépeindre Pierre Delavie – Galerie Loo and Lou Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Vue de l’exposition Dépeindre Pierre Delavie – Galerie Loo and Lou Haut-Marais © Loo and Lou Gallery
  • Pierre Delavie, Sans Titre, médium photographique et peinture acrylique sur toile, 114x162cm, 2017 ©PierreDelavie

Quand Pierre Delavie investit l’espace, c’est d’un point de vue contextuel afin de dévoiler ce qu’il nomme « la réalité d’à côté ». Par la brèche qu’il ouvre dans le réel, il nous offre à regarder enfin ce que nous voyons tous les jours (sans le voir) avec en prime ce qui pour nous demeure impénétrable. Que ce soit au moyen d’œuvres monumentales dans les villes ou en galeries, il nous investit de son regard pour changer le nôtre.

Accueilli chez Loo & Lou, à deux pas de la place de la République, il met à l’épreuve la mémoire du dehors. L’artiste dépeint et repeint les traces, le témoignage d’un passé présent et à venir. Son jeu avec le réel se veut une prise de conscience des enjeux du monde.

Réalisation
Toiles photographiques – support toile de lin canevas montées sur châssis à clé -, aptes à révéler d’autres possibles.
Traces de peinture comme témoignages uniques.
Formats 130X162

 

DOMINIQUE LACLOCHE

© Dominique Lacloche

Dominique Lacloche

Née à Rome en 1960, Dominique Lacloche vit et travaille à Paris et à Londres.

En 1983, elle entre à l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris et mène, en 1985, son premier projet artistique, en Afghanistan. Dans ce pays en guerre, elle peint pendant des mois combattants et réfugiés afghans puis expose à Londres. Cette expérience marque le début d’une longue série de voyages à la rencontre des populations, notamment en Asie et en Afrique.

Peintre, Dominique Lacloche s’intéresse déjà aux éléments naturels et poursuit de longues recherches autour de la fabrication de ses couleurs, qu’elle crée à partir de pierre, de roches, de plantes et de différentes matières organiques.

Au début des années 2000, l’artiste découvre la Gunnera Manicata, feuille végétale de dimensions gigantesques et vielle de plusieurs millions d’années. Elle part à la rencontre de la photographie, la vidéo, l’installation, la sculpture et commence à développer une réflexion sur la notion de perception.

Bien plus qu’un simple support, les feuilles de Gunnera sont des entités vivantes avec lesquelles Dominique Lacloche collabore. « Le végétal est un collaborateur silencieux que j’essaie d’entendre. Je n’impose pas ma vision sur ces feuilles mais la compose avec elles », commente-t-elle. Et d’ajouter au sujet de ses impressions argentiques sur feuille de Gunnera : « mes compositions abstraites sont une interprétation, un prolongement de celles que constituent en elles-mêmes les feuilles ».

Face à ces grandes feuilles végétales faites oeuvres, l’on pourrait croire que la technique de l’artiste est picturale. Sans doute, Dominique Lacloche aborde-t-elle ces compositions avec le regard de peintre qu’elle a initialement formé. Mais la technique photographique se révèle à l’oeil attentif : sur ce support inattendu, l’oeuvre lui rappelle alors que la lumière est son principe même. À côté de ces grandes « photographies végétales », un objet éclaire encore leur création : dans une boîte qui accueille des négatifs reproduits sur des films transparents en mouvement, apparaissent des paysages dont on reconnaît des fragments abstraits dans les feuilles à une autre échelle.

À Paris, elle présente ainsi lors de Nuit Blanche 2013 l’une des installations les plus remarquées : Un degré plus haut. Une installation monumentale, composée de quarante-deux sculptures aériennes en résine s’élevant en spirale sur 55 mètres vers le haut de la coupole de l’Eglise Saint-Paul-Saint-Louis ; un immense mobile faisant lentement osciller sous l’influence de l’air de grandes feuilles de Gunnera dépouillées de leur matière organique, dans une lumière jouant sur les ombres et les superpositions.

  • Vue de l’exposition URPFLANZE, Musée International de l’Émeraude, Bogota © Dominique Lacloche
  • Vue de l’installation « Un Degré Plus Haut, » Feuille végétale (gunnera manicata), résine, Nuit Blanche 2013, Fondation Loo & Lou, Église Saint-Paul-Saint-Louis, Paris, France / Image : Jean-Claude Wouters
  • Sans titre, impression gélatino-bromure sur feuille végétale (gunnera manicata), 210 x 240 cm © Loo&Lou Gallery
  • Sans titre, bronze (fonte au sable), 26,5x32x28 cm, 2014 © Loo&Lou Gallery
  • Vue d’exposition Guru. ©Loo and Lou Gallery
  • Détail, bronze, exposition Guru. ©Loo and Lou Gallery.
  • Détail © Dominique Lacloche

SKIN(S)
Arghaël
25.11.2016 – 14.01.2017

SKIN(S)

ARGHAËL

Haut Marais
25 Novembre 2016 au 14 Janvier 2017
George V
7 Décembre au 14 Janvier 2017
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery Haut Marais
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery Haut Marais
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery Haut Marais
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery George V
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery George V
  • Vue de l’exposition Skin(s) Arghaël à la Loo & Lou Gallery George V

En février dernier, la galerie Loo & Lou accueillait la toute première exposition d’Arghaël intitulée Raw ( « cru » , « brut » ) constituée d’une série de dessins de nus au fusain d’après modèles vivants.

On découvrait les compositions minérales de cet artiste au geste ample et nerveux et au trait sinueux, dévorant le papier, explorant le visible, exposant les plis et replis de corps présentés dans toutes les aspérités de leur enveloppe, sans compromis.

On assistait à la naissance d’une œuvre questionnant le mystère de la chair et se frottant de manière physique à l’inconscient pour accueillir avec bienveillance l’accident pictural. Une œuvre tirant déjà toute sa singularité et sa tension vitale d’un hiatus entre la représentation d’un corps archétypal puissant saisi dans des postures insolites et la composition verticale et aérienne du dessin, au trait fluide.

Aujourd’hui la galerie Loo & Lou accueille la seconde exposition de dessins d’Arghaël. L’artiste a en effet donné naissance à une série de personnages à l’échelle 1/1 tout droit sortis de sa « caverne intérieure ». Des êtres bruts et originels, nés sous le geste au fusain, évoquant des carcasses géantes articulées qui se déplient et se déploient pour se dresser cette fois, non plus sur le papier, mais sur la toile.

Dans son exploration du corps, l’artiste franchit une nouvelle étape en nous donnant à voir au sens littéral l’intérieur de notre être. Au plus près de la chair, de l’os et des vaisseaux sanguins, il trace sur les parois de sa grotte intérieure matérialisée par la toile comme seconde peau, ses personnages de « piédilection » comme il les nomme. Ces géants de carbone aux extrémités disproportionnées et aux visages évanescents semblent parfois léviter sous l’action du geste libéré.

Télécharger le communiqué de presse ici >

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Arts Magazine, Mars 2018

DDESSIN, Arghaël, Mowwgli, Mars 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », EXPO IN THE CITY, Mars 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Paris Capitale, Mars 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Journal des Arts, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », L’Oeil, Mars 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, Yahoo Noticias, Février 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, La buena firma, Févier 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, ABC.es, Févier 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, La voz de Càdiz, Févier 2018

PAUL DE PIGNOL, « Incarnation », ArtyBuzz, Juin 2017

JUSTMAD, Tanc – François Borie, Wall Street International, Février 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, El Confidencial, Févier 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, Brit Es Magazine, Février 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, PAC, Février 2018

JUSTMAD, Tanc – François Borie, TimeOut, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Le Figaroscope, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Télérama, Février 2018

JUST MAD, Tanc – François Borie, Artribune, Février 2018

JUSTMAD, Tanc-François Borie, Arte a un click, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Mowwgli, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Mapado, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Le Parisien Etudiant, Février 2018

DIDIER GENTY, « La folle qui rit », Que faire à Paris, Février 2018