Aurélie Deguest est née à Neuilly sur Seine de mère allemande et de père français, tous deux étudiants aux Beaux-Arts de Paris. Elle grandit dans un milieu artistique et culturel riche et stimulant : depuis son plus jeune âge la peinture s’impose et structure son parcours, la poussant à suivre les cours du soir aux Beaux Arts de Paris à seize ans, puis à préparer une licence d’Arts Plastiques qu’elle obtient à Paris VIII en 1989.

Elle s’engage alors dans une carrière indépendante qui lui permet de continuer à apprendre tout en se confrontant à des défis toujours plus enrichissants. Elle travaille notamment dans l’évènementiel et sur d’importants projets menés par des studios de cinéma. L'artiste travaille alors en tant que copiste d’œuvre de maîtres classiques, où son exigence de fidélité à l’œuvre originale lui fait passer des heures sur les mêmes détails, mais aussi en tant que créatrice de décors dont elle assure la conception et la réalisation. 

En parallèle, Aurélie Deguest continue de produire une œuvre personnelle originale, reflet de ses expériences et de ses recherches sur le long terme qui l’ont conduite aujourd’hui à une maturité technique : maîtrise du dessin, de la couleur, de la matière et de la lumière à travers les mats et les brillants, les feuilles d’or et les feuilles d’argent.

Pour son exposition personnelle Faces à la Loo & Lou Gallery en 2015, elle explorait un style figuratif expressionniste puissant et exsangue au travers de dix portraits peints à l’acrylique et à l’huile. Loin de toute ressemblance physique, elle s’attache à une représentation charnelle et provocante qui défit le regard, intimide et séduit.

En 2025, elle revient présenter ses dernières créations pour un solo show à l'Atelier Loo&Lou. Le corpus témoigne alors "d'une mise en crise radicale de sa démarche : ici, pas de cadre, ni de titre, pas de calligraphie, pas d'espace, ni de temps, aucun objet, aucun sujet, ni de dessin explicite... Aurélie Deguest parvient à forclore de la surface de la toile, ce qui n'est pas propre à la seule peinture ; isolant ainsi l'œuvre de toute référence extérieure." comme l'écrit le critique d'art Philippe Godin, invité à apposer son regard sur sa nouvelle exposition.