ARGHAËL

ARGHAËL

En filmant des portraits et des publicités, Arghaël est devenu fasciné par le corps humain, capturé à travers le prisme des yeux de la caméra et des salles de montage. À la recherche d’un mode d’expression plus personnel, il s’est tourné vers le fusain et la toile pour explorer la rudesse de l’intimité humaine.

Pour se perfectionner, il étudie le dessin au fusain avec des modèles vivants aux Ateliers Beaux-Arts de Paris (classe de Gérard Venturelli). Dès lors, le travail d’Arghaël interroge le mystère de la chair, sondant frontalement l’inconscient (à chaque coup de main) pour finalement donner naissance sur la toile. Ce que l’artiste appelle “un incident pictural”.

Dans son exploration du corps humain, Arghaël va bientôt tout mettre à nu, exposant viscéralement le corps en lui.

Son fusain capture désormais la chair, les os et les vaisseaux sanguins dans leur essence la plus pure, alors qu’il dessine ses hommes et ses femmes sur les murs de sa “grotte mentale”, la toile se trouvant sous ses yeux comme une seconde peau.

Son approche graphique, proche du compositing, permet des flashs telluriques, amplifiés par des pastels chauds et de la peinture à l’huile. Arghaël utilise le fusain pour capturer la chair dans son expression primitive, et donner une élégance intemporelle à ses créations plus grandes que nature.

Encouragé par les directeurs artistiques et les commissaires qu’il a rencontrés dans les galeries de Berlin et de Los Angeles, Arghaël décide d’exposer son travail à Paris. En 2016, la galerie Loo & Lou a accueilli sa première exposition personnelle.

  • Bird, Fusain, 50×65 cm, 2013 ©Arghael
  • Nu penché, fusain, 50×65 cm, 2014 ©Arghael
  • Maelstrom, fusain et acrylique, 115×130 cm, 2015 ©Arghael
  • Loup, fusain, 50×65 cm, 2013 ©Arghael
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 34,5 x 46 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 77 x 106,5 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 34,5 x 46 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 106,5 x 76,5 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile et peinture acrylique, 212 x 134 cm, 2016 © Arghaël
  • Sans titre, fusain et pastel à l’huile, 167 x 108,5 cm, 2016 © Arghaël

LYDIE ARICKX

Lydie Arickx

Peintre et sculptrice, Lydie Arickx est née en 1954 à Villecresnes de parents d’origine Flamande. Après des études (1974-1978) à l’École Supérieure d’Arts Graphiques de Paris (ESAG), introduite par Roland Topor, elle obtient sa première exposition personnelle en 1979 à la galerie Jean Briance (pastels et huiles).

Dès le début des années 1980, elle participe à des évènements internationaux comme la foire de Bâle, la FIAC ou Art Paris. En 1988, l’artiste présente son travail en Belgique, en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas puis en Espagne et aux États-Unis (première exposition présentée par Amaury Taittinger à New York aux côtés de Francis Bacon). En 1991, elle s’installe dans les Landes où elle travaille sur de grands formats et aborde la sculpture monumentale.

En 1998, avec Alex Bianchi, ils créent le festival d’art contemporain « Les rencontres du Cadran » qui accueillera pendant cinq années consécutives plus de 80 artistes internationaux et émergents.

En 1999, pour le 800ème anniversaire de la Jurade de Saint Émilion, Lydie Arickx présente une double exposition personnelle dans le cloître et dans l’Église Monolithe.
Lydie Arickx organise régulièrement des événements culturels sur de grandes scènes nationales (Art Sénat 2001…) mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant (stages de créativité pour les écoles, entreprises, )

Ses œuvres figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée National d’Art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan, MACS Saint-Vincent-de-Tyrosse, fresque pour la commémoration du centenaire des arènes de Dax en 2013…). Son atelier est considéré comme un lieu d’expérimentation à part entière dans lequel elle aime partager avec tous publics.
En 2014, elle publie aux éditions Diabase son premier manuscrit, Nous vivons.


En mai 2015, Lydie Arickx investit la Ville de Roubaix avec quatre grandes expositions en hommage à ses racines familiales dont l’une à la Piscine – Musée d’art et d’industrie et une fresque monumentale de 200 mètres de long à la Condition publique.

L’année suivante, nourrie de son expérience Roubaisienne, Lydie Arickx est invitée par le Centre des Monuments Nationaux à réaliser en direct deux performances monumentales avec une exposition dans la Grande salle des Gens d’armes de la Conciergerie à Paris et une installation à la Chapelle Expiatoire.
En 2017, pour sa première collaboration avec la galerie Loo & Lou Gallery à Paris, l’artiste imagine avec l’exposition Gravité une proposition qui se déclinera sur les trois espaces de la galerie.

En 2018, elle propose une exposition monumentale au Château de Biron, Tant qu’il y aura des Ogres, ou plus de 500 œuvres sont réalisées sur la thématique du Conte.
Elle exposera ensuite en 2019 aux côtés de Niki de Saint Phalle et d’autres artistes femmes à l’occasion de l’exposition « Créatrices – L’émancipation par l’art », au Musée des Beaux Arts de Rennes.


Son exposition Arborescences a été présentée au Domaine national de Chambord, un autre joyau architectural et historique. Arickx a utilisé différentes salles à thème pour transformer l’architecture de ce théâtre historique avec une vision transfigurée d’êtres vivants en mutation. Pour plus d’informations, veuillez cliquer ici.

  • Cabinet de curiosités, Exposition « Arborescences » | Château de Chambord
  • L’évolution (Oscar), 2020, Bas relief en os et résine sur toile émeri, 213 x 305 cm
  • Série Chemin de croix, 2020, Os, 43 x 31 x 20 cm
  • Série Chemin de croix, 2020, Ferrite magnétique, 39 x 39 x 18 cm
  • Série Chemin de croix, 2020, Résine et os, 30 x 17,5 x 11 cm
  • « Oeuf solaire » | Exposition « Arborescences » 2021 | Château de Chambord
  • Vue de l’exposition « Toiles Vivantes » 2019 | Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition « Toiles Vivantes » 2019 | Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Performance dans l’Atelier Loo & Lou 2017
  • Performance dans l’Atelier Loo & Lou 2017
  • Performance dans l’Atelier Loo & Lou 2017
  • Vue de l’exposition « Gravité » 2017 | Loo & Lou Gallery Haut-Marais
  • Vue de l’exposition « Gravité » 2017 | Loo & Lou Gallery George V
  • Vue de l’exposition « Gravité » 2017 | Loo & Lou Gallery Haut Marais

FLO ARNOLD

Flo Arnold, Installation, papier hydrofuge sur laiton gainé, led, 600 x 340 cm, 2018 © Flo Arnold

FLO ARNOLD

Flo Arnold est née en France et a grandi en Côte d’Ivoire, Cameroun et Algérie et Maroc. Elle vit et travaille entre le Maroc et la France. Citoyenne du monde, elle nourrit de manière métaphorique ses sculptures de ses rencontres. Elle a eu de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger, elle a notamment participé à la Biennale de Marrakech en 2014 et en 2016 ; à la Loo & Lou Gallery à Paris en 2018. Elle a aussi présenté avec Loo & Lou Fondation en 2018 l’installation monumentale “Le Secret des signes” pendant “Nuit Blanche” à l’Eglise de Saint Paul à Paris. De plus, elle a montré ses œuvres lors d’expositions collectives, à la Fondation Pierre Berger et à l’Institut du Monde Arabe en 2013 ; au Musée de la Palmeraie, à Marrakech, en 2014 ; à l’Institut Bernard Magrez, à Bordeaux, en 2017, entre autres…

Son métissage culturel, élément constitutif de son travail, s’est forgé grâce à de nombreux voyages et séjours à l’étranger, en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Ses installations témoignent de ce nomadisme existentiel : ses gestes sont le résultat de son parcours. Elle a participé en 2016 à la Biennale de Marrakech, durant laquelle elle a exposé au Musée de la Palmeraie, pour la première fois, ses installations en papier hydrofuge sur laiton gainé.

Ses créations sont parfois accompagnées de lumière et/ou de sons. Le matériau utilisé, le papier hydrofuge blanc, suggère l’éphémère et la fragilité, mais aussi une forme d’évanescence soulignée par leur apparente lévitation. Les sculptures de Flo Arnold flottent ainsi dans des espaces qui ouvrent à la pensée, à la spiritualité, au voyage intérieur.

Ma vie est une histoire de terre et de rencontres, mon identité « citoyenne du monde ». Mon enfance m’a influencé dans ma recherche artistique, toujours en mouvement, changeant de pays, de maison, de culture. J’ai beaucoup appris des autres.”

Flo Arnold a réalisé pour l’Atelier une installation in-situ, Vertige du Monde. Cette germination de flux organiques en papier rétro éclairés, sonorisée, vient dévorer l’espace telle une végétation luxuriante. L’architecture du lieu disparaît sous une cascade immaculée. La plasticienne a souligné que chacun d’entre nous, pour oublier le vertige du monde qui nous entoure, doit vivre dans une sphère sans frontière, sans limite, à la recherche d’une paix intérieure.

Collections/Prix:

Room Mate Collection. Premier Prix -JustMad2019 /Jardin des Arts, Ville de Marrakech/ Fondation Mamda, Rabat/ Palace Saadi, Marrakech / BMCE BANK, Maroc / Société Générale, Maroc / CNIA Assurances / San Francisco Food Bank / Le Palais Royal, Maroc / Musée de la Palmeraie, Marrakech

  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery
  • Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnold
  • Cartographie du Vide 1, technique mixte et acrylique sur plexiglas, 40,5 x 50 cm, 2018 © Flo Arnol2
  • Vue de l’installation, Loo&Lou Gallery L’Atelier, ©Loo&Lou Gallery

 

EXPOSITIONS

2017
Exposition, Galerie 6.4, Marrakech, Maroc.
Macparis, exposition collective, Bastille Design Center, Paris, France
Un pas de côté, exposition collective,Église des Célestins, Avignon, France.
Never Give Up, exposition collective, Institut Bernard Magrez, Bordeaux, France.
Effleurage, exposition collective, Espace Souffle, Casablanca, Maroc.
2016
Les instants vidéo. État d’urgence poétique, Friche la belle de mai, Marseille, France.
No boundaries, Galerie 29, Évian, France.
Biennale de Marrakech, Musée de la Palmeraie, Marrakech, Maroc.
Invitée d’honneur, exposition collective, Fauv’Art, Ferney Voltaire, France.
Exposition collective, Galerie Arielle d’Hauterives, Bruxelles, Belgique.
2015
Songe de matières, exposition de sculptures, Galerie d’art Espace Expressions CDG, Rabat, Maroc. 
2014
Biennale de Marrakech, Galerie Yahin & Boaz, Marrakech, Maroc.
Insoumission, Musée de la Palmeraie, 2ème forum international des droits de l’homme, Marrakech, Maroc.
Pop Up, Vogelsang Gallery, New York, États-Unis.
2013
Exposition, galerie du Saint James, Bordeaux, France.
SYRIART, Fondation Pierre Berger, Institut du Monde Arabe, Paris, France.
2012
Galerie Noir sur Blanc, Marrakech, Maroc.
2011
Galerie Loft Art, Casablanca, Maroc.
Biennale de Marrakech, Galerie Marie Vitoux, Paris, France
2010
Biennale de Marrakech, Galerie Loft, Casablanca, Maroc.
2009
Exposition, Galerie Loft Art, Casablanca, Maroc.

 

Collections
Jardin des Arts – Ville de Marrakech
Fondation Manda, Rabat
Palace Saadi, Marrakech
BMCE BANK, Maroc
CNIA Assurance
San Francisco Food Bank
Le Palais Royal, Maroc
Musée de la palmeraie, Marrakech

FLO ARNOLD

Vertige du Monde
Exposition du 26.04.18 au 09.06.18
VIDEO : Montage de l’exposition Vertige du Monde

DOMINIQUE LACLOCHE

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

© Dominique Lacloche

Dominique Lacloche

Née à Rome en 1960, Dominique Lacloche vit et travaille à Paris et à Londres.

En 1983, elle entre à l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris et mène, en 1985, son premier projet artistique, en Afghanistan. Dans ce pays en guerre, elle peint pendant des mois combattants et réfugiés afghans puis expose à Londres. Cette expérience marque le début d’une longue série de voyages à la rencontre des populations, notamment en Asie et en Afrique.

Peintre, Dominique Lacloche s’intéresse déjà aux éléments naturels et poursuit de longues recherches autour de la fabrication de ses couleurs, qu’elle crée à partir de pierres, de roches, de plantes et de différentes matières organiques.

Au début des années 2000, l’artiste découvre la Gunnera Manicata, feuille végétale de dimensions gigantesques et vieille de plusieurs millions d’années. Elle part à la rencontre de la photographie, la vidéo, l’installation, la sculpture et commence à développer une réflexion sur la notion de perception.

Bien plus qu’un simple support, les feuilles de Gunnera sont des entités vivantes avec lesquelles Dominique Lacloche collabore. « Le végétal est un collaborateur silencieux que j’essaie d’entendre. Je n’impose pas ma vision sur ces feuilles mais la compose avec elles », commente-t-elle. Et d’ajouter au sujet de ses impressions argentiques sur feuille de Gunnera : « mes compositions abstraites sont une interprétation, un prolongement de celles que constituent en elles-mêmes les feuilles ».

Face à ces grandes feuilles végétales faisant oeuvre, l’on pourrait croire que la technique de l’artiste est picturale. Sans doute, Dominique Lacloche aborde-t-elle ces compositions avec le regard de peintre qu’elle a initialement formé. Mais la technique photographique se révèle à l’oeil attentif : sur ce support inattendu, l’oeuvre lui rappelle alors que la lumière est son principe même. À côté de ces grandes « photographies végétales », un objet éclaire encore leur création : dans une boîte qui accueille des négatifs reproduits sur des films transparents en mouvement, apparaissent des paysages dont on reconnaît des fragments abstraits dans les feuilles à une autre échelle.

À Paris, elle présente ainsi lors de Nuit Blanche 2013 l’une des installations les plus remarquées : Un degré plus haut. Une installation monumentale, composée de quarante-deux sculptures aériennes en résine s’élevant en spirale sur 55 mètres vers le haut de la coupole de l’Eglise Saint-Paul-Saint-Louis ; un immense mobile faisant lentement osciller sous l’influence de l’air de grandes feuilles de Gunnera dépouillées de leur matière organique, dans une lumière jouant sur les ombres et les superpositions.

CEDRIC LE CORF

Écrit par hautmarais le . Publié dans artistes.

Justa, 2019, Bois de chêne polychromé, 300 x 170 x 120 cm © Cedric Le Corf

CEDRIC LE CORF

Cedric Le Corf est né en 1985 à Bühl, près de Baden-Baden (Allemagne), il vit et travaille en Bretagne, dans le Morbihan. Diplômé en 2009 avec les félicitations du jury et mention de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne de Lorient.

Le paysage anatomique d’après les planches de Jacques Fabien Gautier d’Agoty s’est imposé au fil du temps comme le sujet de son travail.

Peu à peu l’homme dépecé se métamorphose en homme paysage. L’homme, l’arbre et la terre ont en commun de posséder tous trois une écorce et donc de pouvoir être écorchés. Un corps disséqué n’est-il pas aussi une vaste étendue paysagée aux multiples accidents, de plissements et de crevasses ? La moindre rugosité osseuse n’est pas sans rappeler les paysages rocheux de Patinir ; le réseau veineux, artériel ou nerveux irrigue telles des rivières et des fleuves les plaines et les estuaires ; les muscles, glaise de la Genèse, modèlent gorges et tertres.

Se servant de cette métaphore, il emploie des racines végétales comme élément paysagé pour y imbriquer os, vertèbres ou rotule en porcelaine. La racine dans son sens étymologique est en effet une partie d’un élément implanté dans un autre, ne dit-on pas la racine d’une dent, d’un cheveu, la racine dorsale. Il oppose ainsi l’élément brut du chaos à la maîtrise de la création, l’aspérité au poli, la décomposition à l’inaltérable, la pérennité de l’art à l’homme éphémère.

Imprégné de l’héritage rhénan et armoricain, confronté au pathos de Grünewald, de Baldung Grien, des pendus « Des misères de la guerre » de Jacques Callot à « l’Ankou », des danses macabres de Kernascléden où l’animé et l’inanimé se côtoient, jusqu’à l’horreur des charniers de Sobibor, il essaie, en s’attachant au motif, de faire sourdre de sa substance la sculpture, la peinture ou la gravure que le sujet recèle.

Il a fait plusieurs résidences d’artistes, la Fondation Dufraine à Chars, Académie des Beaux-Arts 2016-2018, la Résidence Spitzberg Expédition 2017, Membre de la Casa Velasquez à Madrid 2018-2019, la Fondation Miro à Palma de Majorque 2019. Il a reçu le Prix Georges Coulon (sculpture) de l’Institut de France, Académie des Beaux-Arts en 2017.

Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et de groupe en France, en Allemagne, en Espagne et en Belgique.

Collection privée (dépôt collection Lambert)

CHRISTOPHE MIRALLES

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Collision, huile sur toile, 146 x 114 cm, 2018, © Christophe Miralles

Christophe Miralles

Christophe Miralles est un artiste franco-espagnol, il vit et travaille entre la Bourgogne et Casablanca. Il a reçu plusieurs prix artistiques tel que le Prix Azart en 2005. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques en France comme à l’étranger, intégrant plusieurs collections.

De sa rencontre avec le Maroc, on peut noter des influences entre les deux rives de la Méditerranée, qui dès lors ne cessent de se télescoper. La peinture espagnole du Siècle d’or a sans aucun doute scellé son rapport à la lumière.

Des figures humaines suspendues dans le vide hantent ses toiles laissant transparaître un sentiment d’inquiétude et une certaine nostalgie. La combinaison de formes simplifiées et de nuances subtiles de couleurs permet de donner à ses peintures un aspect intemporel où la matière reste le sujet central.

Christophe Miralles propose une série de peintures à l’huile, de papiers et de laques qu’il a regroupé en avril 2018 à la galerie Loo & Lou sous le titre de Territoire Unique. Il nous parle d’humanité, de voyage, de tolérance. La couleur brûle ses toiles, enflamme l’espace et puis la cendre vient se déposer sur ses grands papiers noirs. Une peinture ancrée dans l’instant de notre société contemporaine. Un territoire qu’il souhaite unique pour tous.

EXPOSITIONS

2017
Effleurage, Espace souffle, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Thema Gallery, Casablanca, Morocco.
2016
Exposition, Marie Vitoux’s Gallery, Paris, France.
Exposition, Bresson Gallery, Béziers, France.
Exposition, Collection (1.0), Charnay, France.
Biennale de Marrakech, BAB, Marrakech, Morocco.
Prix Tony Tollet, exposition collective, Ecully, France.
Biennale de Cachan, Cachan, France.
Exposition collective, Centre d’Art Contemporain, Serviès en Val, France.
Exposition collective, Dar El Kitab Gallery, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Soart Gallery, Casablanca, Morocco.
2015
Exposition, Melting Art Gallery, Lille, France.
Art up, Foire d’art contemporain, Lille, France.
Exposition collective, Chantal Mélanson Gallery, Annecy, France.
Exposition collective, Dar El Kitab gallery, Casablanca, Morocco.
Exposition collective, Egregore Gallery, Marmande, France.
BAB draw, Gueliz, Marrakech, Morocco.
Exposition collective, Crid’Art Gallery, Metz, France.
2014
Exposition, Marie Vitouxgallery , Paris, France.
Exposition, Christine Colon Gallery, Liège, Belgium
Exposition with Flo Arnold, espace Chapelle Saint Avoye, La Clayette, France.
Biennale de Marrakech, Yakin&Boaz Gallery, Marrakech, Morocco.
Insoumission, Musée de la Palmeraie, Marrakech, Morocco.
Exposition collective, Danielle Bourdette Gallery, Honfleur, France.
Exposition collective, Martine Ehmer Gallery, Bruxelles, Belgium.
Exposition collective, Dar El Kitab Gallery, Casablanca, Marco.
Biennale de Marrakech, Yakin&Boaz Gallery, Marrakech, Marco.
Genèse, Exposition collective, Fondation Taylor, Association Rémanence, Paris, France.
2013
Les Arts en balade, invité d’honneur, Chapelle de l’Hôpital, Clermont Ferrand, France.
Exposition, gallery St James, Bordeaux, France.
Palindrome, exposition avec Florence Arnold, galerie Yakin&Boaz, Casablanca, Morocco.
2012
Exposition, Marie Vitoux Gallery, Paris, France.
Exposition, Didier Bresson Gallery, Béziers, France.
Exposition, Danielle Bourdette Gallery, Honfleur, France.
Exposition, Le Soleil sur la plage Gallery, Lyon, France.
Exposition, Le Clos des Cimaises Gallery, St Georges du Bois, France.

JOËL PERSON

Écrit par hautmarais le . Publié dans artistes.

« Joël Person est né en 1962 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Peintre et dessinateur, il allie dans ses compositions la pureté quasi classique du trait et une intensité rare de l’expression. Il compte de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et en Chine. Il vit à Paris. Diplomé des Beaux-Arts de Paris. Il se consacre d’abord au portrait avant de privilégier les thèmes du cheval et les poses érotiques. Joël Person connaît les pièges de la virtuosité. Il cherche l’instant où l’influx nerveux, le jaillissement du vivant vont subvertir le cadre soigné de la figuration. Saturé d’énergie, le corps du cheval lui donne, depuis vingt ans, cette expérience du débordement et de la submersion. Mais Person est aussi un dessinateur de la figure humaine. Pour déjouer sa propre technique figurative, il guette le point de rupture dans le rituel statique de la pose. Cet instant où le modèle se cabre et fuit dans un ailleurs, il le capte partout et nulle part : une contraction du front, une torsion de l’épaule, une inclinaison du visage. Person maintient l’illusion réaliste de la peinture. La vie intense de ses portraits ne naît pas d’un style expressionniste, mais, dans une tension anxieuse, elle surgit de la confrontation de l’artiste à ce « soi » de l’autre, cette soudaine prise de liberté, cette solitude a l’état brut, qui tout à coup, très brièvement, surgit entre la surface du corps et la tension du système nerveux. »

— Philippe Garnier, Les Cahiers Dessinés #9

L’artiste compte plusieurs expositions personnelles et collectives en France et en Chine et nombre d’institutions se sont intéressées à son univers. Toutes les résidences auxquelles il a participé à travers le monde témoignent de sa trajectoire internationale (Chine, à plusieurs reprises, Bosnie Herzégovine, Irlande, Slovénie…). Son œuvre est répartie dans beaucoup de collections privées et présente dans plusieurs d’importance ; la collection Hermès notamment qui expose ses dessins et peintures dans ses boutiques dans le monde (Paris, Milan, Istanbul, Tokyo, Shanghai, Dubaï et Las Vegas…).

Joël Person a enseigné également le dessin à Prép’Art et l’Atelier Hourdé. Le dessin Confinement a été acquis par le Musée Jenisch de la ville de Vevey en Suisse.

Sortie de sa première monographie aux Cahiers Dessinés en septembre : Et il n’est plus de place alors pour la peur.

PAUL DE PIGNOL

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Paul de Pignol

Paul de Pignol est né en France en 1965. Il vit et travaille entre Paris et Montigny-sur-Loing.

En 1984, il entre à l’ École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de peinture de Pierre Carron. Il réalise sa première sculpture Fille au Ballon en 1989, inspirée par les Vénus de Lucas Cranach. Peu à peu la sculpture s’impose dans son travail.

À partir de 2010 le dessin prend une importance particulière lorsqu’il décide de lui consacrer un atelier spécifique à Paris. Dès lors une parenté s’instaure comme une évidence entre ces disciplines. Qu’il sculpte ou dessine, Paul de Pignol révèle un processus unique : une plongée dans la substance intime de l’être. Son travail se concentre principalement sur la figure féminine autour de thématiques universelles : la naissance, la vie, la mort. À travers l’exploration du corps féminin il interroge sa fonction, sa masse, sa composition, sa décomposition et sa présence dans un va-et-vient entre le dedans et le dehors.

Les dessins de l’artiste sont le prolongement d’un travail de recherche sur les volumes où il perpétue le geste du sculpteur en posant la lumière par petites touches d’effacement de matière. Les corps ainsi révélés possèdent une présence spectrale.

Depuis 2017, et après des années d’échecs, de rejets et d’errances, Paul de Pignol trouve un langage pictural complémentaire à ses recherches. Son exposition Né du Limon chez la galerie Loo & Lou en 2019 est la résultante de cette quête. Principalement orientée sur le thème du paysage, influencé par la proximité de son atelier avec la forêt de Fontainebleau, l’artiste ne s’écarte pas pour autant de ses obsessions antérieures. L’idée que toute vie puisse naître de la pourriture et de la putréfaction le hante et le fascine toujours. Il en obtient des paysages organiques mouvants. On y sent la tourbe et l’humus. On est proche du Golem. Cette exposition avait réuni pour la première fois des dessins, des sculptures et des toiles, ce qui représente pour l’artiste, tant au niveau du sujet qu’il traite que par la multiplicité des médiums utilisés, un renouveau jouissif et fertile.

OLIVIER DE SAGAZAN

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Sans titre 6, 2022, Acrylique, colle, herbe, argile, matériaux mixte sur toile, 160 x 130 cm © Olivier de Sagazan

OLIVIER DE SAGAZAN

 

« Il faut en convenir, pour qui ne connait pas l’œuvre d’Olivier de Sagazan, son travail peut apparaitre d’emblée très morbide et provocateur. Lui s’en défend et n’y voit qu’une façon, à travers ses créations, de secouer les consciences pour souligner au contraire le caractère exceptionnel de la vie.

Lors de notre première collaboration avec l’artiste en 2016, nous avions proposé, en préambule de ce temps fort de notre programmation, sa performance « Transfiguration » qui se jouait au Théâtre Desjazet. Un solo show dans lequel on voit un homme en costume arriver sur scène et entrer progressivement dans une forme de transe pour se défigurer, vociférant parfois, usant de l’argile et de la peinture pour se couvrir le visage et le corps.

Un premier rendez-vous remarqué et qui avait produit un effet certain sur le public. Je garde le souvenir de quelques visages presque exsangues aperçus parmi nos invités à l’issue de la représentation. Un ami que je croisais dans la foule semblait lui aussi quelque peu secoué par cette confrontation. Il n’était pas encore le collectionneur des œuvres de Sagazan qu’il devint par la suite, et adoptait alors une position plutôt réservée ne sachant pas vraiment reconnaître la nature des sentiments qui l’animaient. Il lui fallait digérer la chose, me confia-t-il…

Pour ma part, je n’échappais pas, par moment, à une forme de sidération en voyant ce personnage, qui m’était soudain devenu inconnu, se transformer sous nos yeux. J’eu le sentiment confus, sans bien savoir précisément, de toucher à quelque chose de primordial.

Ce n’était pourtant pas un territoire inconnu. Lors de la préparation de l’exposition , nous avions découvert dans son « atelier-capharnaüm » de Saint- Nazaire une création pléthorique qui m’évoquait un univers étrange. Partout, des sculptures et des peintures de corps et de créatures façonnés dans la terre, donnant naissance à des personnages hybrides.Une forme de bestiaire réinventé…

Le premier sentiment qui venait lorsque le regard se posait sur ces corps éventrés, meurtris, écorchés, renvoyait forcément vers un ressenti mortifère. Mais tout de suite, autre chose s’installait, faisant surgir une lecture plus poétique : oui c’étaient des corps abimés, mais c’étaient aussi des visages dénués de douleurs ou de tristesse. Ses créatures semblaient figer pour l’éternité. J’ai aimé cela. Le monde de Sagazan n’était pas si inquiétant et l’impression un peu macabre du premier instant, largement dépassée.

Comme le confirmera la prochaine exposition à la galerie, après le « déracinement », il y a l’enracinement ou du moins sa tentative L’artiste nous proposera un dialogue entre ses sculptures et une série de paysages entrepris pendant la période du Covid, à un moment durant lequel il a ressenti avec encore plus de force le besoin de nature. La majorité de ses paysages excluant les corps qu’il avait pourtant habitude d’y faire figurer. A l’exception notable, toutefois, d’un tableau représentant un sous-bois dans lequel on voit, relié, par les racines, un corps enterré qui affleure à la surface. « Chassez le naturel… »

— par Bruno Blosse, directeur artistique de la Loo&Lou Gallery, Paris

 

Né en 1959 à Brazzaville au Congo, Olivier de Sagazan vit et travaille à Saint-Nazaire.

Biologiste de formation, il s’intéresse au vivant et cherche à établir au travers de son œuvre, une sorte de généalogie du sensible pour comprendre comment à un moment donné, la matière inerte structurée en cellules a engendré du vivant et de la sensibilité.

Depuis près de 25 ans, le travail d’Olivier de Sagazan est principalement axé sur le corps humain. En parallèle de ses créations – peintures, sculptures, installations -, Olivier de Sagazan réalise des performances, très remarquées dans le monde entier, au cours desquelles il fait de son corps le support d’un surmodelage usant de l’argile et de la peinture. Intervenant sur son visage et son corps, au fur et à mesure d’une gestuelle chorégraphiée, il crée les conditions d’une métamorphose radicale.

Pour la partie plastique, ses matériaux de prédilection sont l’argile et l’herbe, qu’il assemble et pétrit pour créer une matière vivante de laquelle va apparaître un monde polymorphe composé de personnages, et un bestiaire dans lequel l’humain se mêle à l’animal. 

EXPOSITIONS

2021

2020

2019

2018

2017

2016

JOHAN VAN MULLEM

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

JOHAN VAN MULLEM

Johan Van Mullem est né au Congo en 1959 de parents belges. Il grandit en se déplaçant à travers le monde grâce aux diverses affectations diplomatiques de ses parents, dont un séjour de sept ans en Tunisie. L’artiste a toujours été autodidacte. Il a commencé à dessiner à l’âge de cinq ans et n’a jamais cessé, suivant les traces de son père et de son grand-père. Ses racines familiales se trouvent dans la ville de Bruge, où il a poursuivi ses études d’architecture à Bruxelles. Plus tard, Johan a commencé à explorer la gravure et la peinture. Aujourd’hui, il peint à l’encre de gravure et est considéré comme l’un des seuls artistes à utiliser ce support pour créer des tableaux.

Depuis sa jeunesse, Van Mullem a persisté dans sa recherche des visages ridés, cherchant la beauté qu’il reconnaissait dans l’expérience qui est « gravée » sur les visages et dans les mains. Depuis lors, le visage reste le sujet majeur de son œuvre. Les sujets apparaissent rajeunis, disparaissant ou émergeant dans un halo de lumière dans un sfumato à l’ancienne, offrant une évasion dans un monde d’émotions. Son œuvre est une invitation à l’introspection et à un voyage dans une charge émotionnelle omniprésente dont on ne peut se séparer avec indifférence, effet de la profondeur déconcertante de ses tableaux.

La superposition et l’effacement de nombreuses couches lisses d’encres diluées accentuent encore le sentiment de voir sur la toile une présence indescriptible. Van Mullem a maîtrisé cette technique spécifique et unique par auto-apprentissage, exécutant ses pièces à l’encre de Chine dans le prolongement de son expérience de graveur, ce qui confère à ses œuvres un caractère supplémentaire et singulier.

Artiste aux multiples facettes, designer, poète, musicien, peintre et sculpteur, Van Mullem s’efforce de créer une œuvre diversifiée mais absolument cohérente qui jette des ponts pour relier et éveiller nos sens. Bien que ses œuvres soient contemporaines, elles peuvent suggérer des références à des chefs-d’œuvre historiques.

Ses tableaux font partie d’importantes collections privées et de musées dans toute l’Europe. Il a organisé des expositions personnelles dans des galeries d’art situées à Londres, Paris, New York et Bruxelles. Ses œuvres ont été exposées dans divers musées européens.

LES OEUVRES DISPONIBLES

JEAN CLAUDE WOUTERS

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JEAN-CLAUDE WOUTERS

Les mains vides,
je tiens en main une bûche.
Je vais à pied,
mais chevauchant un buffle.
Je passe un pont,
mais voilà que le pont coule,
et l’eau ne coule pas.

– Hakuin XVII

Jean Claude Wouters (né en 1956) est un artiste belge qui a vécu et travaillé à Bruxelles, Paris, Tokyo, Italie, Dubaï et Los Angeles. Il a étudié le dessin dès son plus jeune âge, puis le ballet, la réalisation de films et divers arts du spectacle.

Wouters a toujours été très sensibilisé par la nature du corps et de l’esprit. Il travaille à l’aide de trois appareils photo analogiques : un 135, un polaroid et un moyen format 67, et utilise des négatifs 6×7 afin d’éviter du grain photographique sur ses images. Il demande à ses sujets de faire face à une fenêtre, n’employant que la lumière naturelle pour les éclairer. Après avoir développé et imprimé cette image originale, il la rephotographie en utilisant une forte lumière du ciel qui se reflète dans l’ouverture de son objectif. Il répète ce processus plusieurs fois afin de superposer des couches de lumière, qui effacent progressivement l’apparence de la personne. Le négatif final est imprimé dans la chambre noire sur du papier baryté mat de 80 x 100 cm, un exemplaire unique qui est ensuite traité au sélénium à des fins de conservation, une méthode similaire à celle utilisée pour préserver les photographies prises au XIXe siècle. Ce négatif est ensuite plongé dans du sable et placé dans une petite boîte en bois qui accompagne le portrait.

Dans son début de carrière, après avoir étudié et dansé avec Maurice Béjart et Lindsay Kemp au début des années 80, Wouters a commencé à travailler comme artiste de scène et comme cinéaste indépendant. Son travail a été sélectionné par le British Film Institute, l’Université de Tsukuba au Japon, la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes en 1981 (Brian Eno – Music for Films), et a reçu plusieurs prix dans des festivals internationaux de cinéma, à New-York, San Francisco, Paris, Prague, Téhéran et Montréal. Il a travaillé pendant de nombreuses années à Paris comme cinéaste et photographe de mode, sa spécialité étant la beauté de la femme exprimée de manière simple et naturelle.

Il a collaboré entre autre avec Lancôme, Chanel, Yves Saint Laurent et plusieurs marques de luxe mais aussi avec le créateur de mode Marc Jacobs pour ARTREAGEOUS chez Bloomingdale’s (New York, 2007). En 2011, il a présenté CRINOLINE MAN au musée LACMA (Los Angeles), et SHADOW WALKER au musée MOCA (Tucson, AZ). En 2012, il a reçu la bourse de la fondation POLLOCK-KRASNER à NYC.

ANDREW NTSHABELE

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ANDREW NTSHABELE

Andrew Ntshabele élabore rapidement une technique très personnelle, mêlant collage et acrylique sur des grands formats. Sur ses fonds couverts de journaux, des figures monumentales se déploient.

Andrew Ntshabele peint avant tout ce qu’il observe. Ses personnages sont comme cueillis directement dans les rues, pour être déposés sur sa toile. Son travail s’inscrit dans une large réflexion sur les changements physiques, socio- économiques et politiques négatifs de la ville postapartheid de Johannesburg, résultats de son urbanisation rapide. Par ses fonds de journaux, il dépeint la pression et les contraintes qui en résultent pour les citoyens qui vivent et travaillent dans la ville quotidiennement, entourés de pollution et d’ordures. Les rencontres avec ces personnalités l’incitent à enquêter sur ces difficultés sociales et à chercher à comprendre les causes profondes de la dégradation actuelle des centres-villes.

Après la pandémie de Covid-19, il a eu le sentiment que les gens ressentaient le besoin de se (re)confrontrer à l’art et de (re)trouver la joie en ces temps difficiles. De ses nouvelles productions artistiques, ressortent un sentiment plus joyeux. Pour cette nouvelle série, il a exploré le travail à grande et moyenne échelle, en reprennant comme matériel des journaux contemporains liés à des articles sur le Covid-19.

Né en 1986 dans une petite ville d’Afrique du Sud, il étudie à l’Université d’Art de Johannesburg et obtient en 2013 son diplôme avec une spécialisation en peinture. Depuis, il vit et travaille à Johannesburg.

 

« Je crois et je sais que l’ancien monde tel que nous le connaissons appartient au passé… nous entrons dans une ère numérique et maintenant plus que jamais, il est important de préserver l’histoire et de la documenter. Je suis fasciné et excité de le faire par le biais de mon art. »

– Andrew Ntshabele

TANA BORISSOVA

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TANA BORISSOVA

Tana Borissova est née en 1978 à Sofia. Depuis 1997 elle vit et travaille à Paris.

Son premier saisissement artistique se produit dans l’enfance en regardant des livres d’art. Durant ses études au lycée d’Arts appliqués de Sofia, le contact avec la matière – la peinture à l’huile, l’aquarelle et le dessin – fait basculer sa fascination vers le désir de peindre. À l’âge de 19 ans, elle arrive à Paris et passe le concours de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts dont elle obtient le diplôme en 2003. Elle y a été élève de Vladimir Velickovic, puis de Dominique Gauthier.

Suit une période de latence et de recherches au cours de laquelle la peinture à nouveau prend le dessus. Le corps, ses espaces du dedans, ses interactions avec l’extérieur, avec la nature, avec l’autre, ses métamorphoses, ses mouvements, ses élans et ses contradictions cherchent l’expression dans sa peinture, au-delà de tout signe représentatif d’une époque.

En janvier 2014, Tana Borissova présente sa première exposition personnelle, Corps, à la galerie Myriam Bouagal à Paris. Se tiendra ensuite sa deuxième exposition personnelle, Ma place mon corps, de peintures et d’encres chromes, dans cette même galerie en juin 2015. En septembre 2017, elle expose à la Galerie L’Arrivage, à Troyes. À cette occasion, elle publie Corps Trait, un recueil de textes accompagnés d’encres. En mai 2019 Loo & Lou Gallery présente une sélection de ses encres et de ses peintures à la Foire internationale Just LX au Museu da Carris de Lisbonne. En février 2020, son exposition Éclats de nuit a montré ses œuvres récentes à l’Atelier de la galerie Loo & Lou.

AURÉLIA JAUBERT

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AURÉLIA JAUBERT

Depuis ses premiers tableaux composés de mortiers colorés intégrant des collages de ses propres photographies jusqu’à ses récentes tapisseries, Aurélia Jaubert a été fascinée par la métamorphose des images, leur passage d’un support à un autre, les illusions qu’elles engendrent.

Elle a progressivement quitté la surface traditionnelle du tableau pour des compositions hétérogènes, sortes de mélange utopique pour réfléchir les crises historiques de la représentation.

Elle privilégie le mélange, le détournement : peinture, textile, photographie, image numérique, collage, couture, sculpture, son, musique, lumières trouvent chez Aurélia Jaubert une légitimité originale à être empruntés et montés… Anoblir les restes, s’intéresser aux moindres manifestations de la nature (reflets, bulles, ombres, traces…) et les réinsérer dans un cycle de métamorphoses qui efface la valeur d’usage et réinstaure une inattendue valeur esthétique, autant de gestes d’une collectionneuse que ceux d’une artiste qui reste toujours fidèle à l’image.

Rêver sur le destin fantastique des petits accidents ou objets de la vie quotidienne, bavures, taches, coulures, débris colorés, bandes magnétiques déclassées, vieilles bouées de piscine, échantillons de tissus… Autant de ruines modernes à partir desquelles Aurélia Jaubert, herboriste du bitume, tente de réinventer des images élégantes, étonnantes, saugrenues, inédites.

—Dominique Païni, Critique et commissaire d’expositions indépendant, Directeur du Centre Pompidou (2000-2005), Directeur de la Cinémathèque française (1990-2000)

Expositions collectives (sélection) :
2022 La Ronde, Musée des Antiquités et Musée de l’éducation, Rouen
Mon voyage à travers les tapisseries de 1520 à 2020, Galerie Jabert, Aubusson
2021 L’Assemblage, une pratique médiumnique, Le 19 – Centre régional d’art contemporain, Montbéliard
Musée TAMAT, Tournai, Belgique
Musée d’art et d’industrie, La Piscine, Roubaix

Expositions personnelles (sélection) :
2021 Faire tapisserie, Musée La Manufacture, Roubaix
Glaneuse, Galerie Stéphane Mortier, Paris
2019 3ème âge (le retour d’ Ulysse), Atelier d’Alexandra Roussopoulos, Paris
2018 Lost in Hardiskland, Galerie Kamila Regent, Saignon
Flux & Remix, Togu art club, Marseille

FRED KLEINBERG

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FRED KLEINBERG

Fred Kleinberg est né en 1966 à Paris. Formé à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), il expose son travail depuis 1985 en Europe, aux États-Unis, en Inde et en Chine.

Il procède par séries. Chaque nouvelle série s’accompagne naturellement, intuitivement de voyages. Artiste globe-trotter, il est sélectionné pour de multiples résidences d’artiste : la Villa Médicis à Rome en 1996 en collaboration avec la romancière Kits Hilaire, le Musée d’art contemporain de Moscou en 2001, Art Résidence of Pondichéry en 2004 en Inde, en Chine en 2010 en collaboration avec la Hong Merchant Gallery de Shanghai et en Inde en 2018 au sein de l’université de Shantiniketan. lI est lauréat de nombreux prix de peinture : le prix du Salon de Montrouge en 1998, le prix de la fondation Coprim en 2000, le prix de la fondation Taylor en 2008, le prix de la fondation Charles Oulmont en 2008 et le 1er prix d’art contemporain de Monaco en 2014.

Ses principales expositions retracent ces séries thématiques : « La mémoire au corps » à la Fondation Coprim à Paris en 1999 ; «D’obscénité et de fureur» au Passage de Retz à Paris en 2002 ; «Made in India» à Koehnline Museum of Art à Chicago, USA en 2006 ; «Baroque Flesh» à la galerie Polad-Hardouin à Paris en 2011 ; «Territoire d’héroïsme et de fureur», sa première exposition rétrospective, à la galerie Messine à Paris en 2012 ; « Reborn project » à la galerie Frank Pages à Genève, Suisse en 2015 ; « Odyssée » à la foire ART Elysées à Paris en tant qu’invité d’honneur en 2017.

Fred Kleinberg vit et travaille à Paris.

 

LOUISE FRYDMAN

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Composition II (2021) Diptyque en céramique, L 95 x I 61 cm (chacune) © Louise Frydman

LOUISE FRYDMAN

 

Louise Frydman est une artiste française née en 1989 à Paris.

Elle est diplômée de l’école d’art L’ESAG-Penninghen en 2012 et étudie la photographie à l’International Center of Photography de New-York. Son atelier est installé en Bourgogne depuis 2015. Louise commence par composer des œuvres en papier blanc légères et délicates puis se tourne vers la céramique en 2015 lorsqu’elle crée sa pièce monumentale « La Fée des Pétales » suspendue dans la cour de l’Hôtel de Croisilles, à Paris.

Elle conservera dans son traitement de la céramique la matité blanche du papier ainsi que la finesse de la matière. Ses sculptures, ou installations, inspirées des formes de la nature, jouent avec la lumière et le mouvement. Sa rencontre avec le céramiste Jean-François Reboul en 2015 lui permet d’approfondir son apprentissage et de s’affirmer dans sa démarche artistique. Elle expose son travail en 2017 et 2019 à la biennale Révélations au Grand Palais, à Paris. Louise collabore aujourd’hui avec des maisons de luxe et travaille avec des architectes renommés à travers le monde. En juin 2019, Louise Frydman se voit remettre le Prix « 1 immeuble, 1 œuvre » par le Ministre de la Culture Franck Riester, pour sa collaboration avec Vinci Immobilier. Son travail a également été sélectionné au Concours International ICAA Blanc de Chine dont l’exposition a eu lieu à Beijing en août 2019.

Depuis 2015 la galerie parisienne Amélie Maison d’Art représente son travail. La galerie Loo & Lou a exposé ses œuvres au salon JustLX à Lisbonne en mai 2019 et JustMad à Madrid en 2020. C’est dans ce contexte qu’elle remporte le prix Résidence Arvore qui lui permet de faire une résidence donnant lieu à une exposition à Porto. Nous avons présenté en 2021  la seconde exposition personnelle de Louise Frydman Céramique Contemporaine dans notre espace avenue George V.

CATHERINE WILKENING

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CATHERINE WILKENING

« Comédienne depuis l’adolescence, un jour, en 2002, la nécessité de mettre les mains dans la matière s’impose à moi, la terre me devient aussitôt vitale. Je me lance dans la sculpture avec un instinct primaire, animal, guidée par une impulsion profonde irrépréhensible. L’exploration est souterraine et organique, mon travail est physique, sensuel, jouissif. L’intellect ne rentre pas en jeu, pas de plan conceptuel, ce qui passe par la tête n’est déjà plus, juste le lâcher prise et faire corps avec la matière vivante. C’est un saut dans le vide.

Mon travail se nourrit depuis toujours de la figure féminine, avec pour thème obsessionnel : la naissance, le chaos, la mort, la renaissance – l’impermanence – ou bien encore la dévoration, le cannibalisme, sujet que j’aborde en 2019 à travers mes sculptures de porcelaine pour Art Paris au Grand Palais avec la galerie Loo & Lou. Aujourd’hui, traversant ces longues périodes de confinement, dans un climat extérieur anxiogène, j‘éprouve la nécessité de me connecter au lumineux, au spirituel, à l’élévation, au transcendantal, de travailler sur la répétition, le multiple, le fourmillement, l’infini, l’infiniment monumental dans l’infiniment minuscule, comme des mantras qui apaisent et endorment les agitations cérébrales, comme de larges respirations – de construire à partir du chaos, à partir de fragments de sculptures avortées ou à l’abandon, et leur donner un nouveau souffle de vie… De ces longs mois de gestation sont nées d’immenses madones immaculées de porcelaine, parées d’or, de verre de Murano, couronnées de roses, d’épines, de racines… » 

— Catherine Wilkening

BENOÎT LUYCKX

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Être en Nature, 2020, Marbre blanc grec, 53 x 41 x 18,5 cm / Image : Alberto Ricci © Benoît Luyckx

BENOÎT LUYCKX

Benoît Luyckx est un artiste contemporain français né en 1955. Diplômé de l’École Boulle en 1976, il continue ensuite ses études aux Beaux-arts de Paris, avant de se consacrer pleinement à la sculpture, allant dès lors de carrières en carrières. Il y découvre ainsi le fameux marbre de Carrare en Italie, ou encore celui de Belgique.

Benoît Luyckx transpose ses pensées dans le minéral (les pierres et les marbres) qu’il sculpte en taille directe sans assistant et sans aide numérique.  S’inspirant de grands thèmes universels tels l’infini, la modernité, la nature ou le corps, il va au-delà de la matérialité, évoluant en permanence entre le figuratif et l’abstraction. L’artiste porte un grand intérêt au mouvement et particulièrement à la dynamique de ses sculptures qui malgré leur matériau, impriment une impression de légèreté chez celui qui les contemple. Il exprime le regard qu’il porte sur la nature dans une dualité rendue par le contraste des matières brutes, striées, polies… Ses voyages aux Etats-Unis dans les années 1980 l’ont beaucoup inspiré dans son interprétation de la modernité. Suivant les époques de son parcours, ses œuvres sont modernistes, architecturales, spiralées, végétales ou organiques…

Il a œuvré entre autres pour Hermès, le siège social de Chanel à Neuilly sur-Seine, le Palais de Justice d’Evreux, l’Ambassade de France à Phnom Penh (Cambodge), Moët & Chandon, HSBC, Vinci, Eiffage, en collaboration avec les architectes Paul Chemetov, Adrien Fainsilber, Jean-Pierre Lott, Pierre-Yves Rochon, Philippe Starck, Juan Trindade et l’agence Pinto.

Benoît Luyckx expose dans différentes galeries en Europe et a exposé à plusieurs reprises aux Etats-Unis. Son œuvre est présentée dans d’importantes collections particulières et Fondations.

ELISABETH DAYNÈS

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ELISABETH DAYNÈS

Née en 1960 à Béziers, France, Elisabeth Daynès vit et travaille à Paris. Dès ses débuts dans l’univers théâtral, elle est fascinée par la question de l’identité et de la métamorphose. A partir des années 1990, cette passion la conduit à recréer minutieusement les corps des humains de la préhistoire, sur la base des connaissances scientifiques les plus pointues. Elle devient ainsi une paléoartiste d’envergure mondiale, avec notamment ses reconstitutions d’hommes fossiles pour le musée de Tautavel ou sa création de l’Australopithèque Lucy en 1999 pour le Field Museum, Chicago. En 2010, elle reçoit le prix John J. Lanzendorf PaleoArt Prize. En 2011, le musée de la préhistoire d’Ile-de-France lui consacre une exposition exclusive, tandis que nombre de ses sculptures d’hominidés sont inaugurées en Corée du Sud. A partir de ce travail sur les origines, elle invite le spectateur à se poser la question de l’apparence et du visage humains, aujourd’hui et dans le futur.

Aujourd’hui, l’artiste mène une réflexion sur l’identité, la signification du crâne et du visage depuis les origines, à nos jours et dans le futur. En utilisant une grande variété de format, de matière et de traitements, en reprenant et détournant les motifs du crâne, elle montre tous les visages que nous aurions pu avoir, et que nous aurons un jour, si telle est notre volonté. Le crâne est au début et à la fin de toutes choses : il est la charpente, le socle identitaire de chaque individu. Il est cette partie ou le squelette est le plus saillant.

Sa collection d’écorchés en relief, souligne les aspects d’une humanité plurielle et foisonnante. En insistant sur le moment miraculeux ou les chairs repeuplent les zones d’os, en magnifiant les muscles du visage et des regards, elle nous invite à un face à face extraordinaire avec cinq personnages en quête d’identités.

Elisabeth Daynès veut également montrer qu’à l’heure des réseaux sociaux et de l’omniprésence des images, chacun est désormais libre de s’inventer une infinité de miroirs narcissiques : la frontière est devenue floue entre le réel et le virtuel, entre l’artificiel et le naturel. Son art joue donc sans cesse avec la science, car la science fabrique une grande partie de notre imaginaire. L’apparence physique et la recherche perpétuelle de perfection est devenue aujourd’hui une obsession. Changer de nez ou de bouche pour un rendez-vous professionnel ou un diner entre amis ? Pas si surréaliste à l’heure où la technologie a pris le relais de l’évolution biologique…

TANC

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Tanc

Tanc est né en 1979 à Paris, où il vit et travaille. Tanc a déjà exposé à travers le monde. Ce qui le caractérise, c’est l’unicité de son style, une caractéristique qu’on comprend plus quand on apprend que Tanc a grandi avec le graffiti. Il considère que l’art de la rue est éphémère et que l’action est plus importante que le résultat. Pour lui « artiste est un mode de vie », l’investissement doit être total et l’intégrité absolue. Au début des années 2000, il se concentre sur un travail d’atelier et se démarque tout de suite des graffeurs traditionnels par son travail basé sur le trait. Une recherche sur la synthèse. D’abord de son nom, puis de celle des tags en général, puis des personnes, de la musique, et pour finir de son sujet préféré : la vie.

Essentiellement basé sur le trait, son travail ne cherche pas à être parfait mais plutôt spontané. C’est l’état dans lequel il est qui va définir sa densité et sa rigueur. Son rythme cardiaque actionne son bras à la manière d’un métronome, il ne doit pas essayer de contrôler ce flux mais juste de comprendre la composition qu’il fait apparaître en équilibre entre son conscient et son inconscient. Il compose sa musique et ses toiles d’une manière spontanée.

Il est dense ou léger, rigoureux ou déstructuré, Tanc ne joue pas, il vit son art. Il signe ses toiles « Tanc » comme il signe les murs de ses tags depuis l’adolescence. Cette discipline est d’abord l’exutoire instinctif d’un besoin d’expression : il se réapproprie l’espace urbain en criant son nom à la ville avec force.

Bientôt, les lettres disparaissent et Tanc s’engage dans une recherche formelle abstraite. En concentrant son travail sur le trait et la couleur, il renouvelle la recherche picturale classique en la confrontant à la vivacité première de l’art de la rue : prépondérance de l’action, perfection du geste, acceptation de l’aléa et expression d’une singularité forte. Avant tout, ses œuvres frappent par leur intensité, leur musicalité et la vibration des lumières et des matières. L’action, l’énergie et l’émotion de l’artiste touchent le spectateur de la façon la plus sensuelle, intime et immédiate.

Tanc compte de nombreuses expositions collectives et individuelles, notamment en Allemagne (Skatlizers Contemporary Art), à New York (Catherine Ahnell Gallery), en Angleterre (The French Art Studio) et au Maroc (David Bloch Gallery). Il a également participé au Mois de la francophonie à l’Institut français de Beyrouth en 2013.

Entretient de l’artiste par Judith Peyrat

Aussi subjectif que cela puisse paraître, peux-tu rapidement décrire ton parcours ?

Mon parcours commence enfant, je découvre la peinture par plusieurs biais… l’un d’entre eux me parle et me donne l’envie d’en réaliser, c’est le graffiti. Je commence à beaucoup peindre, au départ des formes abstraites, des traits, couleurs et effets… pour en venir à exister dans ce milieu en écrivant mon nom. 
Mes premières expositions se situent début 2000 avec l’engouement que commence à susciter le Street-Art. À cette époque, je suis récemment diplômé d’un Master en Direction artistique et le choix de suivre le rêve ou la raison se pose. Je choisirai le rêve. Après la rencontre avec Jean Faucheur et nos collages d’affiches avec le collectif « Une Nuit », je m’entoure de mes amis les VAO pour prendre un atelier à la forge de Belleville. Les expositions se suivent à rythme régulier, les premiers voyages, résidences… Je ne gagne pas beaucoup d’argent mais il me parait si facilement gagné face à la vie que je mène. Je peins et fait la fête, partout, tout le temps. Je veux tout vivre ! Sept ans se passent et je termine par partir avec L’Atlas dans un nouvel atelier aux Lilas. Une nouvelle ère. Je deviens plus consciencieux, plus sérieux, plus pro. Le rêve était devenu réalité, il fallait penser à de nouveaux objectifs. C’était il y a six ans. Aujourd’hui, je continue mon chemin dans le monde de l’art au fil des expositions et des rencontres. C’est amusant, plus je me rapproche de mon objectif plus j’ai l’impression que la route est longue. Life is a performance !  

On observe un intérêt particulier pour le geste dans tes œuvres, quelles sont les influences derrière cette primauté à l’action ?

Bien qu’amoureux de différents types de représentation dans l’art, je me sens en phase avec l’Action painting et l’abstraction lyrique. L’émotion qui résulte dans sa pratique n’a pas d’égal pour moi. Le geste y est prédominant et singulier. Il est, même dans un schéma établi, la touche humaine, transmission du peindre au spectateur à travers les époques. Instants figés à jamais. C’est cette intimité qui m’intéresse dans le geste. 

Pour toi, le plus souvent l’action prime sur le résultat, à quel moment de la création choisis-tu de privilégier l’un ou l’autre ?

L’action prédominant sur le résultat et devenue une philosophie de vie pour moi. C’est le départ de ma production. Je pense que trop de connaissances et de réflexions en histoire de l’art et trop de réflexion à trouver un nouveau concept pour s’intégrer à l’art institutionnel en France (art contemporain), cloisonne dans une réflexion qui est rarement constructive. Je suis un peintre conceptuel, mais le rapport à la matière est primordial pour moi. Je n’adhère pas à ce que l’idée suffise à être artiste et que la réalisation n’est qu’artisanat. 
L’action est concrète. Elle ne triche pas, brise les rêves et conforte les acquis.
Elle est le chemin, l’expérience, qui apporte la maturité.
Le résultat est déterminé plus par une adéquation entre l’idée que j’ai du rendu de l’outil employé et son rendu final. C’est encore dans l’action que je vais trouver le plaisir de trouver les aléas qui vont donner le prestige du résultat. Il sera, qui plus est, encensé et détesté, parfois par les mêmes personnes à travers le temps. Le beau étant révolu dans l’art contemporain, les goûts évoluent à travers les concepts et les processus. Le mien étant de privilégier l’inconscient dans ma création. Je préfère réfléchir au résultat avant et après l’action.  

D’abord du lettrage, tu es passé à des formes plus abstraites, était-ce la suite logique de ta démarche ?

Mes recherches, depuis que je travaille en atelier, vont vers l’abstraction, j’y trouve plus d’émotion. Dans la rue, c’est différent. L’impact des lettres a une autre résonance. Mais les frontières restent floues pour moi. A quel moment une lettre devient-elle forme abstraite ? C’est là que je m’amuse à trouver les limites en y intégrant de nouvelles inspirations de mes voyages, revenant plusieurs fois sur mes traits, grattant la toile, créant volume, profondeur et vibration picturale.
Il ne faut pas oublier que ma démarche est de peindre par processus où je laisse mon inconscient s’exprimer. Sorte d’état entre la transe et la méditation, une thérapie pour moi (un petit peu comme Sam Francis à l’époque).
Plus je me laisse de spontanéité, plus je me laisse aller, plus la peinture sera bien effectuée (belle). La confiance en moi est primordiale. Comme le calligraphe, j’ai répété mon geste, je dois être sûr, ne pas réfléchir. Juste apprécier les aléas des formes qui en découlent.

Est-ce que l’expérience influence ton travail ? Comment cela nourrit ta création et se reflète dans tes réalisations ?

L’expérience influence mon travail à travers mon être, intellectuellement aujourd’hui, physiquement demain ? Je pense à Hans Hartung que j’aime tant. La confiance en soi s’acquiert au fil du temps. Les sensations que m’ont apportées la vie ont souvent eues des impacts dans ma peinture. Je repense à des ruptures qui ont été très profitables d’un point de vu pictural. J’aime que ma peinture soit le reflet de ma vie. Ma série Variations en est le parfait exemple. Un trait fait d’un geste synthétise mon état émotionnel en remplissant la toile. Sorte d’électrocardiogramme de l’instant vécu lors de l’action. 

Quels sont les artistes qui pour toi ont eu une importance majeure dans ta recherche artistique ou qui ont attiré ton attention récemment ?

J’ai commencé à vouloir peindre en découvrant le graffiti et des artistes comme Dondi et Futura 2000. Puis, je me suis intéressé à l’Histoire de l’Art et je suis tombé sur l’Expressionnisme Abstrait et l’École de New York. De l’action painting de Franz Kline à la plénitude de Mark Rothko. C’était fait, mon art partirait de ces deux mouvements. À la suite de ça, des artistes comme Bernard Frise, Simon Hentaï, Henri Michaux ou Christopher Wooll m’ont inspiré. Depuis 4 ans, je suis aussi très friand de peinture coréenne, Dansaekhwa avec des artistes comme Park Seobo, Chung Chang Sup, Lee Seung Jio, Lee Bae.
J’ai aussi un regard sur le futur et suis beaucoup ma génération. Des artistes comme KR, Pablo Tomec, Erosi, Revok. Il y en a tellement…

On parle souvent de ta recherche sur la synthèse, peux-tu nous en dire plus ?

J’ai commencé à travailler sur la synthèse des tags, ou plutôt sur leur énergie. Je voulais la retranscrire sans reproduire les toiles déjà réalisées dans les années 80.
Par ce biais, je me suis rendu compte que je pouvais synthétiser les lumières, les émotions, les fréquences qui m’entouraient par des traits et des couleurs.
La synthèse m’a poussé au minimalisme, puis à l’étendre au maximalisme (reproduction du même motif sur tout l’étendu du format).

Penses-tu que la collaboration entre artistes joue un rôle important dans ta pratique ? (Tu partages ton studio avec l’artiste L’Atlas, mais également dans le monde du street art, crew, etc)

La collaboration entre artistes est importante d’un point de vue moral. On se sent souvent isolé, tourmenté de savoir si notre art suscite et suscitera assez d’enthousiasme pour qu’il soit conservé et restauré. C’est dans ce sens qu’il est nécessaire de discuter de nos réflexions et célébrer nos réussites. Être reconnu par ses pairs et ses confrères est plus important pour moi que quelques tableaux vendus.

Pour ce qui est de réaliser des œuvres à plusieurs je suis plutôt sceptique… à part certains projets comme avec Steph Cop pour la biennale de Marrakech 2016 ou L’Atlas avec qui nous partageons nos critiques pour réaliser des toiles à quatre mains. Il est souvent difficile d’être dans le partage plutôt que dans la compétition. Les artistes ont de forts égos, ce n’est pas toujours facile à gérer…

On te relie souvent au mouvement Graffuturism, concèdes-tu appartenir à ce mouvement ?

Je ne me considère vraiment dans aucun mouvement, l’avenir nous le dira… 
J’ai cru au début au Graffuturisme car je trouvais que le Street-Art (qui est à l’origine un groupe d’une vingtaine d’artistes dans le monde) était devenu une niche où l’on casait tout et n’importe quoi. Malheureusement c’est devenu très vite la même chose. En gros, ces mouvements qui partent d’artistes issus du graffiti ayant eu une réflexion pour aboutir sur une nouvelle forme d’art se font à chaque fois polluer par des artistes arrivistes qui sont juste dans la forme. Aucun « background » ni fond. 

Te fixes-tu des limites dans l’utilisation des médiums ?

Je n’ai comme limite dans l’utilisation des médiums que leur maitrise.
En tant qu’autodidacte, j’ai testé beaucoup de choses. Souvent avec réussite mais parfois avec des loupés, souvent avec le temps. Cela m’a dirigé dans leur utilité. Aujourd’hui, je continue mes recherches mais je n’hésite plus à faire appel à un spécialiste pour apprendre. Il est important de connaitre ses capacités. L’orientation de l’utilisation d’un outil et l’importance de se faire assister ou pas.
J’ai commencé à peindre à la bombe de peinture il y a vingt ans de ça et il reste de loin mon outil de prédilection. Une extension de mon être. Peindre sans toucher le support, c’est une sensation inégalée pour moi. 

Comment vois-tu l’institutionnalisation des pratiques artistiques (ou même plutôt de la tienne plus particulièrement) en milieu urbain ?

Je suis pour la reconnaissance des pratiques artistiques par les institutions, au musée comme dans l’espace publique. Mais en même temps, je suis un défenseur d’actions sauvages, souvent illégales. Les risques pris et la rapidité d’exécution donne une touche plus romantique à mon goût. Il ne faut pas oublier que je privilégie l’action au résultat. Dans les villes, les gens ont besoin de s’évader, l’art et un très bon moyen. Je pense au bonheur que j’ai de passer devant des graffitis depuis que je suis enfant… ça a changé ma vie. 
Les institutions suivent aujourd’hui le marché de l’art. Avec la monté spéculative qu’engendre le Street-Art, il faut s’attendre à en voir de plus en plus autour de nous. Il a déjà été exposé au Grand Palais, au Palais de Tokyo et au centre Pompidou … 
C’est le parcours de toute pratique et tout artiste. Après ce sont des cycles. Il y aura toujours des jeunes qui viendront casser les barrières établies pour que l’art ne soit pas qu’institutionnel. L’art est générationnel, chacun le sien. 

L’idée du vandale effectuant un tag, est-ce toujours le cas ou est-ce que c’est pour toi plutôt devenu un imaginaire lié à cette pratique ?

On ne peut pas tricher avec la peinture et encore moins avec le tag. C’est facile de savoir qui fait quoi, il suffit de sortir dans la rue. Donc, non ! ça n’a rien d’imaginaire. Après, je suis loin d’être aussi accro que certains ou même que plus jeunes. Écrire son nom illégalement m’a amené là où j’en suis et je veux rester sincère avec cette démarche (je ne parle pas du plaisir que je prends à l’effectuer). 
La réalité est que ça apporte une force à mon travail d’atelier que je perds si je n’y retourne pas. 

Tu es aussi musicien, tout cela trouve-t-il un point de reliure dans ta création, ou peux-tu nous en dire plus à ce propos ?

J’ai toujours été fasciné par la musique ! C’est l’art le plus facile à apprécier, pas la peine d’intellectualiser. On la ressent physiquement.
Tout le monde vous donnera son avis sur un morceau ou un genre de musique, il en sera tout autre pour la peinture… Par contre, en jouer d’une manière autodidacte est assez difficile. J’ai dû trouver les bons instruments pour arriver à en réaliser seul. Nous sommes début des années 2000, la musique est en majeure partie produite par ordinateur. Lassé d’avoir trop travaillé avec cet outil durant mes études de graphisme. Je cherche dans les magasins de musique de Pigalle les différentes options qui s’offrent à moi. Je déciderai de m’acheter une première machine (séquenceur, boîte à rythme, synthétiseur). Je trouve fascinant de travailler la musique en direct. Sentir l’électricité devenir fréquence, onde, note… Sans m’en rendre compte, ces recherches sont en train d’influencer ma peinture dans une recherche abstraite et compléter mon personnage. Je ne cesserai dès lors de travailler ces deux disciplines en parallèles. Je dis souvent que mon bras est actionné par mon cœur comme un métronome qui retranscrit mes émotions. Je peins ma musique intérieure.

Quels sont tes projets en cours ou collaborations, expositions, nouveaux travaux à venir ?

Je suis toujours sur plusieurs séries de peintures, certaines seront visibles bientôt, d’autre dans plusieurs années. 
Pour en voir, c’est actuellement à la Loo&Lou galerie à Paris, puis à partir du 18 janvier au côté de L’Atlas à la COX galerie de Bordeaux. En février, à la galerie Brugier Rigail pour une exposition collective et au printemps en Allemagne pour la biennale d’Art Urbain… 
Pour les collaborations, les tissus Olivade vont sortir trois motifs de ma création et j’ai des projets d’éditions de parquets et de moquettes.
Plusieurs livres, lithographies et sérigraphies sont aussi en cours.

As-tu un endroit où tu rêverais d’exposer / de travailler ?

Je me sens très proche de l’Asie et bien qu’ayant déjà exposé et travaillé là-bas, je pense que c’est là que mon cœur me guiderait actuellement. Sinon, New York et Paris restent à mon sens les meilleurs endroits pour capter les nouvelles tendances et s’insérer dans le monde artistique.

Qu’est-ce que l’art pour toi (commençant par : « l’art, c’est… ») ?

L’art, c’est la possibilité de transformer actions et matières en réflexion. De questionner et fédérer les gens sur le monde qui nous entoure. L’art c’est une religion aujourd’hui, et les grandes expositions sont les messes où tout le monde se presse en quête de réponses et de mysticité. 
Mais pour moi qui suis dans l’action, c’est avant tout un équilibre et une thérapie. Ma raison d’être.

 

NELSON MAKAMO

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Decoration of the Youth, charcoal, pastel, ink and oil on Belgian linen canvas, 200×250 cm, 2019, ©Andile Buka

NELSON MAKAMO

Nelson Makamo vit et travaille à Johannesburg. Il est né en 1982 dans la ville de Modimolle, dans la province du Limpopo en Afrique du Sud. Montrant une étonnante aptitude artistique et un intérêt pour le dessin et la peinture, il a perfectionné sa pratique artistique à l’Artist Proof Studios de Johannesburg où il a étudié pendant 3 ans.

Makamo a montré son travail dans des expositions collectives et individuelles en Afrique du Sud, en Europe, en Angleterre et aux États-Unis, lui permettant ainsi de voyager et de travailler dans divers endroits. Il a participé à plusieurs expositions de groupe notamment aux côtés d’autres artistes sud-africains, dont David Koloane, Colbert Mashile, Deborah Bell et William Kentridge.

Le travail de Nelson est particulièrement inspiré et influencé par l’innocence des enfants des zones rurales sud-africaines. Ils incarnent pour lui la paix et l’harmonie auxquelles nous aspirons tous. Pour lui, la joie et la simplicité avec laquelle les enfants perçoivent la vie et les rapports humains résident encore en chacun de nous. Ainsi, il souhaite faire revivre ces notions oubliées chez le spectateur.

Le travail de Nelson Makamo fait partie de plusieurs collections telles que celles de l’icône de la mode Giorgio Armani, de la musicienne Annie Lennox, de Hanzehof Zutphense Kunst Collectis, du DJ Black Coffee, du producteur Swizz Beatz, de la célèbre Oprah Winfrey et de la réalisatrice Ava Duvernay. Plus récemment il a été invité par cette même réalisatrice à faire la couverture de l’édition spéciale du TIME de Février.

 

EXPOSITIONS

2018
FNB Joburg art fair, Stand Ll Editions, Johannesburg, Afrique du Sud.
The Re-awakening, CIRCA Gallery, Le Cap, Afrique du Sud.
1:54, Exposition collective, Stand GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
2017
1:54, Stand GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
No Commission, Dean Collection, Berlin, Allemagne.
We are the souls of Azania, GAFRA Gallery, Londres, Angleterre.
Salon Zurcher Africa Art Fair, exposition collective, Zurcher Gallery, New York, États-Unis.
DDESSIN17, foire de dessin contemporain, exposition collective, Atelier Richelieu, Paris, France.
Fuir, exposition collective, Fondation Blachère, Apt, France.
Résidence, Fondation Blachère, Apt, France.
2016
Dipôlelo, Galerie Fatiha Selam, sous le commissariat Anna Reverdy, Paris, France.
Post It, exposition collective, Constitution Hill, Johannesburg, Afrique du Sud.
Résidence, SAFFCA Fondation, Saint-Émilion, France.
2015
1:54, exposition collective, Stand CIRCA Gallery, Londres, Angleterre.
2014
Everard Read, Le Cap, Afrique du Sud.
Everard Read, Johannesburg, Afrique du Sud.
FNB Joburg art fair, exposition collective, Stand Everard Read Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.
Winter, exposition collective, Everard Read Gallery, Le Cap, Afrique du Sud.
2013
Salon 91, Le Cap, Afrique du Sud.
2012
Figuring differences, exposition collective, Andrew Lamprecht commissaire d’exposition, salon 91, Le Cap, Afrique du Sud.
Les 21 ans de Artist Proof Studio, exposition collective, Johannesburg Art Gallery, Afrique du sud.
2011
Museum of Africa, Johannesburg, Afrique du Sud.
2010
Young Contemporaries, exposition collective, Galleria Nikki Diana Marquardt, Paris, France.
2009
Sharing Realities II, African Studies Centre, Leiden, Pays-Bas.
Walking with Me, UTS Gallery, Edinburg, Écosse.
A Place I Call Home, Gallery on the Square, Johannesburg, Afrique du Sud.
City Link, exposition collective, Gallery 23, Amsterdam, Pays-Bas.
Gallery on the Square, exposition collective, Sandton, Johannesburg, Afrique du Sud.
2008
Moving into Light, KZNSA Gallery, Durban, Afrique du Sud.
Sharing Realities, Gallery Izarte, Zutphen, Pays-Bas.
2007
Cultural and Business Art Exhibition, exposition collective, Somma Lombardo, Italie.
Making Identity, exposition collective, The Thompson Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.
2006
Ten Years of Printmaking, exposition collective, David Krut Print Studios, Johannesburg, Afrique du Sud.
2005
Walk with me, Obert Contemporary Art Gallery, Johannesburg, Afrique du Sud.

TONY SOULIÉ

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

TONY SOULIÉ

Tony Soulié est né à Paris en 1955, d’origine albigeoise. Touche à tout prolifique, à la fois peintre, performer et photographe, Tony Soulié compte parmi les artistes importants de sa génération. Il expose depuis 1977 à Paris et en province, en Europe et à travers le monde, principalement au Japon, Etats-Unis, Corée, Amérique du Sud. Un long parcours d’interrogations sans cesse renouvelées sur la représentation, la spiritualité de l’image et l’espace-temps.
Plus de 300 expositions personnelles lui ont été consacrées et son travail est régulièrement montré dans les principales manifestations internationales.

L’artiste n’a pas non plus oublié le « Lapérouse » de son enfance, ni tous ces explorateurs partis traquer l’inconnu. Ils rapportèrent entre autres des « Fleurs et Florilèges », recueil des plantes et fleurs ignorées mais plus pour longtemps: « colonisées », circonscrites, entravées. Il cherche la fleur non répertoriée.

Prix et distinctions :

Lauréat en 1987 de la Villa Médicis « hors les murs », à Naples qui le rapprocha du Vésuve, l’amenant à travailler sur les volcans Island, Hawaii, Etats-Unis…
Prix du Salon de Montrouge en 1995.
Chevalier des Arts et des Lettres en 2004.

Ses œuvres figurent dans de très nombreuses collections publiques et privées, fondations et musées à travers le monde parmi lesquelles :
la Fondation Peter Stuyvesant, le Musée de la Ville de Paris, le Musée de Belfort, le FRAC d’Ile de France, la Fondation Arbus, la Fondation Bob Wilson à Long-Island États-Unis, le Centre Intermonde et l’Artothèque de la Rochelle, le Musée de l’Industrie de Charleroi en Belgique, The State Fondation on Culture and Art of Honolulu, le Fonds National d’Art Contemporain à La Villette, la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Fondation Spiegel à Beverly Hills États-Unis, la Fondation Colas, la Fondation Axa Arche de la Défense, la Fondation Thomson-Franc, la Fondation Rothschild à Paris, la BNP Paribas, la Ville de Paris, Duracel Art Industrie à Miami, le Musée de Toulon, le Shell-Japon à Tokyo, le Palais des Beaux Arts de Bruxelles, l’Institut Français de Thessalonique-Grèce, le Musée Clayarch Gimhae en Corée du Sud, le Musée des Arts de Utsonomiya au Japon, le Musée des Beaux-Arts de Nantes, le Musée National du Luxembourg, le Arte Télévision à Strasbourg, le Musée d’Auvers sur Oise, la Japan Air Line Cie, la Fondation Carré d’Art de Vilniez en Suisse, l’Hôtel Marriot à Séoul, le Musée de Chateauroux, la Bibliothèque Forney à Paris …

TONY SOULIÉ

Florilèges
Exposition du 14.09.18 au 27.10.18
VIDEO : Flowers

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Le silence – de la série Vanités, tirage Lambda sur papier chromogène, 120 x 80 cm, photographie 2017, tirage 2018 © JC Ballot

JEAN-CHRISTOPHE BALLOT

Architecte D.P.L.G. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD). Diplômé de la FEMIS et pensionnaire de la Villa Médicis en 1991.  L’ensemble de son travail est orienté sur l’espace, que cela passe par des paysages urbains et industriels ou des décors naturels remplis de spiritualité. L’artiste s’installe dans des lieux de mémoire.

« Mes images interrogent la mémoire, elles portent sur l’histoire de ces lieux et de leurs transformations. L’essentiel est toujours un exercice sur le vide qui est au centre de tous mes travaux photographiques et de ma réflexion. Je recherche le temps suspendu, et revendique une photographie contemplative. »

Profitant de conditions exceptionnelles : la montagne, le village de Saorge, la vallée de la Roya et son patrimoine religieux, le parc du Mercantour et la vallée des Merveilles… Il a réalisé un ensemble important de photographies. Son travail navigue entre la nature morte et l’installation. D’un côté développant son sens de la narration (Jean-Christophe Ballot est aussi réalisateur) il réalise des mises en scènes délicates, inventant une histoire qui aurait été là et qu’il aurait découverte par hasard. De l’autre il affirme le geste, l’intervention de l’artiste dans l’espace et donc dans l’image, par exemple en assumant la présence d’accessoires photographiques ou encore par une théâtralité baroque.

 

EXPOSITIONS

2018
L’impermanence, sculptures et photographies, avec Catherine Wilkening, Loo&Lou Gallery, Paris, France.
L’esprit des lieux (exposition collective), Commissaire d’exposition Susana Gallego-Cesta, Petit Palais, Paris, France.
La photographie française existe… je l’ai rencontrée (exposition collective), Commissaire Jean-Luc Monterosso, Maison Européenne de la photographie, Paris France.
2017
Vanités, rituels funéraires en pays Toraja, Abbaye du Thoronet, Le Thoronet, France.
Paysages français, Commissaires Héloïse Cornésa et Raphaël Bertho, Bibliothèque nationale de France, Paris, France.
2016
Les dormeurs de Saint Denis, Forteresse Pierre et Paul, Saint Pétersbourg, Russie.
Les serres d’Auteuil, Bibliothèque Marmottan, Boulogne-Billancourt, France.
2015
Paysages Australiens, Académie royale des beaux-arts, Domaine de Chaumont-sur-Loire, France.
Œuvre sur l’œuvre, Musée Le Grand Curtius, Liège, Belgique.
2012
Le Musée dans le musée, Musée d’art contemporain de Thessalonique, Thessalonique, Grèce.
2011
Le Louvre transfiguré, Musée national de Damas, Syrie.
2009
Paris-Chicago, Loyola University Museum of Art, Chicago, États-Unis.
2008
Urban Landscapes de Berlin à Shanghaï, Maison européenne de la photographie, Paris, France.
2007
Île Seguin, paysage avec figures absentes, Espace Landowski, Boulogne-Billancourt, France.
2003
La Métamorphose du Louvre, Musée du Louvre, Paris, France.
2001
Mont Athos, Bibliothèque nationale de France, Paris, France.

CARTE BLANCHE (1)
CLARA DAQUIN
EXPOSITION COLLECTIVE

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

CLARA DAQUIN

Clara Daquin, travaille à Paris en tant que critique d’art et curatrice indépendante. Diplômée de l’École cantonale d’Art de Lausanne (ECAL) en Arts Visuels et de la Sorbonne en Histoire de l’Art, elle a mené une recherche sur les duos et collectifs d’artistes et plus particulièrement sur le processus créatif à plusieurs mains. Diplômée du master en études curatoriales de l’Université Paris Sorbonne, elle réalise des expositions au sein du collectif Mathilde Expose depuis 2015 : Vertige en terrain plat à la galerie Eva Meyer et à la Fondation Brownstone (2016), No man is an Island au Jardin Exotique et au Pavillon Bosio (2017). Elle a collaboré avec le Palais de Tokyo, le Lafayette Anticipations, la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, la galerie Semiose et l’association La Source. Elle écrit régulièrement pour la presse et collabore actuellement avec The Community, collectif, galerie et plateforme pluridisciplinaire située dans le 10e arrondissement à Paris.

Julia PITAUD

La photographie est la matière première de Julia Pitaud, qui l’utilise plastiquement comme matériau de construction poétique. L’artiste pense le corps à la fois à travers les objets qui l’entourent comme le vêtement, seconde peau de l’être humain et le motif du siège, de l’assise et elle s’y intéresse également par le prisme du déplacement. La Chaise (2015) constituée de chambres à air récupérées, est habillée d’images prises lors de voyages à l’étranger. Deux mouvements constituent la pièce : ceux invisibles, d’inconnus à vélo et ceux personnels, de l’artiste en voyage. La Chaise renvoie à une posture statique impossible puisque l’objet semble pris d’une étrange mollesse : c’est l’œuvre qui se détend et non le visiteur. Paris-Alençon (2016) témoigne d’un geste précis : laisser son manteau en arrivant chez quelqu’un. Le trajet auquel le titre fait référence n’est autre que celui réalisé par l’artiste durant des mois dans le but de rejoindre son compagnon. Les images de Paris font corps avec celles d’Alençon, le tronc de l’arbre avec la jambe du pantalon. En 2016, Julia Pitaud est habitée par l’obsession de récupérer des vêtements usés, ayant appartenu à des personnes qu’elle n’a pas connu et ne connaîtra jamais. Elles les choisit blancs, comme une page vierge, pour y transposer plus facilement ses intentions.

© Coline Chalumeau – Loo & Lou Gallery

NIDGÂTÉ

Pour Nidgâté (Yuyan Wang + Qin Han) le corps est déjà présent dans le nom du duo : Nidgâté dans l’Asie ancienne signifie « mains à la peau rugueuse, sans compétence, ni expertise ». Ce n’est donc par un hasard si le film The Devil In The Details (2017) propose une anthologie de gestes. Sur un fond sonore composé de claquements de doigts, le film montre des gestes sans restriction de genre : une main recueille un papillon, une autre attrape une mèche de cheveux. De ces « compagnes inlassables », Henri Focillon disait : « La main est action : elle prend, elle crée, et parfois on dirait qu’elle pense. ». Dans That Day (2017) le corps au contraire est absent de l’image. Accompagnée d’un extrait sonore issu d’une séance de relaxation dédiée à l’épanouissement personnel, la vidéo présente des déplacements au sein de divers intérieurs. Sur le mode de l’appropriation, les artistes ont collecté des extraits provenant de films d’horreur, où les corps sont absents de l’image mais pas de la narration. L’attente est continue et le film joue sur nos constructions mentales et narratives.

Chloé JULIEN

Dans ses peintures, Chloé Julien, un peu étourdie, se colle du Caramel dans les cheveux (2010) et perçoit la vie comme un éternel recommencement, tel le personnage Sisyphe (2008) destiné à pousser sa pierre en haut d’une montagne, indéfiniment. L’artiste se trouve parfois un compagnon avec lequel partager ses joies comme dans Sur ton dos (2008). Les aquarelles de Chloé Julien dessinent un espace corporel contorsionné, qui se propage, déborde, se dérobe et entre en fusion. L’artiste affirme le chaos comme état permanent. De quel chaos s’agit-il, de quelle tension ? Celle entre l’âme et le corps ? L’âme dans ces dessins se répand, s’immisce, s’insère, envahit à la manière d’une forte émotion. Le corps de Chloé Julien est sans organes : il n’est, en effet, habité que de l’âme. Il est ici représenté par ce qui le constitue entièrement, matières à la fois invisibles et charnelles.

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

Florian MERMIN

À travers deux sculptures anthropomorphes, Florian Mermin nous invite dans un monde onirique où l’on retrouve l’inquiétante étrangeté freudienne. Bouche d’égouts (2013) semble composée de grosses meringues sucrées, en s’y approchant de plus près, on aperçoit dans le plâtre de drôles de dentiers. Lorsque Florian Mermin s’intéresse au corps c’est toujours pour intégrer une part de rêve dans une réalité très concrète. Ces bouches dépourvues de langage semblent manger ou déglutir et le rose de leur socle ressemble à celui de nos gencives. L’œuvre Peaux (2015) est composée de deux gants en bronze disposés sur un bureau en bois. On ne peut qu’imaginer l’histoire de cette pièce hors du temps : un monstre aurait-il déposé ses mains avant d’entrer ? Ou ces gants servent-ils à cacher des mains rugueuses et laides ?

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

Inès PANIZZI

Inès Panizzi a réalisé cette série de dessins lorsqu’elle se trouvait au Col d’Allos dans les Alpes du Sud. En pleine montagne, l’artiste pratique le même rituel : elle se lève, fait du thé, y trempe ses feuilles puis sort du chalet pour se promener dans la montagne. Inspirée par sa balade matinale, durant laquelle elle a respiré des centaines de micro-organismes, vu des insectes et des animaux, elle rentre et réalise ses dessins. Durant ces marches, elle crée des liens entre les astres, les êtres vivants et les insectes qui l’entourent et dessine ensuite des éléments presque identifiables : des étoiles, des plantes, des animaux. Ces dessins, comme de petites cosmogonies, font le récit d’interactions entre le proche et le lointain, le minuscule et l’immensité, le macro et le microscopique.

© Émilie Mathé Nicolas – Loo & Lou Gallery

DIDIER GENTY

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Vue de l’exposition « La folle qui rit » à la Loo & Lou Gallery — George V © Loo & Lou Gallery

Didier Genty

Né en 1956, Didier Genty vit et travaille en région parisienne. Il s’est formé aux Beaux-Arts de Bordeaux.

« J’aime les muscles, la circulation sanguine, les dessous de la peau… L’identité, c’est l’ADN, invisible, intérieure. Mes portraits sont davantage liés à l’être profond d’un individu, au-delà des apparences. Au visage je préfère son empreinte. J’évite ainsi la complaisance propre à la pratique de l’autoportrait. Ma peinture comme cette Folfiri, ma chimiothérapie, coule dans les traits de ces corps en soubresauts, avachis. Du dedans des choses, des chairs et des humeurs grouillent tout en surface et en épaisseur, les griffures de la couleur, les traits cireux, brutaux et sans compromis. Une grosse fatigue, un mauvais goût dans la bouche, le corps est sans doute amoindri mais la peinture reste bien vivante, question de survie ».

– Didier Genty

EXPOSITIONS

2017
Comme Un, exposition, Aera (publication d’un livre), Paris, France.
Artcité, exposition collective Aulnay-sous-Bois, France.
Artalents, exposition collective, Guyancourt, France.
Art’fice, exposition collective, Montgeron, France.
4 éléments, exposition collective, Sèvres Espace Loisir, Sèvres, France.
2016
Salon Figuration Critique, Paris, France.
Minimenta, Paris, France.
Corps & Graphie, exposition collective.
Prix de la revue Artension, Sèvres Espace Loisir, Sèvres, France.
2015
À corps perdus la femme à Barbe, Galerie Point Rouge Paris, France.
2011
Ile été tant, exposition collective, Carte blanche à Françoise Monnin, Galerie Samantha Sellem, Paris, France.
2010
Carmen épouvantée, Viry-Châtillon, France.
2009
Le modèle, Biennale d’Issy-les-Moulineaux, France.
2008
Exposition collective, galerie Nikki Maquard, Paris, France.
Images numériques « DUO », avec Sophie Sainrapt, Galerie Anne Lettrée, Paris, France.
2007
COPART, Exposition personnelle Barle-Duc, France.
2006
Hymanu scorp, Espace Atelier, Paris, France.
2003
Biennale d’Issy-les-Moulineaux, Issay-les-Moulineaux, France.
Exposition, espace Icare, Issy-lesMoulineaux, France.
2000
Exposition, espace Esselières, Villejuif, France.

PIERRE DELAVIE

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

Sans Titre, medium photographique et peinture acrylique sur toile, 114x162cm, 2017 ©PierreDelavie

PIERRE DELAVIE

On les appelle « les mensonges urbains », les œuvres de Pierre Delavie interrogent la réalité et remettent en question notre perception visuelle. Ramollir un immeuble haussmannien avenue George V à Paris, rendre au château de Versailles l’alignement strict de son architecture, détourner la canebière à l’occasion de Marseille, Capitale Européenne de la Culture, reste sa manière de transformer le réel pour mieux le révéler tout en s’imprégnant de l’histoire du lieu choisi.

Le 11 janvier 2017, il installe sans autorisation un Radeau de Lampeduse naufragé dans la Seine. La toile monumentale déroulée pour plusieurs heures face à l’Hôtel de ville, entendait réagir contre le traitement infligé aux réfugiés et soutenir le Bureau d’Aide et d’Accueil aux Migrants (BAAM) qui adressait ses vœux à nos gouvernants.

Lien naturel avec ce qui se joue dans la galerie Loo&Lou dont il dit : « j’y ai trouvé un nouvel élan de l’outdoor vers l’indoor en correspondance avec ma recherche autour de l’art contextuel. Je m’essaie à une tentative englobante, holistique. Le déplacement de la Nuit debout et du mouvement contre la loi travail s’inscrit dans la réalité parisienne. Celle qui vibre autour de la Place de la République depuis 1789 sans qu’on la voie, et celle que l’on a vue ».

Et si les traces ont disparu, elles réapparaîtront en coups de pinceaux aptes à figer définitivement le film incessant du quotidien. Ce dont seule la peinture est capable, mais peut-on piéger l’incertitude ?

FRANÇOIS BORIE

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

François Borie

François Borie est un artiste français peintre et dessinateur.
Né en 1964 à Paris d’un père écrivain et professeur universitaire et d’une mère pied-noir de Tunisie, il a grandi en France après un court séjour aux États-Unis. Dès son plus jeune âge, il baigne dans un univers multiculturel qui le pousse à développer une certaine curiosité et envie d’explorer. Il acquiert une connaissance de la peinture moderne et de ses divers mouvements. Très vite à l’âge de 12 ans, il dessine et se trouve influencé par de grands noms comme Klee et Victor Brauner. Ces dernières années, François Borie a orienté son travail vers une exploration plus graphique et des dessins en mode automatique aux inspirations surréalistes.

François Borie dessine, toujours, les formes répétitives de ses personnages qui se lient, s’emboitent à l’envie. Ce sont les mêmes personnages et pourtant toujours différents. On perçoit dans son univers ce désir obstiné de créer les variations d’un même thème. Un sentiment renforcé par la multiplicité de ses figures et de ses oeuvres. L’artiste crée une proximité entre le spectateur et ce ballet d’ombres en mouvement. Entre opacité et légèreté, dureté et apesanteur, le regard est engagé dans un jeu de mise en tension complexe dans lequel le vide et le plein semblent cohabiter dans le cadre même de l’oeuvre et de l’espace d’exposition.

CAMILLE GRANDVAL

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

CAMILLE GRANDVAL

La galerie Loo&Lou présente une sélection de pièces et de dessins inédits de Camille Grandval.
Plasticienne autodidacte, l’artiste est d’une nature curieuse, une touche-à-tout qui multiplie les expériences professionnelles et artistiques.
Des micro-trottoirs réalisés dans les années 90 pour Radio Nova – qu’elle nomme « sa période impressionniste » – à Narcisse, une installation vidéo présentée à l’église Notre-Dame du Travail pour Nuit Blanche, elle se lance à corps perdu dans chaque aventure, toujours avide d’apprendre et de découvrir de nouvelles techniques.
Camille a beaucoup voyagé et navigué. Pendant longtemps, l’eau a été son thème de prédilection, les vagues, multitudes de lignes qui ondulent et déferlent, le sujet principal de ses dessins.
Fervente admiratrice de Gertrud Goldschmidt dit Gego, Camille partage avec cette artiste vénézuélienne l’obsession des lignes, qu’elles soient tracées sur le papier, matérialisées par des fils ou imaginaires.
Avec elles, Camille file la métaphore de sa propre entropie autour d’une réflexion sur la distorsion, et s’invente un nouveau rapport au temps, à l’espace et à la matière.

OLGA ITYGUILOVA

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

« PENA », tirage numérique, 2015

OLGA ITYGUILOVA

La galerie Loo&Lou présenta pour la première fois en 2016 le travail de la photographe russe Olga Ityguilova, née en Sibérie et basée à Paris depuis une vingtaine d’années.
L’exposition proposa une sélection de quinze photographies issues du premier volet de la série « Hidden world » consacrée à l’eau. Ces images collectées au cours de voyages ou de promenades représentent des paysages transfigurés qui laissent entrevoir un monde surnaturel.

Ityguilova est une artiste russe qui a grandi en Sibérie à proximité du Lac Baïkal, le berceau du shamanisme, entourée d’une nature sauvage hébergeant un monde caché. « Je viens d’un pays où le monde parallèle des esprits est très connu » dit-elle, « On vit avec eux – ils font parti de notre vie quotidienne! »

Durant son enfance, Ityguilova explora la nature dans tous ses aspects, en particulier pendant l’été quand elle vola par dessus la toundra et la taïga en hélicoptère avec ses parents. À l’âge de 12 ans, elle commença à prendre des photos en noir et blanc (les photos en couleurs étaient trop coûteuses pendant l’époque soviétique). Grâce à son professeur, elle a appris à développer sa propre vision.

À l’âge de 22 ans, Olga arrive à Paris et travaille dans le monde de la mode. En parallèle elle continue, au travers de ses voyages, à photographier des instants de vie avec cette approche onirique.
Son travail actuel met en lumière la connexion existante entre le monde matériel et spirituel.
Ce phénomène de réunification nous ramène à un sentiment de profonde connexion avec le monde du vivant. 

MATTHIAS CONTZEN

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

©Matthias Contzen

Matthias Contzen

Matthias Contzen naît en 1964 à Aschaffenbourg, en Allemagne. Il aborde la sculpture au début des années 1980 à l’Académie Européenne des Beaux-Arts de Trier, puis rejoint l’École de sculpture de Munich qu’il quitte diplômé en 1991. En 1995, il obtient un diplôme en design à l’Arts and Crafts Guild de l’École des Beaux Arts de Sarrebruck et remporte le 3ème prix du concours international de design Cultures et Matières. Il poursuit à Mayen, près de Coblence, où il complète sa formation avec un master en sculpture.

D’abord musicien, il joue dans différents groupes et multiplie les voyages en Europe et en Afrique. Progressivement, la sculpture prend le pas sur la musique qui conservera une place très importante dans l’œuvre du plasticien.

Depuis 1998, Matthias Contzen vit au Portugal, près de Lisbonne. Mais les voyages et les rencontres humaines et artistiques restent pour lui essentiels. Ces quinze dernières années, il a participé à une dizaine de symposiums internationaux dédiés à la sculpture, au Portugal, en Espagne, en Allemagne, au Canada, en Inde et aux Emirats Arabes Unis. Il a été récompensé en 2002 par le plus prestigieux prix de sculpture portugais, le City Desk, et nominé, en 2003, à la Biennale internationale de sculpture de Toyamura, au Japon. En 2009, il y a cofondé la Sculpture Factory à Pero Pinhero, au Nord de Lisbonne, lieu d’échanges ouvert au public, où il travaille actuellement avec dix artistes.

Sa rencontre avec Philippine Leroy-Beaulieu apporte un éclairage singulier sur son œuvre. De leur désir de partager l’expérience de « son créateur », naît la première installation visuelle et sonore de Matthias Contzen, Planet, qu’ils conçoivent ensemble autour d’une planète du sculpteur lors de Nuit Blanche 2014. Lui succède l’installation For You, témoignage de leur cheminement commun dans une réflexion sur la nature de la réalité, et de leur profonde entente. Deux réalisations importantes dans le parcours de l’artiste, dans lesquelles la mise en scène imaginée par Philippine Leroy-Beaulieu ouvre à une plus grande compréhension de la création de Matthias Contzen comme elle parvient à amplifier l’expérience éminemment sensorielle qu’elle propose.

Les œuvres publiques de Matthias Contzen sont largement installées au Portugal, notamment à Cascais, Cantanhede, Viseu, Mafra et Madère. On les rencontre aussi en Allemagne, à Mayen, en Espagne, à La Coruña, au Canada, à Toronto, et aux Emirats Arabes Unis, à Dubaï, dans les jardins de la Burj Khalifa. Ses sculptures ont rejoint les collections de l’Uttarayan Art Foundation, à Baroda, en Inde, de l’Echo Research Institute, à Toronto, d’Emaar, à Dubaï, et de nombreuses collections particulières en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil.

KAYIP

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

KAYIP

Kayip est né et vit à Séoul. Après des études d’urbanisme, il se tourne vers la musique. Compositeur et producteur indépendant, il prend vite conscience des limites qu’impose l’industrie commerciale au processus de création et décide d’étudier la musique classique contemporaine en Angleterre. De 2003 à 2007, il se forme au Birmingham Conservatoire puis au Royal College of Music et se distingue avec deux albums, « Kayip », en 2005, puis « Slow Moves », en 2007. Les composantes qui font la singularité de son univers électro expérimental sont là : ses rythmes hypnotiques et mélodies introspectives explorent les labyrinthes de la semi-conscience à travers de vastes paysages.

La reconnaissance du musicien est rapide. En 2007, le prix de l’Université de musique d’Aberdeen lui vaut de créer pour l’orchestre symphonique irlandais une pièce diffusée par la BBC. De retour à Séoul, il multiplie les collaborations. En 2009, à l’occasion du 40e anniversaire de la mission Apollo 11, il est choisi par Brian Eno pour concevoir un nouvel arrangement en live de son album Apollo (1983), au Musée des Sciences de Londres : le talent de Kayip est largement salué et le concert retenu comme la meilleure performance du Festival de Brighton 2010. Le jeune compositeur est aujourd’hui l’une des figures les plus en vue de la scène électro coréenne.

Depuis 2012, Kayip interroge les liens entre son et image à travers l’installation. Il a ainsi présenté plusieurs réalisations à Séoul, notamment à l’occasion d’expositions collectives au Kumbo Museum, à l’Ansan Danwon Art Museum, à la Culture Station Seoul 284, et dans le cadre du Royal Court Festival au Palais de Changgyeonggung.

WooJun Lee trouve son nom d’artiste dans la presse turque lors du séisme d’Izmit en 1999 : sous le titre Kayip, qui signifie « perdu », un article relate l’odyssée d’un père à la recherche de sa fille.

AHN SUN MI

Écrit par matthewhong le . Publié dans artistes.

© Tanc, Ahn Sun Mi, Multifaceted, May, 14th  – June, 14th 2015, Catherine Ahnell Gallery, New York

Ahn Sun Mi

A l’âge de 21 ans Ahn Sun Mi quitte son pays natal et l’enseignement de la photographie qu’elle y suivait (à l’Université Kyung Sung), pour venir étudier à l’École des Beaux-Arts de Paris. D’un pays à l’autre, la photographie l’a accompagnée et est devenue un moyen d’intégration, gravitant entre deux cultures et deux fuseaux horaires. La jeune artiste se tient face à son appareil photo. L’autoportrait associé au collage digital, fait appel à une coexistence poétique et à la créativité infinie.